14/12/2016

Carnet de deuil

 

Une nouvelle page se tourne dans le grand livre de la vie de Reynés.

Jacques Marill, ancien ferronnier du village, nous a quittés à l’âge de quatre vingt onze ans.

Né le 24 janvier 1925 à Saint-Mandé, il connut avec ses frères Georges (qui fut directeur de l’école du Pont-de-Reynés) et André une enfance douloureuse frappée par la disparition prématurée de leur mère. Ils ont été alors séparés, Jacques et Georges élevés à Céret chez les grands-parents tandis que le petit André était placé en famille d’accueil.

La perte des grands-parents puis de leur père seront des épreuves qui laisseront des traces et leur donneront une grande volonté de réussir leur vie.

Jacques fait l’apprentissage du métier de serrurier auprès des Compagnons du Tour de France avant d’être incorporé dans l’armée de l’air à la base aérienne d’Orange-Caritat comme mécanicien navigant. Il terminera sa carrière en 1961 avec le grade d’Adjudant Chef, après avoir servi et combattu au Maroc, en Algérie et en Indochine dans le groupe de chasse Normandie Niemen, comptabilisant officiellement 2 704 heures et 25 minutes de vols.

Il épousa  en 1952 Régine Sola de Reynés et ils eurent deux fils, Jean et Philippe.

A sa libération, de retour au Vilar, Jacques reprend son premier métier et monte un atelier de ferronnerie à la Cabanasse puis au Pont de Reynés, qui fonctionnera durant une vingtaine d’années.

Le bâtiment fut démoli en 2004 pour permettre la construction du nouveau pont du Vilar.

Jacques restera toujours actif dans sa maison, au jardin et avec ses petits-enfants Laurence, Olivier et Simon à qui il a transmis la fibre du travail du fer et qui possède à Arles-sur-Tech un atelier de ferronnerie d’art.

Les années passant, Régine et Jacques ont rejoint la maison de retraite d’Arles.

De l’avis de tous, Jacques a gardé jusqu’au bout son tempérament jovial, sa bonne humeur et son humour décapant qui resteront dans les mémoires, aussi durables que les ouvrages qu’il forgeait.  

Les commentaires sont fermés.