22/12/2016

Filtres plantés à Reynés

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Une technique révolutionnaire est en passe de reléguer les anciens égouts aux oubliettes. Adoptée par de nombreuses communes, la station d’épuration des eaux usées à lits plantés de roseaux gagne du terrain, tant les avantages sont évidents. Celle de la mairie de Reynés est à l’étude pour une réalisation au village.

Cette technique est parfaitement exploitable également pour les particuliers et les maisons individuelles. A Taillet, pratiquement toutes les fermes et maisons isolées en sont pourvues.  A Reynés, c’est le cas au mas du Bac, où la famille Lang vient de finaliser l’installation, constituée d’un bac dégraisseur, de deux étages de filtres et d’un drain.

Dans le premier filtre à écoulement vertical, les effluents s’enfoncent avant de rejoindre le second filtre où l’eau circule horizontalement et s’évacue dans le drain.

Les « bassins » filtreurs sont constitués de cailloux, graviers et pouzzolane sur un fond en géotextile. Ils sont plantés de roseaux et de divers végétaux aquatiques, plancton, sauge, menthe, massette…

Le principe utilise la faculté des micro-organismes, ces bactéries proliférant en milieu humide, à se nourrir des matières dont sont chargées les eaux usées et à les transformer en molécules inoffensives.

Pourquoi les roseaux ? Ces plantes disposent d’un système racinaire très dense dans lequel croissent de grandes populations de bactéries consommatrices de matières rejetées par l’eau. Eté comme hiver les rhizomes poussent et assurent le fonctionnement permanent de la station d’épuration.

Les avantages de ce procédé sont multiples. L’impact visuel végétal, agréable, s’intègre parfaitement au paysage. L’emprise au sol ne requiert que 1,50m2 à 2m2 par équivalent habitant. Sans nuisance sonore ou olfactive, sans problème de stockage et de traitement des boues, les performances épuratoires dépassent celles des stations d’épuration classiques avec un niveau supérieur à 90%.

L’entretien réduit de l’installation consistant à faucher régulièrement la parcelle et à s’assurer que les lits filtrants ne sont pas colmatés et la quantité énergétique minimale utilisée en font un procédé économique, écologique et performant.

Atout non négligeable : l’eau n’étant jamais en surface, le milieu n’est donc pas favorable à la prolifération des moustiques. 

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