19/05/2016

L’homme qui fait parler les pierres

 

ClauDSCF0674.JPGde Parayre est un magicien.

« Ni historien, ni archéologue, ni professeur », simplement un passionné de vieilles pierres et de châteaux en ruines qu’il réveille de leur long sommeil.

De son ancien métier en bureau d’études dans le Génie Civil, il transporte avec lui ses compétences et son matériel pour découvrir les secrets des murailles démolies, des donjons écroulés ou des citernes comblées par les ans.

Il prend des mesures, étudie l’histoire du site et dessine les plans des fortifications.

Il en a répertorié quarante quatre dont certaines sont regroupées en fascicule avec plans, photos annotées et historique.

A la suite d’une rencontre fortuite avec Bernard de l’association Reynés Patrimoine Culturel, il s’est proposé pour étudier le Castell de Reynés.

Après quelques visites du site, étude du cadastre, de documents d’archives, rencontre avec René Borrat, le propriétaire du château, et avec les archéologues Ingrid et Etienne, il s’est mis au travail et a réalisé le plan au un centième du château et de la chapelle pré romane dédiée à Saint-Vincent située quelques mètres plus bas.

Les documents concernant cet édifice sont rares, les premières mentions de Reiners datent de 988 et en 1027 Guillem, Comte de Besalù et son épouse Adélaïde font donation à Saint-Genis de Besalù de l’église Saint-Vincent de Reiners (Marca Hispanica).

Les seigneurs de Reiners dépendaient alors de la Seigneurie de Serrallonga, barons de Cabrenç, les ancêtres de « Beatriu de Serrallonga, Vicomtesse de Rocaberti et Dona de Cabrenç », comme elle se faisait appeler.

 Descendue de son nid d’aigle, elle résida un temps au Castell de Reiners avant de s’installer à Maçanet de Cabrenys où elle fut enterrée en 1344.

Claude Parayre reste prudent sur l’interprétation des vestiges existants car l’investigation sur le site n’est pas facile, végétation abondante et dénivelés importants rendent le travail délicat.

Le résultat est malgré tout impressionnant et le livret qu’il a présenté à René Borrat, à Montserrat Escudero la représentante de la mairie et aux membres de l’association est digne d’intérêt, une pierre de plus pour le projet de réhabilitation  du Castell.

Il a d’ores et déjà pris rendez-vous avec Marcel Juanchich pour se rendre prochainement sur le site du château d’Arles sur Tech.

21:42 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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