10/02/2017

La mort d’un géant

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Il était un palmier majestueux gardant la volée de marches menant à la chapelle Saint-Paul.

Depuis vingt cinq ans environ, il étalait sa ramure près des oliviers pluri centenaires, légèrement en retrait, comme pour leur laisser la suprématie liée à l’ancienneté et à la proximité de l’édifice religieux.

Venu avec de nombreux autres spécimens d’une pépinière de la côte, offerts à la municipalité sous le mandat de Roger Villalongue, alors maire de Reynés, il fut planté là, sentinelle indéfectible admiré par les promeneurs, témoin silencieux de la vie à Saint-Paul.

Disséminés sur tout le territoire, certains sont encore bien vivants et en bonne santé.

Pour lui, le dimanche 29 janvier 2017 fut sa dernière fête.

Insidieusement, le Paysandisia Archon, Papillon du Palmier eut raison de lui.

De grosses larves, chenilles blanchâtres grasses de huit à dix centimètres de long, écloses des œufs pondus dans le bourgeon terminal, se sont nourries des tiges et du tronc de l’arbre, perforant les palmes, creusant trous et galeries et provoquant le dessèchement inéluctable conduisant à sa perte.

 Le diagnostic posé, l’issue était fatale : il fallait l’abattre.

Cette tâche ingrate fut confiée à Michel et Frédéric agents municipaux préposés aux espaces verts : élaguer  les palmes et scier le tronc écailleux laminé par les parasites.

La place est vide, le géant n’est plus.

La petite chapelle continuera de vivre, lieu magique chargé d’histoire et de vibrations.

Des oliviers meubleront bientôt l’espace dénudé, qui deviendront eux aussi centenaires comme leurs congénères et feront l’admiration des générations à venir.  

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