16/01/2017

Hiroko et la Terrasse au Soleil

Iroko Kageyama est une architecte d’intérieur japonaise, porteuse du projet Terra Citta qui verra le jour au Sola d’en Companyo sur la colline Soutine où se trouve actuellement la Terrasse au Soleil.

C’est un ensemble impressionnant qui a été pensé et mis en forme par la société avec des bâtiments, des infrastructures et des parcelles cultivées, le tout fonctionnant autant que possible en autonomie d’énergie.

Avec des partenaires américains, japonais… ce sera un lieu d’échanges culturels et de rencontres avec le monde entier.

La partie bâtie comprendra un hôtel cinq étoiles, des appartements à louer, des résidences grand luxe, un restaurant gastronomique avec laboratoire, un café « books and pub » ouvert vingt quatre heures sur vingt quatre, un auditorium de deux cent trente six places avec salle de répétition, un spa japonais, un espace plein d’air d’échanges d’activités, une piscine…

Les bâtiments seront autonomes en énergie avec panneaux photovoltaïques couplés aux matériaux traditionnels.

La structure fonctionnera avec l’UPVD (Université Perpignanaise Via Domitia) pour l’organisation de stages avec des professionnels de l’agriculture, la médecine, la musique, la restauration…

Les terrains contigus seront aménagés en terrains de permaculture, privilégiant les espèces végétales locales et surtout l’autonomie d’énergie pour l’entretien ainsi que la qualité des produits du terroir qui seront transformés ou vendus sur place, permettant ainsi l’intégration à la population.

 

Fujiyama ou Canigou ?

Hiroko Kageyama aura tout le temps de comparer, du « Pla d’en Panne » où se trouve la Terrasse au Soleil, la vue sur la montagne sacrée des catalans est superbe…

Pour mener à bien son projet, elle a souhaité s’entourer de compétences locales.

C’est ainsi qu’elle a pris contact avec quelques reynésiens.

Dans un premier temps, Jean-Jacques Serra, ingénieur en énergie solaire, ancien directeur du four solaire d’Odeillo, accompagné de René Le Gall, ingénieur lui aussi dans la même branche, a rencontré Iroko qui souhaitait s’informer sur les cuiseurs solaires dont Jean-Jacques est un spécialiste puisqu’il a participé en janvier 2016 au congrès « Consold Food »  à l’Institut Supérieur d’Ingénierie de Faro au Portugal sur le traitement solaire de la nourriture et la cuisine solaire.

Christian Sola, hydrogéologue a, quant à lui, étudié le sol de la colline pour en déterminer l’hydrogéologie avant d’entreprendre les divers aménagements, constructions et plantations.

Marcel Juanchich, botaniste, est intervenu depuis novembre pour répertorier les plantes locales à conserver sur le terrain pour leurs vertus aromatiques, médicinales ou culinaires.

Enfin, la Jardinerie du Tech de Reynés a été pressentie pour le défrichage du terrain, Lionel Arnaudiès étant accompagné de son associé chef de projet paysager, Rudi Dabouzi.

Ces intervenants, et d’autres, de nationalités différentes, ont escaladé la colline jusqu’au château d’eau, devenu un point de rencontre international, le magnifique panorama étant salué en français, catalan, espagnol, anglais, russe et japonais. 

Alors, Hiroko, Fujiyama ou Canigou ?DSC07852.JPGRéunion de travail au Musée de Céret. Hiroko, à sa droite Daniel Llaurensy coordination relations, Rudy, Lionel, J-Louis Lenoble, Xavier Py univ de Perpignan, Olivier Cadilhac ingénieur de sol, Raymond Baqué, - Copie.JPGHiroko Kageyama.JPG

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