25/07/2017

Apprentis baladins à Reynés

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Sous la houlette dynamique de Chloé Terreaux, directrice artistique de la Compagnie Biloba, accompagnée de Philippe, Alexandre, Sylvie et Céline, une vingtaine de jeunes stagiaires s’activent dans la salle multiculturelle de Reynés Village.

Les assiettes chinoises dansent au bout de leur tige, les bâtons du diable tourbillonnent avant de retomber sur leurs supports (Bravo Noha !), les échassiers essaient de garder l’équilibre (« Il faut toujours bouger ! » dit Elia la reynésienne.), les diabolos fusent vers le plafond, les massues virevoltent, les pieds s’emmêlent sur les gogo-cycles à une, deux ou quatre roues…

Chacun tente de réussir le numéro choisi. Les apprentis sont tous très motivés. Certains n’en sont pas à leur coup d’essai et mesurent les progrès accomplis, telle Agathe, d’Elne. Comme Clarisse, de Camélas, Gabriel le corse et sa cousine Lili-Marie, Mathieu de Montpellier, sa sœur Léa et son cousin Liam, beaucoup sont en vacances chez leurs grands-parents.

Romain, vingt ans, quitte les études pour se diriger vers une carrière d’initiateur aux arts du cirque et présentateur de spectacles. Lucas de Céret ne lâche plus ses échasses, même pour descendre dans le pré à la pause du goûter.

Acrobatie, équilibre, adresse, autant de compétences que la Compagnie permet d’acquérir avec le support d’un matériel varié, ludique et progressif.

Installée depuis neuf ans à Céret, la Compagnie Biloba créée des spectacles de qualité, échasses, pyrotechnie, fête des fleurs, des fées, des fraises, cirque, manège (le Tournicotons de la fête des cistells)… dans le département mais aussi la Côte d’Azur, le Grand Sud et jusqu’à Turin en Italie.

Leurs interventions dans les écoles, fêtes privées ou festivités comme la féria de Céret sont toujours un ravissement pour petits et grands.

Un nouveau stage sera proposé à Reynés les 7, 8 et 9 août prochains. Pour plus de renseignements et pour s’inscrire : 06 26 58 18 57 ou compagniebiloba@gmail.com

Carnet de deuil: Martin Pujol

 

Martin Pujol est né le 9 juin 1931 au mas Trilles à Reynés au foyer de Marguerite Baills et de Michel Pujol, natif de Vic en Catalogne Sud, maréchal ferrant à la mine de talc.

Martin était le second d’une fratrie de cinq enfants. D’une histoire familiale mouvementée, entre France et Espagne, ponctuée d’allers-retours entre Vic et Reynés, marquée par le drame de l’exode durant lequel son père fut enfermé au camp d’Argelès, Martin restera à jamais convaincu que la famille est la raison d’être de toute vie.

Après trois ans d’école au Pont de Reynés, il retourne en Espagne où il fait son apprentissage de maçon et participe très jeune aux moissons en Cerdagne en compagnie des hommes de son village qui le surnommaient « el Nin ».

Il ne revient en France que pour effectuer le service militaire et nanti de la double nationalité, travaille pour plusieurs entreprises de maçonnerie.

Il épouse en 1961 Catherine Rodriguez, veuve Magne, dont il prend en charge les enfants. De leur union naîtront Michel, Marguerite, Catherine et Martine. Ils vécurent à la maisonnette du Vilar, Catherine étant la garde-barrière de la ligne de chemin de fer.

En 1969 la famille s’installe à Céret et le cercle s’agrandit de treize petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants qui l’adoraient et avec qui il avait une relation privilégiée de confiance et de grande affection.

A la retraite, toujours actif, il se révélait artiste en décorant de céramiques et brisures de carrelages pots de fleurs, murettes, bancs de pierre…

D’une grande discrétion, toujours de bon conseil, il prenait en charge les affaires familiales et son regard bienveillant rayonnait au sein de la famille qui était sa grande richesse, sa maison toujours ouverte aux parents et aux amis qui appréciaient sa simplicité, sa tolérance et sa générosité.

Le décès de son épouse en 1987 l’affecta énormément et l’attitude de son chien Naty lui permit en grande partie de surmonter l’épreuve. La maladie ayant eu raison de lui, il s’éteignit tranquillement après avoir attendu tous ses petits-enfants  pour leur dire « au revoir »,  laissant une grande famille endeuillée. 

11/07/2017

Jeu du Pont de fer

 

Le Pays d’Art et d’Histoire Transfrontalier « Les Vallées Catalanes du Tech et du Ter » renouvelle cet été pour la deuxième fois le « Jeu du Pont en Fer » imaginé par Emma. Sur le tracé de la Voie Verte, nombreux sont les curieux qui s’arrêtent et se penchent sur les affichettes fixées aux poutrelles. Il s’agit de questionnaires en français et en catalan permettant de découvrir le patrimoine local et l’histoire de notre territoire, faisant appel à la réflexion, la logique, l’observation, la déduction, les connaissances mais également l’imagination avec dessin ou récit.

Le jeu, destiné aux enfants et aux familles, est une « mission » virtuelle consistant à « transporter des marchandises », en surmontant les difficultés rencontrées, sur la ligne ferroviaire de 34 km qui a fonctionné jusqu’en 1972 entre Elne et Arles sur Tech.

Pour inscrire les réponses, un petit livret-jeu est disponible dans les commerces du village.

« Arrivé à destination », le titre de « Mécanicien du Midi » est octroyé au candidat sous forme d’un diplôme de la « Compagnie du Midi ».

Une photo prise devant le pont et envoyée à contact@valleescatalanes.org avec son adresse permettra de recevoir un livret-jeu « Les Petits Détectives » pour élargir le terrain d’exploration.

Les Vallées Catalanes du Tech et du Ter sont le premier  Pays d’Art et d’Histoire Transfrontalier du réseau national. Il est formé de trente et une communes catalanes du nord et du sud. Vous pouvez consulter ses diverses activités sur le site internet www.valleescatalanes.org.  

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