05/01/2018

Du Laos à la France, l’histoire de Manisone

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Manisone Gourmelon a récemment obtenu sa naturalisation lors d’une cérémonie à la Sous Préfecture de Céret.

Aujourd’hui, au-delà de la fierté de ce parcours pour devenir française, elle ressent l’envie de partager son histoire et sa culture afin de faire découvrir un peu le Laos. Comme elle le précise fièrement : « Je ne suis pas chinoise, je suis laotienne ! »

Contexte géopolitique

« Le Laos, ce petit pays d’environ sept millions d’habitants, partage ses frontières avec le Vietnam, la Chine, la Birmanie, la Thaïlande et le Cambodge.

Autrefois appelé royaume du Lane Xang (royaume du million d’éléphants), le Laos est souvent oublié et la presse occidentale n’en parle que rarement. Devenu une république populaire depuis le 2 décembre 1975, il se relève lentement des différentes guerres coloniales et civiles et surtout de la guerre du Vietnam durant laquelle il fut le pays le plus bombardé au monde. »

Une vie difficile

Originaire de la région de Savannakhet, située à quatre cent soixante kilomètres au sud de Vientiane la capitale, c’est dans le petit village de Nonsithan que Manisone a grandi. Elle évoque les conditions de vie difficiles dans les villages, sans eau courante ni électricité, les deux heures de marche qu’elle doit effectuer pour rejoindre le collège, le travail dans les rizières pour aider ses parents, la vente des légumes au marché le week-end pour payer les fournitures scolaires.

Sa vie bascule au décès de sa maman  à l’âge de dix ans. Deux ans après elle quitte son village seule pour rejoindre la capitale et travailler. Elle trouve de l’embauche dans la restauration, le commerce ou chez des familles aisées, travaillant quinze heures par jour.

Le destin veillait  En 2003, elle rencontre Xavier, un photographe voyageur de Reynés travaillant à Ventiane, avec qui elle se marie. Le couple décide de rentrer en France en 2005.

Manisone, habituée aux travaux physiques et douée d’une belle énergie forgée de longue date, est embauchée dans un premier temps au mas Santol où elle cueille les fruits pour la famille Arnaudiés avant de faire des ménages à la Terrasse au Soleil, chez des particuliers, à la Coopérative de Céret, et enfin au Lycée de Céret en 2015.

Aujourd’hui sa naturalisation lui ouvre la possibilité d’une titularisation de son poste d’agent territorial, ce qui lui assurera à coup sûr un avenir plus radieux et une belle revanche sur la vie.

« Je suis très contente et fière d’être française. J’ai de la chance de vivre à Reynés dans un environnement privilégié où j’ai été très bien accueillie. J’ai eu également un grand soutien de la part des collègues et des responsables du Lycée. »

Manisone a toujours des contacts avec sa famille laotienne mais regrette que leur dispersion rende les rencontres difficiles.

Un conte de fées ? Non, juste une histoire de vie dans cette belle vallée d’Als Andreuics.

18/12/2017

Les Irrmann’s, artistes reynésiens, exposent

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L’atelier Can’Art de la rue Parayre actuellement en travaux expose les créations de Michou et Gaby Irrmann avec la participation de deux amies, Valérie Dupré la céramiste Raku et Cécile Bouthéon peintre aux techniques mixtes. Cette exposition se déroulera dans la salle Manolo, Boulevard Clémenceau du 15 au 24 décembre 2017.

Le vernissage aura lieu lundi 18 décembre à 18 H en présence des quatre artistes.

L’exposition sera ouverte de 10 H à 12 H 30 et de 14 H à 18 H.

06/12/2017

Habitat suspendu !

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L’homme n’a rien inventé … Voilà un bel exemple de construction originale au Pont de Reynés, rive gauche de la Ballera. Certains paient pour vivre dans des cabanes perchées qui ne sont sûrement pas aussi perfectionnées… « Dortoirs » réguliers, climatisation à tous les étages, résistance aux intempéries, traitement des déchets, isolation thermique… Ici, c’est une boule en forme d’œuf géant fixé sur l’arbre par une sorte de carton que les femelles fondatrices puis les ouvrières fabriquent en mâchonnant des particules de bois arrachées aux branches mortes enduites de salive et de sève collante. Cette pâte malléable est  consolidée avec une forte couche de résine et devient très dure. Une population de trois mille individus par « galette » (étage) occupe le nid qui peut peser jusqu’à quinze kilos.

Le frelon, arrivé en France en 2004, contribue au déclin des colonies d’abeilles. Face à ce fléau les apiculteurs sont démunis, n’ayant à leur disposition que des pièges artisanaux inefficaces ou des procédés chimiques dangereux et polluants. Des recherches ont permis de mettre au point un outil à perche télescopique permettant d’introduire une chaleur intense à l’intérieur du nid de frelons. Ces derniers succombent alors en quelques minutes à cette montée en température contrôlée électroniquement pour éviter tout risque d’incendie.

La chute des feuilles facilite la découverte des nids qu’il est bon de signaler afin d’agir le plus rapidement possible s’ils ne sont pas encore désertés. Car aux premiers gels les jeunes femelles fondatrices nouvelle génération quittent leur domaine et trouvent une cachette pour passer l’hiver avant de construire un nouveau nid au printemps suivant. Le reste de la colonie est abandonné et la structure se dégrade avec les intempéries, servant parfois de cachette aux oiseaux.

Pour signaler la présence d’un nid, joindre la mairie (04 68 87 18 55) qui fera le nécessaire.