23/04/2017

Brexit or not Brexit ?

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Le Docteur en Psychologie Marie Juanchich se trouve au cœur de la problématique après un parcours exceptionnel qui l’a menée dans la « Perfide Albion ».

Née en 1983 à la maternité de Céret, elle a effectué sa scolarité à l’école de Reynés où elle était une très bonne élève, puis au Collège et au Lycée de Céret. Elle entre ensuite au Lycée Arago à Perpignan où elle passe un BAC Littéraire avec Spécialité Mathématiques avant d’entrer au Mirail, Faculté de Toulouse, pour préparer un Master Recherche de Psychologie et termine Major de sa promotion. En 2010, grâce à une bourse d’état elle devient Docteur en Psychologie avec les félicitations du jury.

Avec son chien Tao et son Ford Transit elle traverse la Manche, un peu inquiète pour les contrôles à la frontière mais c’est sans encombre qu’elle rejoint l’Université de Kingston où elle restera cinq ans.

La petite Marie à l’abondante chevelure frisée et au regard pétillant a bien grandi… Maître de Conférence, enseignante et chercheur, elle travaille actuellement à l’Université d’Essex, en tant que psychologue spécialisée en psychologie cognitive et sociale.

Directeur de recherche associé, ses études portent sur deux thèmes : comment encourager chez les gens les comportements d’aide et décourager les comportements de discrimination et comment améliorer la communication des risques dans le domaine médical, les prévisions météorologiques ou le changement climatique. Elle participe à des congrès aux quatre coins du monde pour parler de ces thèmes de recherches.

Marie a récemment présenté ses travaux sur la Communication des risques à la Convention Internationale de Psychologie à Vienne.  Ils font l’objet de publications dans des revues scientifiques comme « Nature ». 

 Après son mariage à Fleurac en Dordogne avec Miroslav, un slovaque spécialisé lui aussi en psychologie, Marie a donc  bâti son existence et fondé une famille en Angleterre. Elle est maman d’une petite Anna de quatre ans, passionnée des animaux exotiques du zoo de Colchester. Chaque année les vacances les ramènent en France où ils retrouvent avec plaisir le village de Reynés et les grands-parents qui à leur tour traversent régulièrement la Manche, fiers de la réussite de leur fille.

Brexit or not brexit ?

Devant l’inquiétude générée par la situation incertaine, Marie  a déposé une demande pour obtenir le droit de résidence permanente en Angleterre, en vue de posséder un passeport en bonne et due forme. Comme elle l’affirme sans hésitation : «  Je reste néanmoins européenne, française et catalane dans mon cœur. Ma fille s’appelle d’ailleurs Anna, Elsa et Alba, pour lui rappeler ses racines catalanes. »

19/04/2017

Le Comité de Jumelage en Emporda

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C’est une joyeuse équipe que le Comité de Jumelage Reynés-Maçanet de Cabrenys a mené dans la plaine du Baix Emporda.

Direction La Bisbal et son Musée de la poterie et de céramiques industrielles Terracota sis dans une ancienne fabrique fondée en 1928 et destiné à devenir un nouveau centre culturel dans la région.

Cette usine constitue toute une référence de l’histoire de cette industrie, avec des bassins de filtrage, des cheminées, des fours… et sa visite est un voyage dans le temps, aux origines de l’industrialisation de la céramique, une plongée dans un univers de pratiques anciennes grâce à la collection de 11 000 pièces, objets, instruments et outils de fabrication conservés, aux vidéos retraçant l’histoire de cette manufacture de grande tradition.

Ce bâtiment d’archéologie industrielle sert également de cadre à des expositions ponctuelles, comme actuellement « Rogenca, argila i foc », de l’artiste Antònia Roig.

Après une promenade dans le petit village médiéval de Monells aux rues pavées et fleuries bordées d’arcades, le groupe s’est retrouvé autour de l’excellente table du mas Pastor.

