25/07/2016

Carnet de deuil

 

Paul Mestres est né le 26 septembre 1930 à Reynés. Paulin, ainsi que tout le monde l’appelait, était très attaché à ses racines, à sa terre et à son village dans lequel il a fini ses jours.

A l’âge de neuf ans, il perd son père et c’est Rosette, âgée de treize ans seulement, qui prend en charge toute la famille, Pierrot, Paulin et leur maman.

En 1959 il épouse Marie-Thérèse Pratx, de Caramany et ils vivront à Amélie les Bains où naîtront trois enfants, Jean-Paul, Daniel et Christine.      

Après le décès de son épouse et un court séjour à la Résidence Gorgeon d’Amélie, il revient dans la maison paternelle où il vivra cinq ans avec sa sœur Rosette, devenue veuve elle aussi.

Le père de Paulin était un musicien qui jouait dans la cobla Corti Mattes Il donne le goût de la musique à ses enfants qui suivront ses traces. Paulin jouait de la clarinette et faisait partie de la fanfare de l’armée à Marseille. Les élèves de l’école de Reynés se souviennent avoir souvent entendu pendant les récréations l’entraînement du trio constitué de Paulin, Roger Bachès et Paul Dabouzy.

Avec son frère Pierrot, il sonnait les cloches de l’église Saint-Vincent à Reynés et s’amusait alors à interpréter l’Ave Maria. Leurs instruments ont été légués au musée “Music” de Céret.

Son amour de la terre, transmis par la famille, s’exprimait à travers son métier de bûcheron. Il travaillait à la propriété, dans les bois de châtaigniers où il œuvrait parfois jour et nuit, infatigable.

Lors d’une permission, arrivé trop tard pour le dernier transport à la gare de Perpignan, il revint à pied jusqu’à Reynés et s’en fut aussitôt à la propriété assurer le travail qui ne pouvait attendre. Manœuvre à l’entreprise Jorda, puis employé municipal à la mairie d’Amélie, ses services étaient fort appréciés.

Il était également passionné de cueillette de champignons qu’il transportait avec sa camionnette.

Après une vie professionnelle bien remplie, il prend sa retraite et sera heureux de partir de bon matin, le chapelet à la main, pour de longues marches dans ce beau pays qu’il aimait tant.

De l’avis de tous, c’était un “brave garçon”, pétri de gentillesse et de sincérité, qui aimait raconter anecdotes et traditions, incapable du moindre ragot.

C’est une figure de Reynés qui s’en va, mais sa mémoire demeurera dans l’esprit et le cœur de tous ceux qui

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