11/10/2016

L’histoire de la photographie

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Marc Gourmelon, diplômé de l’ENSP (École Nationale Supérieure de la Photographie), est un passionné. Armé de son outil de travail, un appareil photo, il arpente son territoire pour saisir des instants magiques qu’il immortalise pour la postérité, marchant ainsi sur les traces d’illustres découvreurs.

Dans le cadre de Reynés Patrimoine Culturel, il a présenté l’histoire de la photographie.

Son exposé rendait compte de l’évolution de la technique mais aussi des implications philosophiques, de l’impact mental de ce mode de pensée par la médiation de l’image, d’une conception nouvelle de l’espace et du temps, d’une perception suspicieuse envers des pratiques attribuées à des démiurges, concurrents de Dieu.

Des tensions naissent entre les tenants de l’art et les partisans de la photo. Baudelaire était un adversaire farouche de la photographie : « La photo doit être la servante de l’art. »

C’est à Nicéphore Niépce que l’on doit l’invention de l’héliographie en 1826. Sa première image est conservée à l’Université d’Austin au Texas. Il meurt en 1833 et Louis Daguerre invente alors un procédé qui porte son nom, le daguerréotype.

De la camera obscura à l’image inversée connue depuis l’Antiquité au calotype en passant par la machine à dessiner, d’éminents chercheurs ont jalonné l’aventure, Niépce, Daguerre, Talbot, Bayard, Herschel, Blanquart-Ewrard.

Henry Fox Talbot se révèle le véritable inventeur de la photographie au sens moderne du terme par la capacité du calotype de se reproduire grâce au tirage d’un négatif.

François Arago, scientifique et homme politique, annonce officiellement la découverte de la photographie à l’Académie des Sciences le 9 janvier 1839.

La photo documentaire par sa capacité de vérité, fait l’état des lieux de la France : La Mission Héliographique en 1851 amène à une prise de conscience d’un patrimoine en danger. Les voyages permettent l’apparition du photoreportage et la constitution d’albums prisés par les bourgeois qui font entrer « le monde dans leur salon »

Dès les débuts, le portrait se développe, avec des dispositifs étranges pour empêcher les gens de bouger.

Les procédés de reproduction se perfectionnent sans cesse et évoluent au cours des ans, magnifiant bientôt la photographie dont certaines sont considérées actuellement comme de véritables œuvres d’art.

Ernest Lacan, premier rédacteur en chef de la revue « Lumière » consacrée à la photographie affirme qu’ « elle s’est montrée nécessaire partout et a tenu plus qu’elle n’avait promis. »

Bel hommage à une pratique devenue essentielle quasiment deux cents ans après les balbutiements de ses débuts.

15:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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