18/05/2018

De Reynés à Maçanet en passant par Les Salines, trente ans de Jumelage

14 mai 2018 (7).JPG

Tandis que le chemin reliant le Castell de Reynés à Maçanet de Cabrenys via le Castell Cabrera prend forme, les préparatifs pour la célébration du trentième anniversaire du Jumelage avancent.

L’Acte de Fraternité entre Reynés et Maçanet avait été signé le 8 juillet 1988 à Reynés et le 8 octobre 1988 à Maçanet par Michel Baills et Joan Viňas, maires respectifs.

Trente ans après, les maires ont changé, mais le protocole d’amitié sera reconduit à Maçanet le dimanche 30 septembre. Les randonneurs qui souhaitent s’y rendre à pied pourront emprunter le Cami de Germanor dont l’itinéraire se précise. Les deux municipalités œuvrent conjointement à l’élaboration du parcours et à  l’harmonisation de la signalétique et des informations utiles.

L’ermitage de Les Salines, sous le Roc del Pou, est une étape sympathique du trajet, permettant de se désaltérer à sa magnifique fontaine ou même de passer une nuit au refuge avant de descendre vers Maçanet. Chaque année le village catalan  célèbre à Les Salines l’Aplec de Sant Isidre, ou Festa dels Pagesos (Fête des Paysans). Ce sera ce dimanche 20 mai 2018 avec au programme de la journée, messe à 13 H, distribution de « berenes » (petits pains bénis), riz campagnard pour le prix de 7 € comprenant pain et vin, jeux populaires et sardanes.

11/05/2018

La cerise de Reynés « fa temps »

cueillette de cerises.jpg

La campagne des cerises a démarré dans le Vallespir.

Ayant détrôné le raisin et les céréales au début du XX° siècle, la cerise a connu son heure de gloire en 1965 avec 3800 tonnes récoltées, quand les cerisiers, arbres de bordures de champs, ont étendu leur territoire. Pendant la « foga » (pic de production), la population était pratiquement doublée par l’embauche de cueilleurs espagnols ou portugais. Et malgré la fatigue de la journée, c’était la fête tous les soirs dans les rues des villages.

La famille Arnaudiès du Moli d’en Pallari employait chaque année des catalans de la Garrotxa et du Ripolles, devenus au fil du temps et des saisons des amis très proches avec qui les relations perdurent. Angèle se rendait à Lamanère avec sa camionnette Peugeot 203 pour chercher Carmeta et sa sœur Maria venues à pied de Beget par le col de Malrem. Elles retrouvaient Isabelle de Camprodon, Marie…, toutes logées et nourries gratuitement.

Foulard sur la tête et tablier noué à la ceinture, les femmes grimpaient sur des échelles doubles en bois tandis que les hommes et les jeunes filles se faufilaient jusqu'au faîte de l’arbre, ne descendant que pour vider leur « falda ». Ces arbres immenses, parfois d’une dizaine de mètres de haut, portaient des fruits succulents. Les premières à mûrir étaient les Sant-Jordi, (cerise portée par le Ressuscité à la procession de Pâques), Hâtive de Bâle, Précoce de la Marche, Moreau, puis venaient les variétés plus tardives Palaldane, Garrofal, Cua Curt, Bigarreau et Sant-Pere pour terminer la saison. Elles ont aujourd’hui pratiquement disparu. En ce temps-là, les propriétaires ne traitaient pas. Quelques pucerons traqués par les coccinelles s’installaient mal à propos mais la mouche Suzukii n’avait pas encore fait la traversée. Les « covos », grands paniers d’osier à deux anses étaient portés par une charrette tirée par un cheval. Les cerises triées puis réparties dans des cageots en bois étaient expédiées dans toute la France. Le grand-père de Jeannot achetait les cerises « sur pied » à des propriétaires reynésiens et les apportait à Perpignan avec sa jardinière. La Coopérative de Céret Primeurs s’est ouverte en 1943 avec dix actionnaires, dont cinq de Reynés : Joseph Baills, Paul Ey, Joseph Coste, Barthélemy Borrat et Jean Arnaudiès.

Cette époque est révolue mais la cerise est toujours là, emblème vallespirien de grande notoriété aux vertus indéniables de précocité et de qualité. 

10/05/2018

« Livre échange » au bureau de poste du Pont de Reynés

poste livres 3 mai 2018 (2).JPG

L’agence postale du Pont de Reynés ne désemplit pas. Clients réguliers ou de passage, Christine a de quoi faire… Et c’est très bien ainsi. Outre les opérations classiques, affranchissement, expédition de colis, traitement des mandats, mise à disposition d’une tablette tactile…, le petit bureau offre un service original : un présentoir pour « livre échange ». N’en déplaise aux détracteurs qui prédisent la fin du livre papier au profit du tout numérique, il ne se passe pas une journée sans que des lecteurs échangent, empruntent ou déposent des manuels et la réserve se renouvelle ainsi constamment. Romans, sujets philosophiques ou politiques, policiers, biographies…tous les genres sont représentés. En français mais aussi en catalan, anglais ou allemand, pour le plus grand plaisir des habitants venus d’ailleurs qui trouvent là un lieu de rencontres et de discussions. Il ne manque plus que le café crème… L’un d’entre eux, lecteur assidu, vient tous les deux jours. La formule permet de pratiquer la lecture à volonté, sans bourse délier et sans contrainte de limite de prêt.

Belle initiative qui mérite d’être connue.