27/06/2017

Régine Marill a rejoint son époux Jacques

qui l’avait quittée en décembre dernier pour son dernier voyage. Née au Pont de Reynés le 20 juillet 1931 d’un père agriculteur et d’une mère au foyer, Régine Sola fréquenta l’école qui se tenait à ce moment-là dans la maison Julia et poursuivit ses études jusqu’au Bac au Lycée de Céret.

Elle épousa en 1952 Jacques Marill, ancien ferronnier Compagnon du Tour de France, qui fit carrière dans l’Armée de l’Air comme mécanicien navigant et elle le suivit dans quelques affectations en France, principalement à Pau, avant de revenir au Pont de Reynés durant la guerre d’Algérie. Plus tard ils s’installèrent au Vilar avec leurs deux fils Philippe et Jean et Jacques ouvrit alors un atelier de ferronnerie au Pont. Régine, très habile de ses mains, excellait dans le bricolage, le tricot, le crochet. D’un naturel artiste, elle dessinait entre autres des grilles qui servaient de modèles pour son mari.

Grâce à sa culture générale étendue, elle aidait ses enfants et les petits voisins à faire leurs devoirs.

Son père apprivoisait des faucons dans sa jeunesse  et lui avait transmis l’amour des animaux sauvages. Sa maison était une vraie ménagerie et elle avait domestiqué  un lapin, un écureuil, un merle et des pies dont une voleuse qui chapardait des objets chez la voisine Josette Mas, retrouvés dans son nid.

Grâce à son professeur d’espagnol, elle avait un penchant pour l’Espagne, qu’elle avait entrevue lors de la Retirada où le sort des réfugiés l’avait interpelée. Elle était attirée en particulier par les musiciens espagnols et la ville de Grenade et son rêve se réalisa bien plus tard lors d’un « voyage de noces » tardif.

Comme de nombreuses femmes de la campagne, elle aimait partir à la recherche des champignons, participait aux vendanges, à la cueillette des cerises, veillait sur la basse-cour, tout en cultivant les rapports de bon voisinage dans l’entraide et la générosité.

D’un naturel discret, elle mena sa vie simplement, dans l’amour des siens, et finit ses jours à la maison de retraite d’Arles sur Tech où elle résida ces dernières années avec son époux.

C’est avec Régine une nouvelle page du grand livre de Reynés qui se tourne définitivement… 

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