23/02/2016

Flore et végétation du Canigó

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C’est par de splendides panoramas du Canigó, montagne sacrée des catalans, qu’Anne-Marie Cauwet, Professeur honoraire de Biologie Végétale à l’Université de Perpignan, ouvre sa conférence, à l’initiative de l’association Reynés Patrimoine Culturel.

Depuis la première excursion botanique  organisée le 14 juillet 1891 par Charles Flahault qui a « osé emmener 25 personnes aux neiges éternelles » en passant par le « Catalogue raisonné de la flore des Pyrénées Orientales » de Gauthier en 1898 et la « Carte de la végétation des PO » par Henri Gaussen en 1950, 3 300 espèces ont été répertoriées sur 2 785,66 m de hauteur et 32 600 hectares du massif du Canigó, comme le botrychium simplex découvert en 2010 dans la réserve de Mantet.

Les diapos défilent, dévoilant des plantes aux noms étranges, la ramonda myconi ou « oreille d’ours », le drosera carnivore, le nerprun alaterne, le solidago verge d’or, d’autres plus familières, l’immortelle, le lys martagon, le coscoll que chacun connaît pour l’avoir cherché sur les versants abrupts et avoir dégusté ses tiges bouclées, le rhododendron…

Ces fleurs aux couleurs magnifiques résistent parfois à des températures extrêmes, telle la potentilla nivalis. Des arbres aux variétés différentes, chênes, pins, bouleaux, hêtres, sapins… abritent à chaque étage de la végétation une flore spécifique qui leur est associée.

Cette forêt se transforme, comme le note Marcel Juanchich dans son étude de 1987, avec certaines espèces en recrudescence tandis que d’autres voient leur population diminuer. Evolution incessante liée à la déprise agricole, au climat changeant et à l’exploitation de la forêt, qui transforment les paysages, sans altérer la majesté et le mystère de notre cher Canigó.

Cette nouvelle conférence a obtenu un grand succès en ouverture de la saison 2016 des activités organisées par l’association.

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