18/08/2018

Ça bouge au Pont de Reynés

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Toscane, Quatre Saisons, Regina, Paysanne…, c’est une quinzaine de variétés de pizzas toutes plus appétissantes les unes que les autres qui sont proposées par Jennifer et Steeve dans leur camion aménagé.

D’origine camarguaise, les deux pizzaïolos tombés amoureux de la région se sont installés au Pont de Reynés et accueillent les clients tous les jours sauf le lundi, de 18 H à 22 H.

Confectionnée à la main et cuite au feu de bois, la pizza est à emporter ou à consommer avec une boisson fraîche sur les tables ombragées prévues à cet effet.

Fumet alléchant et tentateur, pizza « des abonnés » choisie par les visiteurs de la page Face Book,  carte de fidélité et bocal de bonbons offerts aux clients, les raisons sont multiples de faire une halte « Chez Steeve », comme Nina et Manon qui viennent régulièrement et dont la préférence va à la pizza au fromage de chèvre ou au saumon.

Pour tout renseignement ou commande : 06 73 45 79 76     

08:38 Publié dans Actualités | Lien permanent

15/08/2018

De Saint-Vincent à Sant-Vicenç avec le PAH

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Lucienne et Pierre de Reynés, Danièle de Saint-Paul et Françoise d’Epinay sur Seine, curiste à Amélie les Bains, ont suivi la visite de l’église Saint-Vincent et du Castell sur les pas de Nelly Villeneuve, guide au Pays d’Art et d’Histoire Transfrontalier des Vallées Catalanes du Tech et du Ter.

De nombreux vestiges attestent l’occupation ancestrale du village de Reynés, poteries, amphores, pièces de monnaie, moulins…. L’église Saint-Vincent actuelle succédant à la  chapelle castrale du même nom a été édifiée au XVIII° siècle, bâtiment simple avec une nef rectangulaire, une voûte en plein cintre et le magnifique retable baroque aux colonnes torsadées sculptées par Louis Belair. Parmi bien d’autres attraits, le bas-relief en bois du XVI° siècle, pièce exceptionnelle très rare, retrouvé en mauvais état derrière l’autel de la chapelle Saint-Paul, a été sommairement restauré et remis à l’église Saint-Vincent pour plus de sécurité.

Petites sandales aux pieds mais chapeau sur la tête, les visiteurs ont grimpé au sommet de la colline portant les vestiges du Castell du X° siècle, la curiosité et l’intérêt pour l’histoire des Seigneurs de Cabrenç ayant impulsé la motivation nécessaire malgré l’heure tardive.

Françoise, une habituée des chantiers de restauration dans la région parisienne (basilique Saint-Denis), faisait des suggestions pour une éventuelle poursuite de la réhabilitation du site.

La date du 18 novembre est à retenir. Ce jour-là seront présentés les résultats des fouilles et des travaux réalisés sur le site du château depuis janvier 2018 grâce au projet INTEREG-POCTEFA-PATRIMC@T financé par la FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) et porté par la mairie, journée festive avec la participation de Maçanet de Cabrenys, village jumelé avec Reynés.    

14/08/2018

Paulin est parti, can Borreil est en deuil

 

Peu de temps après son grand copain Pierrot, Paul Borreil est parti rejoindre son épouse Adrienne Borrat de Montferrer, décédée en septembre 2016. Il avait beaucoup de mal à surmonter cette épreuve, tant le couple était lié par une vie de labeur, d’estime mutuelle et de projets communs. Alain, son fils, Sébastien son petit-fils, Anaïs son arrière-petite-fille, ainsi que son frère Jacquot lui apportaient un soutien de tous les jours mais la tristesse et l’affaiblissement ont eu raison de sa résistance.

C’était pourtant un homme fort, Paulin, accoutumé aux travaux agricoles dans ses propriétés reynésiennes, vignes et vergers, ainsi que dans son jardin près de la route, où, casquette sur la tête et vêtu de sa « samarreta » blanche ou bleue, appuyé sur le manche d’un outil ou penché sur le sillon, il répondait au salut des passants qui  admiraient les beaux légumes dont il était si fier.

Né le 25 janvier 1927 au hameau de can Borreil qu’il n’a jamais quitté, il avait le bagout et l’assurance de ces gens de la terre qui connaissent la saveur et le prix de la vie simple et riche de la campagne.

Toujours de bon conseil, il aimait raconter le temps d’avant, la recherche des escargots à la lanterne avec Gégé, le marché d’Amélie où il se rendait avec sa maman Pauline pour vendre leur production, à vélo puis en Citroën Fourgonnette, les souvenirs des vendanges sur les pentes du Ventous avec son père Jacques ou des « botifarres » quand on tuait le cochon avec l’aide de tout le voisinage et de la famille au grand complet, la cueillette des coscolls ou champignons, car la nature n’avait pas de secrets pour lui.

Il aimait le rugby et la pétanque, participant avec Gusti et Manel aux concours en triplette de Prats-de-Mollo à Saint-André, appréciait également avec Adrienne les voyages organisés qui leur procurait l’évasion dans une vie laborieuse.

Le veïnat de can Borreil est en deuil, ses forces vives s’amenuisent, mais le souvenir des « anciens », Louisette, Adrienne, Paulin, demeure, ancré dans les racines de leur terroir.