17/11/2017

A l’ombre du cognassier de Chine

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Le village de Reynés recèle plus d’une surprise… Après le Parasol chinois ou l’Osmonde Royale, c’est une autre curiosité venue d’Asie que l’on rencontre rive gauche du Tech dans le quartier de Saint-Paul. Un arbre de dix mètres de haut, chargé de gros fruits oblongs jaune foncé très aromatiques. C’est le cognassier de Chine ou « chaenomeles sinensis » à la belle écorce brun foncé et aux feuilles simples, alternes, brillantes, qui se renouvellent totalement sous la poussée des nouveaux bourgeons et prennent de belles couleurs rouge orangé à l’automne. Les petites fleurs roses apparaissent au printemps et leur nectar est très apprécié des abeilles. Ses fruits comestibles demandent à être cuits avant d’être consommés en confiture car ils sont ligneux et astringents. Ses aromes le rendent propre à la confection de pots-pourris et il a en outre des propriétés médicinales puisqu’au Japon il entre dans la composition de sirops contre les maux de gorge tandis qu’en Corée il sert à traiter l’asthme et la tuberculose. L’espèce est quelquefois utilisée en bonsaï afin d'en faire une œuvre d’art esthétique ressemblant à l'arbre dans la nature. De la même famille que le buisson ardent aux « pommes » dont même les chevaux ne veulent pas, ce cognassier de Chine n’est pas très courant mais il en existe plusieurs exemplaires à Reynés et ses environs. Il suffit parfois d’ouvrir l’œil…