La journée s’est achevée à Pubol, dans l’intimité du Château de Gala, espace que Dali a dédié à sa Muse, matérialisant pour elle une débordante activité créatrice.

De la Salle des écus au plafond décoré à la Chambre rouge où elle recevait ses invités, de la Salle de bains avec cheminée à la penderie conservant ses robes Haute Couture, du jardin gardé par des éléphants squelettiques à la piscine dont les sculptures sont un hommage à Wagner, la visite révèle tous les secrets de ce refuge inviolable où Gala recevait sur invitation, même son célèbre époux, et qui devint sa dernière demeure.

La Cadillac qui transporta son corps de Port Lligat à Pubol est toujours dans le garage et dans la Salle de la Dîme, le mausolée de Gala, austère, est veillé par deux chevaux, une girafe et un lapin.

Le retour dans le car de l’entreprise Tenas a permis d’admirer la superbe vue sur  les montagnes enneigées de notre Roussillon.

Prochaines manifestations du Comité de Jumelage : La soirée de la Saint-Jean vendredi 23 juin et cette année deux expositions de peinture (ou autres supports artistiques), la première à Maçanet de Cabrenys, du vendredi 30 juin au samedi 15 juillet, avec le vernissage vendredi 30 juin à 18 H, et la deuxième à la chapelle Saint-Paul à Reynés, du vendredi 25 août au samedi 9 septembre avec le vernissage vendredi 25 août à 18 H.

Renseignements au 04 68 87 30 14

Le « Souvenir Français » à l’école

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Dans le cadre de l’enseignement de l’histoire, les élèves du CM de l’école du Pont de Reynés ont été sensibilisés par Antoine Guerrero, Délégué Général Honoraire du Souvenir Français et Président du Centre Départemental de Mémoire des Pyrénées Orientales, unique en France, aux évènements majeurs ayant eu pour cadre notre terre de Catalogne.

Depuis nos ancêtres les …Ibères, la situation de notre territoire a évolué, du passé espagnol à l’intégration à la France en 1659, puis la création du département des Pyrénées Orientales le 3 mars 1790. La population traumatisée éprouvait bien des difficultés à s’adapter à ces changements, et son histoire catalane restait bien vivante dans les mémoires.

Antoine Guerrero a dévoilé les décades, les mois, floréal, vendémiaire…, les jours, primidi, duodi…, nouvelles appellations du calendrier révolutionnaire bannissant toute référence à l’ancien système et supprimé en 1806 par Napoléon. Il a parlé de Fabre d’Eglantine, de Danton, de la guillotine, de la  Révolution et de la République…

Il a évoqué enfin la campagne des Pyrénées, dernier conflit où les combats se sont déroulés sur notre sol. Il a décrit cette guerre de contact où les soldats vêtus de couleurs vives s’affrontent à l’épée face à face.

L’exécution du roi Louis XVI le 21 janvier 1793 sonnera le signal de l’invasion espagnole et tous les villages du Roussillon seront impliqués dans cette guerre.

Le 1° mai 1793 le commandant de l’armée espagnole, le Général Antonio Ricardos Carillo, engage la grande bataille du Boulou, soldée par la victoire française grâce au Général Dugommier et inscrite sur un pilier de l’Arc de Triomphe à Paris.

Le fait d’armes tragique qui impressionne les élèves, c’est l’histoire du petit tambour Pierre Bayle, dix ans, enfant de troupe mort à Biure d’Emporda d’un éclat d’obus le 1° novembre 1794 après avoir joué du tambour toute la nuit pour masquer le bruit de la préparation militaire de l’artillerie française.

Ce petit garçon de leur âge, ils le retrouveront bientôt en se rendant près de sa statue érigée sur la place Rose du Boulou où ils visiteront le musée de l’Histoire. Ils marcheront également sur les pas des soldats jusqu’au Pla del Rey dont les panneaux explicatifs illustrent les étapes de cette terrible bataille.

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