16/01/2017

Vœux des reynésiens pour leur village.

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L’offrande des vœux du nouvel an est une tradition séculaire. Dans l’empire romain, le jour de l’an, dédié au dieu Janus, était l’occasion de s’offrir du miel, des figues, des pièces de monnaie et de se souhaiter bonheur et prospérité pour les reste de l’année. Tous les pays n’ayant pas le même calendrier, ni les mêmes modes de calcul, le nouvel an se fête dans le monde entier mais à des dates différentes.

En France, basé sur les travaux agricoles, il fut célébré le 1° mars puis le 1° septembre avant que Charles IX, en 1564, fixe la date officielle pour que « l’année commence dorénavant et soit comptée du premier jour de ce moys de janvier ».

Chaque peuple, chaque religion célèbre à sa manière cette fête tant attendue, avec ses codes et ses rites immuables de « passage » pour éloigner le mauvais sort et attirer la chance, pour enterrer la vieille année et fêter la naissance de la nouvelle.

Les vœux de santé et de prospérité foisonnent, offerts de bon cœur à la famille, aux amis, à la planète…

A Reynés, en 1999,  les élèves de l’école écrivaient :

« Le village du bonheur.

Il était une fois un petit village entouré de verdure blotti au pied des montagnes.

La nature était belle avec ses fleurs et ses arbres fruitiers… La vie était douce comme un clair de lune au printemps. Les habitants étaient heureux et ils s’y plaisaient beaucoup.

Les enfants de ce village étaient si gentils que tout le monde les aimait…

 Ce village de rêve, vous pensez peut-être qu’il n’existe pas ?

Mais bien sûr il existe ! Ne l’avez-vous pas reconnu ?

Ce village s’appelle Reynés en Vallespir. »

Depuis, les enfants ont grandi, certains sont partis. Et le village continue de vivre, de se développer, de vieillir aussi. Les reynésiens se l’approprient, souhaitant le meilleur pour leur cadre de vie.

Interrogés, ils font preuve d’enthousiasme et de réalisme.

A côté de quelques désirs ambitieux, comme la maison de retraite évoquée par Francine, une piscine d’eau chaude couverte, le rêve de Marie, ou la restauration du château, selon Marcel, leurs souhaits sont plutôt raisonnables et constructifs.

Denise a peur de se « faire renverser en allant au pain. Il faudrait des ralentisseurs devant la pharmacie et la boulangerie.» Françoise aimerait « pouvoir se poser dans un endroit tranquille au Pont de Reynés, pour boire un café et discuter. »

Nicole et Jean déplorent l’absence de bancs le long de la voie verte. « On n’a aucun endroit pour se reposer, même pas un talus. On doit calculer pour faire demi-tour à temps. »

Plusieurs personnes demandent « un distributeur de billets pour éviter de courir à Céret. »

Marie et Doussia souhaitent « des WC publics accessibles. »

Mélissa voudrait « des trucs pour les jeunes ».

Elisabeth souhaite « l’épanouissement de l’école car elle est le cœur du village ».

Marie-Thérèse désire « plus d’entraide, et des enfants solides et en bonne santé », comme Michèle qui aspire à « plus de fraternité, de solidarité », et imagine « une campagne où règnerait la nature sauvage avec des animaux en liberté. »

Christian pense « qu’il faudrait développer le tourisme vert ».

Nombreux sont ceux qui espèrent une prise de conscience pour « maintenir la propreté des bords de route et éviter l’abandon de déchets de toutes sortes ».

Chantal souhaite « nouer des relations et retrouver une cohésion sociale qui fait défaut. » De même Jean-Pierre pour qui « la communication » est le maître mot d’une société villageoise.

Marcel demande « du travail pour tout le monde ».

Francis veut lui  aussi que « le village se développe, avec la création d’emplois ».

« L’amélioration de l’habitat » est également une préoccupation récurrente, des constructions nouvelles sur des terrains en friches permettant la progression de la population et le renouveau du lien social. Tandis que d’autres refusent le bâti pour garder l’intégrité de l’environnement.

Le dernier mot revient à Jade, huit ans, qui souhaite « la paix dans le monde, et donc à Reynès,  et que la nature soit préservée. »

Vaste programme, mais que chacun peut s’approprier en prenant en main le destin de Reynès qui pourrait ainsi devenir vraiment  « le village du bonheur ».

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