25/07/2017

Carnet de deuil: Martin Pujol

 

Martin Pujol est né le 9 juin 1931 au mas Trilles à Reynés au foyer de Marguerite Baills et de Michel Pujol, natif de Vic en Catalogne Sud, maréchal ferrant à la mine de talc.

Martin était le second d’une fratrie de cinq enfants. D’une histoire familiale mouvementée, entre France et Espagne, ponctuée d’allers-retours entre Vic et Reynés, marquée par le drame de l’exode durant lequel son père fut enfermé au camp d’Argelès, Martin restera à jamais convaincu que la famille est la raison d’être de toute vie.

Après trois ans d’école au Pont de Reynés, il retourne en Espagne où il fait son apprentissage de maçon et participe très jeune aux moissons en Cerdagne en compagnie des hommes de son village qui le surnommaient « el Nin ».

Il ne revient en France que pour effectuer le service militaire et nanti de la double nationalité, travaille pour plusieurs entreprises de maçonnerie.

Il épouse en 1961 Catherine Rodriguez, veuve Magne, dont il prend en charge les enfants. De leur union naîtront Michel, Marguerite, Catherine et Martine. Ils vécurent à la maisonnette du Vilar, Catherine étant la garde-barrière de la ligne de chemin de fer.

En 1969 la famille s’installe à Céret et le cercle s’agrandit de treize petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants qui l’adoraient et avec qui il avait une relation privilégiée de confiance et de grande affection.

A la retraite, toujours actif, il se révélait artiste en décorant de céramiques et brisures de carrelages pots de fleurs, murettes, bancs de pierre…

D’une grande discrétion, toujours de bon conseil, il prenait en charge les affaires familiales et son regard bienveillant rayonnait au sein de la famille qui était sa grande richesse, sa maison toujours ouverte aux parents et aux amis qui appréciaient sa simplicité, sa tolérance et sa générosité.

Le décès de son épouse en 1987 l’affecta énormément et l’attitude de son chien Naty lui permit en grande partie de surmonter l’épreuve. La maladie ayant eu raison de lui, il s’éteignit tranquillement après avoir attendu tous ses petits-enfants  pour leur dire « au revoir »,  laissant une grande famille endeuillée. 

Les commentaires sont fermés.