07/05/2018

NETTOYAGE DU TECH PAR LES PECHEURS

pêche.jpg

Samedi matin 28 avril le Président, les membres de l'AAPPMA (Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique) de  Céret et ses environs, aidés par des amis pêcheurs, ont procédé au nettoyage des berges du Tech sur le parcours loisirs de Reynés en prévision du concours féminin qui se tiendra le dimanche 10 juin 2018. Ils ont fait de même à la plage des aviateurs  à Céret pour le concours réservé aux enfants de moins de treize ans du samedi 9 juin.

02/05/2018

Georges Puig nous a quittés

 

En ce samedi d’avril, les cloches du Vilar ont tristement sonné le glas pour Georges Puig, reynésien d’adoption de longue date.

Né le 19 novembre 1927 Place de la Liberté à Céret au foyer de Joséphine et Paul Puig,

il a fréquenté l’école primaire avec son frère Henri  jusqu’au « Cours Supérieur », en très bon élève, avant d’abandonner les études pour se mettre au travail.

Comme beaucoup de jeunes en ce temps-là, dès l’âge de treize ans il a été mis à contribution pour donner un coup de main à la fabrique de bouchons de la Maison Pairot située Place du Castell. C’est là qu’il a appris le métier de bouchonnier qu’il exercera durant quarante sept ans, montant en grade jusqu’à prendre la tête de l’entreprise lorsque le patron s’absentait pour se rendre dans sa fabrique en Espagne.

Marié en 1951 avec Thérèse Soulé, native du mas de l’Abella, ils ont vécu durant trente ans au Vilar, où est née leur fille Eliane.

D’un naturel discret, Georges était un travailleur volontaire et courageux, s’occupant de son jardin, pratiquant la chasse, la pêche, le ramassage des champignons, participant à la cueillette des fruits, aidant les uns et les autres. Il ne prenait jamais de congés, sans cesse sollicité par l’entreprise. Un voyage au Portugal pour visiter l’usine de Robert Pairot a été un des rares dérivatifs dans une vie de labeur.

Il se rendait au travail en mobylette et ramenait à la maison des sacs de liège à traiter, destiné à des bouchons de champagne haut de gamme.

Il enlevait la croûte de l’écorce, sciait des bandes, puis coupait des morceaux qu’il comptait, aidé par sa fille.

 Georges a pris la retraite à l’âge de soixante ans, après avoir reçu en 1982 la Médaille d’Honneur du Travail décernée par la Maison Pairot. D’un naturel généreux, avec son épouse il a recueilli tout naturellement à leur domicile la maman de Thérèse puis sa propre maman. Une vie simple, exemplaire, faite de joies et de peines, toujours fidèle aux valeurs humaines essentielles transmises à ses deux petits-fils et son arrière petit-fils, et que la maladie a interrompue après de longues années de souffrance.

18/04/2018

Le stage de vannerie prend de l’ampleur

stage bonbonne 7 avril 2018 (11).JPG

Cette fois-ci les stagiaires voyaient grand ! Sous la houlette (d’osier) d’Aleix Grifoll Bravo vannier de Riudellots de la Creu, province de Girona, ils ont entrepris la confection de l’habillage d’une bonbonne (garrafa) en verre. Si certains ont choisi un modèle de dimension moyenne, d’autres n’ont pas hésité à adopter la grande taille. Le départ est toujours un peu laborieux, le placement de la base étant délicat et capricieux avant que l’ensemble se solidarise et offre plus de stabilité.

Et dessus-dessous, de brin d’osier en brin d’osier, la paroi monte, monte…

« Placez la bonbonne pour ajuster le tressage ! » conseille Aleix « mig catala mig frances » (moitié catalan moitié français). Heureusement, Jacques le traducteur veille au brin…au grain !

Parmi les stagiaires, certains sont des habitués. Mireille, de Caixas, vient pour la sixième fois. Elle s’applaudit, le guide lui a dit : « C’est parfait ! » Danièle, d’Arles sur Tech, fait preuve d’une grande habitude, même si « la technique est toujours différente. » Hélène de Saleilles et Séverine de l’Aude travaillent pieds nus. « On est plus ancré dans le sol. »  Jalna et sa sœur Cyrille sont allées cueillir l’osier sur les berges du Tech. Stéphane de Saint-Jean, un débutant, commet une erreur de stratégie, vite corrigée par Aleix. Alexandre a bien avancé, aidé par Maya, onze ans, de Serralongue, qui « adore tresser » et participe à des ateliers de travaux manuels.

Jacques utilise un drôle d’outil, creusé en canal pour faciliter le passage des brins.

Aleix, après avoir épluché des roseaux, « canyes » de Canadeils, entame une variation d’un beau vert pistache pour agrémenter la vannerie, avec une dextérité confondante. Le changement de couleur est du plus bel effet. Adopté ! « Il faut tester la bonbonne, la « canya » a tendance à resserrer le tressage ».

A la fin de la première journée, dans la salle multiculturelle imprégnée du parfum des matériaux naturels, les bonbonnes sont déjà bien habillées. Il ne reste bientôt plus que la réalisation des anses et du « chapeau » en spart pour finaliser l’ouvrage, à la grande satisfaction des stagiaires.

Christine de l’association Cistells i Banastes informe que la veille de la Fête de la Vannerie du dimanche 3 juin, un stage proposera trois ateliers: une corbeille spiralée, des miniatures catalanes en rotin et un panier ajouré (pour tresseurs confirmés), animés par Laurent, Pepi de Barcelone et Didier des Pyrénées Atlantiques.

Il reste encore quelques places disponibles. Pour s’inscrire, téléphoner au 04 68 87 16 15 ou consulter le site : cistellsibanastes.weebly.com