03/08/2017

L'association Reynés-Patrimoine-Culturel en sortie à Serrallonga :

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Les adhérents et amis de l'association ont eu le plaisir de visiter la scierie de Galdares guidés par Jean-Pierre et François Marquès qui en ont montré les installations et leur fonctionnement. Construite par leur père et grand-père, cette scierie, aujourd'hui unique, repose sur les restes d'une ancienne forge catalane très caractéristique dans le haut Vallespir avant le XIX siècle. Pour l'occasion cette scie a fonctionné toute la matinée et a transformé en planches de gros troncs d'arbres. Après un pique-nique convivial au village de Serrallonga, à l'ombre des platanes, l'infatigable René Magna, créateur du musée local, a guidé un groupe d'adhérents pour la visite de l'église, du Conjurador et du musée, expliquant tour à tour l'économie, l'histoire politique et religieuse de la commune depuis le moyen âge. Une très belle journée.

L’accordéon de Maryline

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Maryline Romeu est née à La Forge de Reynés au foyer d’une chanteuse et  d’un accordéoniste. Sa passion naissante pour la musique et l’accordéon en particulier la soutient dans ses apprentissages et lui ouvre une voie prestigieuse.

Dès le Cours Elémentaire, au Pont de Reynés, sa maman apporte l’instrument à l’école où Maryline joue, chaque fois qu’une occasion se présente, anniversaire, fête de Noël, spectacles élaborés par les enfants où l’accordéon de Maryline a sa place, privilégiée, évidente, son bonheur faisant plaisir à voir. Bonheur complet lorsque sa maman apporte en plus un gâteau confectionné par Stéphane, son grand frère pâtissier, « le meilleur de tous », dit-elle.

Sur les traces de son père elle suit dès cinq ans les cours de l’école de musique de Doris Stiegler, à Cabestany, entre au collège Jean Moulin pour ses horaires aménagés et au Conservatoire de Perpignan en catégories Classique et Variétés.

Dès lors son parcours est tracé. Elle enchaîne avec succès concours régionaux et nationaux et obtient des récompenses majeures, Médaille d’Or à Montpellier en 1997, Premier Prix au Concours National à Paris en 2002…

Elle fait partie du Grand Orchestre du Roussillon, et avec Elie Buxéda, anime bals, soirées, thés dansants.

A quinze ans elle intègre le CINMA  (Centre International et National de Musique et d’Accordéon) à Saint-Sauves d’Auvergne. Son palmarès s’étoffe avec le Premier Prix au Concours International de Castelfidardo en Italie en 2008, d’autres à Klingenthal en Allemagne, en Ecosse pour le Trophée Mondial  d’Accordéon et à dix sept ans elle termine cinquième Junior lors de la Coupe du Monde à Sarajevo en Bosnie.

Diplôme d’intervenante en musique de l’Université de Poitiers, et licence de musicothérapeute-clinicienne de celle de Montpellier en poche, Maryline donne des cours dans les écoles de musique et les écoles primaires et travaille pour une association d’enfants autistes.

A la rentrée, elle rejoindra l’Université de Bruxelles pour présenter le Master de neuropsychologie et se diriger vers le domaine de la recherche en musicothérapie.

Actualité

Après deux CD à son actif, où elle joue seule, ou accompagnée de l’orchestre Choc Muzet, elle se produit actuellement en duo « Accorcell » avec le célèbre violoncelliste Daniel Brun. Deux concerts sont prévus, samedi 5 août à 20 H 30 à l’église de Camelas et dimanche 6 août à Tuchan, avec un  programme éclectique où les deux instruments dialogueront sur les musiques de Bartók, Piazzolla, Vivaldi avant d’interpréter l’incontournable « Cant dels Ocells ».

Une belle aventure pour cette ancienne élève du Pont de Reynés pour qui le destin mais aussi la volonté, la passion et le travail ont permis la réalisation de ses rêves.

02/08/2017

L’univers onirique de Claude Martin

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Claude Martin accroche ses toiles pour la deuxième fois à la chapelle Saint-Paul de Reynés.

Les oliviers multi centenaires escortent les visiteurs pour entrer dans l’univers onirique et créatif d’un artiste prolifique qui laisse son inspiration le guider au fil de ses toiles. « Je commence sans idée précise, l’inspiration vient au fur et à mesure. Je reprends quelquefois plus tard une œuvre en attente. » Le peintre autodidacte de Castelnou aborde tous les sujets, sombres comme la « désintégration » de la matière sublimée en fleurs jaillissant devant le disque solaire, mystique avec « la naissance dans l’olivier » symbole d’éternité, ou teintée d’humour avec le « Tartarin de Katmandou » fumant  le « pétard ».

Parfois le regard découvre comme dans les jeux d’enfants un sujet dissimulé à l’intérieur des volutes colorées où l’abstrait et le concret se mêlent.

Voyages, musique, paysages, création du monde font la part belle à la symbolique, l’imagination, la libération créative. La couleur est partout, harmonieuse dans le camaïeu des bouquets ou puissante dans « la mer qui voit rouge ». Le mouvement sinueux promène le regard jusqu’au cœur du tableau, de découverte en découverte, sous l’œil dalinien du surréaliste au Centre du Monde.

Accueilli par les représentants de la municipalité Hélène Bouf, Jean-Pierre Marquès et Jacques Sicre, Claude Martin expose ses œuvres à la chapelle Saint-Paul jusqu’au 5 août de 15 H à 19 H.