20/11/2016

Transhumance à Reynés

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Les « Princes Noirs » ont fait escale à Reynés pour un pique-nique au bord du moulin de la Ballera.

Quel beau spectacle de voir piaffer ces bêtes magnifiques dans l’eau fraîche de la rivière avant le départ pour les dernières étapes de leur parcours 

12/11/2016

Les Mérens sont de retour !

 

Emile charge son mulet.jpgfête des mulets.JPGMarie-Jeanne se souvient.JPG

Ces chevaux de Cerdagne si caractéristiques redescendent dans la plaine après une saison passée en estive à se gorger d’herbe tendre et de bon air de la montagne.

Ils vont retrouver leurs pâturages de bord de mer, les bottes de foin et les granulés qui feront leur ordinaire durant ces mois d’hiver où ils seront à l’abri des rigueurs et où les poulains prendront des forces pour remonter au printemps prochain.

Durant les beaux jours, ils n’ont pas fait que se prélasser ! Bâtés par Nathalie, leur propriétaire, ils ont effectué divers travaux de débardage, tirant les billes de bois sur les pentes escarpées, ou de portage de matériel pour EDF, relayant ainsi le coûteux hélicoptère sur des terrains malaisés.

Ils ont également promené des touristes avec des balades attelées pour découvrir des paysages grandioses.

 

Des Mérens à Reynés.

Ces Mérens, robustes et endurants, étaient utilisés dans les campagnes au siècle dernier pour labourer les propriétés ou débarder le bois.

Ils étaient choisis également pour leur petite taille car ils devaient passer à l’aise sous les branches des cerisiers.

A Reynés chaque ferme possédait une ou plusieurs bêtes de trait ou de bât pour les travaux des champs, en général des « maxos », mulets, au pied sûr ou des mules plus obéissantes. Certains, moins fortunés, les louaient à la journée pour le labourage ou le transport de marchandises.

 Devic, Villaroge, Julia, Cal Oliu, Can Madern, Can Bacou et bien d’autres… utilisaient un animal qu’ils soignaient de leur mieux et auquel ils s’attachaient pour une quinzaine d’années environ, le travail harassant ne leur permettant pas une très longue vie.

 

Témoignages

Marie-Jeanne se souvient : « Mon grand-père Jean Danyach, ayant abandonné son métier de typographe pour devenir « traginer », muletier, possédait trois mulets. Deux pour l’attelage et le troisième en remplaçant. Il coupait le bois de chêne avec une scie circulaire et le vendait à Céret. Il le transportait avec la charrette jusqu’à la Crouette devant l’église où un camion prenait le relais. On avait aussi un âne du Poitou qui labourait le jardin et les champs. »

Durant la deuxième guerre mondiale, le cheval du mas Casals fut exempté de réquisition grâce à son mauvais caractère. Michel Planes en garde un souvenir ému: « Bijou était entier et plein de fougue, il s’est cabré devant officier qui voulait s’en emparer, ce qui lui valut d’être réformé pour conduite indocile ! »

Josette de Can Borreill raconte: « Au mas Villacèque, la fermière allait de bon matin vendre les produits du jardin au marché d’Amélie avec son âne attelé à la charrette. Au retour, vers quatorze heures, elle s’endormait tandis que l’animal continuait sa route, sachant qu’à l’arrivée il aurait droit à sa pitance. »

Prosper explique: « Au 19° siècle, mon arrière grand père Laurent Madern avait construit une forge près de l’actuelle boulangerie du Pont de Reynés. Les anneaux d’attache des animaux à ferrer sont encore fixés sur la façade portant la date 1865. Son fils Pierre continua l’activité jusqu’en 1900. Les clients payaient parfois en pain, haricots, paille, blé… ce qui convenait parfaitement au maréchal ferrant de l’époque. »

 

Les chevaux de nos jours

Actuellement les chevaux de Reynés sont surtout destinés aux balades, comme Soledad, trente trois ans, ou Milord, palomino de vingt neuf ans, qui arpentent les chemins des montagnes de Reynés et dont l’espérance de vie est plus longue.

Quelques ânes débroussailleurs font la joie des enfants qui leur offrent pain ou pommes.  

Mais pour les amoureux des chevaux, la transhumance est toujours un magnifique spectacle  attendu avec enthousiasme.

 

10/11/2016

Arceaux de stationnement pour vélos

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Dans le cadre du schéma de mobilité durable, la Communauté de Communes du Vallespir a procédé sur la commune de Reynés à l’installation de treize arceaux de stationnement pour vélos. La vogue croissante de cette pratique favorisée par la Véloroute-Voie Verte permet le développement des déplacements doux. Cet itinéraire sécurisé entre Argelès sur Mer et Prats de Mollo offre en Vallespir près de trente trois kilomètres de voies idéales pour faire des balades à la journée, roller, trottinette ou se rendre au travail sans voiture

Les arceaux ont été disposés à différents endroits stratégiques, au village, devant l’école, la boulangerie, la pharmacie, au Vilar et à la Forge.

C’est la Serrurerie du Vallespir qui a réalisé ce matériel, deux cent trente au total, portant le logo de la CC.

Cet aménagement est très apprécié des cyclistes qui peuvent ainsi faire halte et quitter leur vélo pour un moment en toute sécurité.