30/11/2016

Mauricette et le car de ramassage

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« Elle est où Mauricette ? »

« Pourquoi elle n’est pas là ? Elle est malade ? »

« Mauricette ne vous conduira plus, elle est en retraite. »

« Ah bon, elle n’est pas vieille ! »

« Comment on fera pour revenir de la vigne ? »

« Et bien il faudra partir plus tôt et marcher plus longtemps… »

« C’est pas juste ! »

Mauricette et son car, c’était une institution.

L’entreprise de transports scolaires Arnaudiès-Dunyach fonctionnait depuis 1992 lorsque Jean Arnaudiès, ayant succédé à Mr Coste dès la rentrée 1989-90, s’était associé à Mauricette Dunyach.

Gérées tout d’abord par l’UDSIST (Union Départementale du Syndicat Intercommunal Scolaire et Transports), les lignes scolaires ont été reprises par le Conseil Général.

Jeannot, ancien conseiller municipal, avait souhaité que tous les enfants de Reynés, où qu’ils habitent, soient pris en charge par un autocar pour se rendre en classe et il avait donc mis en place le ramassage scolaire.

Le nombre d’enfants augmentant, la flotte de véhicules a évolué, passant d’un minibus de dix sept places et une voiture de sept à deux bus de vingt deux places, en 1996, différenciés par un liseré bleu ou vert,  pour arriver à deux autobus de grande capacité.

Au départ de Jeannot, en 2011, Mauricette a poursuivi son travail, sillonnant avec Claude les nombreux hameaux éparpillés pour transporter à bon port les élèves de l’école du Pont-de-Reynés, du collège et du lycée.

Les horaires d’ouverture de l’école primaire sont d’ailleurs adaptés à ce système de fonctionnement particulier.

A la rentrée 2016, le couperet tombe.

 Lors du renouvellement des appels d’offre, la société de transport Asperi a repris les marchés des sous-traitants et les lignes de l’entreprise Arnaudiès-Dunyach changent de main.

Mauricette se retrouve donc brutalement en préretraite.

Dire que cette nouvelle l’a surprise est loin du compte. La conduite du bus scolaire était pour elle un mode de vie qui lui convenait très bien.

Elle connaissait tous les enfants, était aux petits soins pour eux, toujours souriante, même lorsqu’elle exigeait un comportement exemplaire, sécurité oblige, toujours prête à rendre service, à attendre parfois quelques minutes un retardataire occasionnel, qu’elle sermonnait gentiment, la ponctualité étant indispensable sur les trajets longs et tortueux de la commune de Reynés.

Très coquette, les enfants étaient sensibles aux accessoires souvent originaux de sa tenue vestimentaire : « C’est joli ce que tu portes. »

Un détail qui vaut son pesant de douceur : la veille de Noël les voyait arriver, Jeannot et elle,  dans chaque classe, porteurs d’une immense boîte de chocolats dont le couvercle était tellement beau que la maîtresse hésitait à l’ouvrir, cédant bien vite cependant à la gourmandise des enfants.

C’était une autre époque… celle des services rendus spontanément par ces chauffeurs qui n’hésitaient pas à faciliter un déplacement de proximité, à participer à une fête nécessitant un transport sur de courtes distances, à venir quelquefois après leur tournée récupérer une classe en randonnée à la montagne. Ils faisaient partie de la grande famille de l’école du Pont-de-Reynés.

Une page se tourne… Merci Mauricette, nous te souhaitons un agréable tournant de vie et des jours heureux sur les collines du Col de Baucells.        

Dans la chaleur du four solaire

Le groupe devant les 260 miroirs du four..jpg

Nouvelle sortie exceptionnelle organisée par Reynés-Patrimoine Culturel qui a mené un groupe important et passionné sur un site extraordinaire : le Four Solaire de Sorède.

La journée a commencé sous la conduite de Christian Sola qui à partir de la carte géologique des Pyrénées Orientales de Salvayre a déterminé les caractères du secteur sorédien du massif des Albères formé de gneiss, de filons de quartz et de micaschistes. Marcel Juanchich a pris le relais pour une découverte de la flore aux alentours du mas del Ca : l’alzina (chêne vert) très répandue sur le piémont des Albères, l’orme, malade depuis que des caisses de munitions débarquées en 1940-45 ont propagé un champignon nommé graphiose, l’euphorbe « lleteresa » d’où suinte un suc laiteux toxique, la chicorée viminea, comestible en salade, la salsepareille accrocheuse, le nombril de Vénus et son pouvoir de soigner les plaies par contact, l’alaterne et son liseré doré, la cantharide qui produit une poussière aphrodisiaque dont l’abus a été funeste au roi Louis XV…

Mais le but principal de la sortie était la visite du Four Solaire du Padre Himalaya, savant portugais précurseur des énergies renouvelables.

Le soleil perçant les nuages a permis de réaliser des expériences surprenantes, une baguette de bois brûlée par le rayonnement à travers le verre d’un ballon plein d’eau, une autre grâce à une parabole aux miroirs multiples, une lampe et un ventilateur alimentés par un panneau de cellules photovoltaïques… Et bien sûr, le « clou du spectacle », la fusion de métaux dans le creuset du grand four capable d’atteindre 1500°, réalisé par « Les Amis du Padre Himalaya » à l’identique de celui construit en 1900 au coll del Buc, près du château d’Ultrera : une canette en alu liquéfiée en quelques secondes, du plomb fondu puis coulé dans des moules à lingots. Seul le minerai de fer de Batère n’a pu être fondu, un voile de nuages se glissant malencontreusement devant le soleil. Mais ce n’est que partie remise… Cette prodigieuse réalisation, fruit d’une véritable aventure, outre son indéniable intérêt patrimonial, a vocation touristique mais aussi pédagogique, scientifique et industrielle, en collaboration avec le CNRS et l’école d’ingénieurs SUPENR et à travers des projets concrets de partenariat avec des entreprises locales.

24/11/2016

Nouvelle association à Reynés : « Eclats de Danse 66»

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 « Baissez les épaules ! Redressez le dos »… « Inspirez, soufflez ! » Anaïs Borralho montre l’exercice avant de se déplacer dans la salle pour corriger une posture ou donner un conseil.

Quelques soupirs, sourires et échanges de sensations entre élèves ponctuent chaque fin de série. Les mouvements paraissent simples mais sont parfois ardus à réaliser correctement, l’amplitude et la souplesse n’étant pas toujours évidentes.

Mais les adeptes de la méthode de renforcement musculaire, inventée par Joseph Pilates pour développer le corps en harmonie, sont conscientes du bienfait de ce travail en profondeur pour raffermir muscles et articulations.

Aujourd’hui elles utilisent le « magic circle », un anneau destiné à être pressé entre mains, bras ou jambes, renforçant ainsi l’impact de l’effort.

La musique lancinante de « Classic Hang Yoga » distille une atmosphère propice à la concentration.

Pour s’inscrire au cours du mercredi  de 19H à 20H, téléphoner au 07 77 75 73 71 ou envoyer un mail à « anais.dansepilates@hotmail.com ».

18:50 Publié dans Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0)