20/06/2018

Un air d’Andalousie à Reynés avec Bailando

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Sur un rythme de castagnettes et de claquements de talons évoquant les battements du cœur, l’association Bailando a offert lors de ses « Portes Ouvertes »  une prestation de toute beauté. Spectacle haut en couleurs  dans le bruissement des robes virevoltantes et l’ondoiement des éventails, avec des notes fortes ou douloureuses tout comme sont les saisons de la vie. Les jeux de mains, la souplesse des doigts et des poignets, la tête haute et le menton volontaire, bras et jambes exprimant l’ardeur des sentiments, le corps à l’unisson raconte l’histoire toujours renouvelée de la rencontre, la passion, la dispute et la réconciliation.

Avec « Amores de niňos Sevillana », « Allegria El Trini », le « Fandango de Huelva »… les solos de la jeune Marie et de Sandrine, la professeure, les danses s’enchaînaient, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Choisie par Dickie la présidente, une Sevillana mâtinée de sardane, à l’origine floue, évoquait le rapprochement avec le patrimoine catalan.

Les danseuses invitaient ensuite les spectateurs à se joindre à elles pour une Sevillana festive, avant le tirage de la tombola et l’apéritif dînatoire.

Par quelques mots, Marie la trésorière manifestait son « plaisir de se retrouver dans la joie, de danser et de s’amuser en apportant avec elles un peu d’Andalousie. Bailando con todos, bailando sempre. (Danser ensemble, danser toujours) » .

« Une heure de Sevillanes équivalant à deux heures de gym, 300 m de nage libre ou une séance chez le psy, pour une petite cotisation à l’association, payez-vous « une santé d’enfer ».

Contacts : 06 34 68 93 88/ 06 71 37 87 52/ contactbailando@gmail.com  

08:51 Publié dans Culture, Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

19/06/2018

Les potelets d’ATTILA à la mairie de Reynés

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Sous ces vocables insolites se cache un système de sécurité installé sur le toit de bâtiments publics.

Le travail sur toiture n’est pas sans danger. Changer des tuiles cassées, vérifier les climatiseurs, nettoyer un conduit… nécessite une attention de tous les instants et une grande maîtrise de l’équilibre. Des normes actuelles de mise en sécurité du personnel communal ou des artisans lors de leur  intervention obligent les municipalités à installer un système d’ancrage de la corde qui retient les harnais.

Les opérateurs techniques enlèvent quelques tuiles et fixent le potelet grâce à deux platines prenant la poutre en étau. Ils replacent les tuiles en imperméabilisant l’ouvrage avec du mortier, une collerette en plomb et éventuellement une étanchéité complémentaire par de la résine liquide bicouche avec voile de renfort.

Des plaquettes d’ancrage mural fixées par un scellement chimique sont placées en relais.

ATTILA est une entreprise locale et depuis douze ans ses agences interviennent pour des travaux de réparation en hauteur et d’entretien des toits sur des bâtiments publics, administratifs mais aussi pour des particuliers.

Il est midi passé. Guillaume et Loïc redescendent à bord de la nacelle pour déjeuner à l’ombre des micocouliers en espérant que la pluie ne les oblige pas à ajourner leur travail.

Des potelets semblables seront installés sur les toits de l’église et de l’école.

C’est le Père Noël qui va être content… 

13/06/2018

Les « pescadores » (pêcheuses) sur les rives du Tech

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Un soleil timide qui prend de l’assurance au fil des heures avant de s’éteindre sous quelques gouttes de pluie et un Tech bouillonnant, ont accueilli la douzaine de participantes au deuxième concours de pêche organisé par l’AAPPMA (Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique) sur le parcours « Pêche et Loisirs » du Pont-de-Reynés. 

Madeleine de Céret, accompagnée de son mari veut « apprendre à pêcher ». Son amie Jeannette vient « pour se détendre ». Harmonie de Tordères « pêche depuis l’âge de cinq ans ». Elles se placent toutes trois dans le bassin calme près du confluent de la Ballera tandis que Maeva de Tautavel se perche sur la pile du pont, bravant la tumultueuse cascade. Pour sa première pêche, aidée par un ami, elle a connu bien des émotions, ligne cassée, truite enfuie au dernier moment, une autre venue en surface la narguer…Marie-Claude avec ses cuissardes entre dans l’eau. « Je suis venue en mémoire de mon père, récemment décédé, qui m’a appris à pêcher. Alors je continue.» Corinne et Montserrat ne pêchent que ce jour-là, entraînées par leurs amies. Valérie et sa fille Gwenaëlle ont plutôt l’habitude des carpes dans les étangs privés. Sandrine, garde-pêche à La Llagonne, prend des risques en dévalant le talus embroussaillé. Sa canne télescopique de six mètres lui permet d’envoyer la ligne loin dans le courant. Elle a relâché un poisson de petit gabarit  et a failli prendre des truites malines, « qui ont mangé plusieurs vers sans mordre à l’hameçon ».

Véronique est une pro. Au bout de cinq minutes un beau poisson frétille au bout de sa canne. Barbara, d’Arles, le pied dans une attelle, lance courageusement sa ligne, puis s’assied sur une chaise.

La présence d’un « pro » s’avère parfois nécessaire. Gégé aide Marie-Claude à démêler le fil enroulé autour du moulinet tout en lui expliquant quelques rudiments sur la tenue du matériel.

La montée des eaux de ces dernières semaines ont généré un courant très fort, préjudiciable à la capture. Les truites se cachent…

Pourtant toutes les concurrentes, à l’unanimité, ont apprécié ce coin magnifique : « C’est vraiment un régal de pêcher ici. »

Trois heures plus tard, la récolte est pesée pour le classement.  C’est Valérie qui remporte le concours avec une truite de neuf cent trente grammes et chaque pêcheuse repart avec un lot.

Après quelques mots de Michel Lopez, président de l’AAPPMA du Bas-Vallespir pour remercier les sponsors et les membres dévoués de son équipe, le maire Jean-François Dunyach se dit satisfait de voir les femmes à l’honneur pour cet unique concours féminin du département.  Les « pescadores » ont pu alors se remettre de leurs émotions autour d’une délicieuse paëlla.