06/06/2018

La véritable histoire de « La Sardane de la Paix »

P1040125.JPG20180603121431.JPG

Sur la proposition de Roland Enard, les jeunes cinéastes de l’association EoDianoïa (EOD Production) de Reynés, Mathias Lang président, Alexandre Escudero trésorier, Enzo Gomez secrétaire et leurs  amis, ont rencontré trois témoins de cet événement afin de rétablir la vérité sur certains points sujets à polémique concernant la genèse de l’œuvre de Picasso.

20 septembre 1953. Après la course de taureaux organisée pour la fête de la Saint-Ferréol et présidée cette année-là par Pablo Picasso, la section locale du Parti Communiste Français invite le peintre à un vin d’honneur au Grand Café. A l’étage, dans la salle du Cercle, siège du Céret Sportif, ils sont une vingtaine, Picasso, Edouard Pignon, personnalités et amis, installés autour des guéridons en marbre. Pierre Mau, professeur de dessin et membre du PC, demande alors à Picasso de laisser une trace de son passage à Céret.

Dans ce café tenu par Emile Erre et son épouse, André Bosch, fils de la propriétaire, possède un plumier et un encrier car il « aime écrire en ronde ».

On apporte aussitôt le matériel nécessaire. L’artiste commence par mâchouiller le manche d’un porte-plume en bambou et trempe le pinceau improvisé dans l’encre avant d’ébaucher un premier dessin qu’il déchirera car il ne lui convient pas. Il prend une autre feuille de papier Canson, et « en quelques coups de traits » dessine la célèbre sardane, symbole de fraternité, et la colombe de la paix. A la demande de Pierre Mau, il appose sa signature.

La « Sardane de la Paix » vient de naître.

 Le maître offre le dessin à ses camarades qui conserveront l’œuvre quelques années avant d’en faire don au Musée de Céret.

Cette année-là, André Bosch, récemment décédé, avait vingt ans, Edgar Bardagué quatorze ans et Serge Guisset dix sept ans.

Edgar déplore certaine rubrique journalistique donnant de fausses informations sur le déroulement de cet événement et regrette que soit effacée sur certaines reproductions l’inscription: « Don de la section du Parti Communiste Français ». Il souhaite « que la mémoire reste, car un jour on ne sera plus là… »

Pour Serge, « Ce don des copains du PC est une démarche culturelle qui les honore…Supprimer l’inscription est une tromperie. »

André était un inconditionnel de Picasso. « J’ai admiré son talent le jour où il a dessiné à l’envers, sur une table du Grand Café, le visage d’une femme pour que Manolo, assis en face de lui comprenne de qui il parlait ».

Si quelques détails divergent, comme l’encre de Chine ou Waterman, la sardane dessinée avant la colombe ou l’inverse..., tous ces témoignages recueillis par l’équipe de cinéastes constituent un relevé des mémoires d’un événement culturel qu'il convient, d’après Maxime Escriba, historien, de trier pour se rapprocher le plus possible de la vérité. Après huit mois de travail, mission accomplie pour les jeunes bénévoles de l’association reynésienne dont les projets audiovisuels ont pour objectif de diffuser la culture locale spécialement de Reynés et Céret.

05/06/2018

Festa Major de Tapis

Tapis 27 mai 2018 (2).JPG

L’église Sant Briç de Tapis, édifice préroman du X° siècle a résonné des accents de la Moreneta, Muntanyes del Canigó, Muntanyes Regalades et le Virolai magistralement interprétées par la cobla Principal del Rosselló dont la musique selon le Père Pierre qui officiait, « allège nos âmes et éclaire la voie du ciel ».

La Festa Major de ce hameau de Maçanet de Cabrenys est fréquentée par nombre de vallespiriens de Coustouges, Saint-Laurent de Cerdans Arles ou Reynés, village jumelé.

La liaison entre les deux Catalognes, scellée par le pont du Riu Major en 1985, a favorisé les passages et permis le développement de Tapis, avec l’hôtel restaurant can Mach de renommée internationale.

Jeunes et vieux se sont donné la main pour les sardanes sous les guirlandes multicolores bruissant entre les frênes de la petite place. Une tombola a permis de gagner des lots conséquents. Le tirage au sort est insolite pour les catalans du Nord : des tickets en ribambelles comportant dix numéros à quatre chiffres (tires) sont vendus aux participants. Une « main innocente » choisit au hasard une carte d’un jeu de « truc ». Le premier numéro tiré désigne le chiffre des unités, le second les dizaines, et ainsi de suite… Le suspens reste entier jusqu’au chiffre des mille…

Mercè Bosch, la mairesse de Maçanet, a ensuite révélé les lauréats du concours de photos par Instagram. Trois thèmes étaient proposés : « A vista d’Ocell » (photo prise en hauteur), « Ocell a la Vista » (photo d’oiseau) ou « Gastronomia » (photo de préparation culinaire). A 586 m d’altitude, l’air fraîchissait tandis que la « Santa Espina » unissait tous les danseurs pour une dernière ronde autour des musiciens et que le soir tombait sur le massif du roc de Fraussa, la montagne d’el Fau et la baie de Roses. 

19:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

02/06/2018

L’association reynésienne « Eodianoïa » prend de l’ampleur

EOD.jpg

Devenue EOD Production, l’association des jeunes reynésiens interviendra samedi 2 juin 2018 à 11 H à la Médiathèque de Céret avec la projection du film « La véritable histoire de la sardane de la Paix ».

Le but de l’association est de porter des projets audiovisuels en rapport avec la culture, le patrimoine local et la langue catalane. Ils ont ainsi réalisé entre autres le superbe film « Reynés au cœur du Vallespir » et ont à leur actif nombre de courts et longs métrages pour Aravia,  la Festa Catalana d’Arles sur Tech, l’inauguration de la fontaine Fils, une vidéo publicitaire sur Ens Barbershop à Reynés, avec plus de sept mille vues dans les réseaux sociaux… Ils projettent pour cet été un film documentaire sur l’histoire de la Côte Vermeille, avec le support d’un drone et un nouveau documentaire sur « les secrets cachés de notre commune ».

Ils sont à la disposition des associations pour sonoriser différentes manifestations ou des artisans locaux dont ils peuvent mettre en valeur le travail, faire la promotion de leur savoir-faire et de leur production, ils utilisent ensuite le support informatique pour produire des DVD disponibles à la vente.

Ce sont pour la plupart d’anciens élèves de l’école du Pont de Reynés qui forment le bureau de l’association, Mathias Lang président, Alexandre Escudero trésorier, Enzo Gomez secrétaire…, tous fort motivés et enthousiastes, compétents aussi puisque la réussite est au rendez-vous avec des réalisations de toute beauté.

La vérité sur le tableau de Picasso sera donc révélée samedi matin à la Médiathèque de Céret. Pour plus d’informations, s’adresser à contacteodprod@gmail.com. Ou consulter leur page facebook: /eodianoia.