03/07/2017

Mimi Brouzy a tiré sa révérence,

 

discrètement, dans un soupir, à mi-chemin de ses cent cinq ans qu’elle aurait fêtés le 22 novembre dans la maison d’Isabelle Hoareau à la Forge, structure d’accueil pour personnes âgées, où elle résidait depuis un an.

Une vie dans un siècle en pleine mutation, aux progrès révolutionnaires dans le quotidien d’une femme de la campagne pour qui le travail était un art de vivre.

Née en 1912 à Céret d’un père granger et d’une mère aux mille métiers, Marie Baills quitte l’école dès l’âge de quatorze ans pour travailler à la fabrique de chaussettes Coste. Elle connut l’esprit de complicité et l’entraide  d’une famille élargie où chacun apportait sa contribution à la bonne marche de la maisonnée.

En 1935 elle épousa le maçon cérétan Ferdinand Brouzy qui bâtit leur maison au Vilar. C’est là que grandit leur fils Raymond et que se retrouvaient avec bonheur les descendants jusqu’à la cinquième génération, dont les petits derniers, Luna deux ans et Rafaël, quatre ans.

Céline et Mélanie, Jessica et Jérémy évoquent des souvenirs de cette époque bénie où leur « mémé » les emmenait voir les poules et les lapins, recueillir les œufs dans le nid, leur offrait des galettes pour le goûter, leur expliquait la vie « d’avant » et leur parlait de sa jeunesse. Tous les cousins, conscients d’avoir vécu le privilège insigne de profiter de leur « ancêtre » n’oublieront pas leur chère Mimi qui leur a insufflé les valeurs sûres pour avancer avec confiance, force et sagesse, sur le chemin de la destinée.

Les commentaires sont fermés.