30/04/2017

L’alzina de la Creueta

chêne vert La Crouette 11 mars 2017 (1).JPG

Le chêne liège du mas Santol est célèbre puisqu’en 2012 il a été lauréat pour la région Languedoc-Roussillon au concours de « L’arbre de l’année ».

Avec ses vingt cinq mètres de hauteur pour six mètres de circonférence, ses quatre cents ans lui confèrent une notoriété certaine.

Mais il est un autre arbre remarquable à Reynés. C’est « l’alzina » (chêne vert) de la Creueta. Au pied de l’église Saint Vincent il déploie son feuillage ombreux, témoin privilégié de l’histoire du village. Il n’est pas l’arbre de la liberté, ni celui de la justice, ni l’arbre « mentider » (des mensonges). Pourtant combien de confidences, de discussions, de nouvelles tristes ou gaies ont été échangées là, sur les bancs de bois. Pause bienvenue pour les randonneurs ou les personnes âgées en promenade, rendez-vous pour des voisins parfois éloignés qui parlent de la famille, des évènements, s’inquiètent des malades, évoquent le passé, se projettent dans l’avenir…

Cette alzina vieille d’au moins trois cents ans, fut classée et portée sur un acte de succession de la famille Borrat, avec interdiction de l’abattre, de même que le peuplier situé de l’autre côté de l’allée et qui fut malheureusement victime de la foudre.

Le chêne est actuellement propriété de la mairie.

Son histoire est émaillée de nombreuses anecdotes dont les plus anciens se souviennent.

Ainsi lors d’un déchargement de gravier, la pelle fit tomber une branche qui blessa le chef de l’équipement… Une malheureuse femme fut retrouvée pendue à l’arbre par son meurtrier de mari…

Sa situation stratégique, entre l’église et la mairie, lui donne une neutralité de bon aloi.

Que l’on attende l’heure de la messe ou l’ouverture de la mairie, les rencontres sont toujours les bienvenues sous son ombrage majestueux dont la densité protège aussi bien du soleil que de la pluie.

Souhaitons longue vie à l’alzine de la Creueta. 

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Beau succès pour la sortie de R P C

Castelnou Roc Majorca.jpg

Une sortie mémorable, près du site de Castellnou, pour l'association Reynés Patrimoine Culturel. Le botaniste Marcel Juanchich a guidé l’ascension depuis le Coll de la Creu jusqu'au sommet du Roc de Mallorca. Il a présenté des espèces caractéristiques de l'Aspre calcaire, le poirier à feuilles d'amandier, les fleurs mauves de l'érodium fétide et celles bleu violet de l'aphyilante de Montpellier. Christian Sola a expliqué la structure géologique complexe du lieu, allant des schistes ordoviciens parsemés de filons de quartz, aux calcaires dévoniens aux couleurs variés, bruns, gris, noirs, de l'autre coté d'une belle faille.

Au sommet on découvrait les restes d'une grande tour de guet rectangulaire appartenant au système défensif du château, et un magnifique point de vue sur les Corbières, le Canigó, le Roc de Fraussa et la mer tout en surplombant le village de Castellnou.

Un pique-nique convivial pour certains randonneurs a terminé l’excursion. 

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09/04/2017

Les fleuves sibériens

Gustave Cauwet et son auditoire attentif..jpg

La conférence de Gustave Cauwet, Docteur ès Sciences et ingénieur de Recherche au CNRS, s’ouvrait sur la fiche d’identité du Tech, avec ses 84 Km de long et son débit maximum de 1.600 m3/seconde. Juste une introduction clin d’œil pour nous permettre la comparaison avec l’Ob, l’Ienisseï et la Lena, fleuves sibériens respectivement d’une longueur de 3.650, 4.093 et 4.400 km pour un débit compris entre 12.600 et 19.800 m3/s.

Le dépaysement était complet. Dans ces terres de contrastes et de démesure que traverse le Transsibérien, le voyageur peut s’émerveiller des paysages fantastiques, immensité de territoires gelés durant des mois, permafrost de plusieurs centaines de mètres d’épaisseur,  toundra sans arbres aux multiples « cellules » aquatiques ou taïga couverte de résineux et bouleaux, sommets glaciaires aux paysages majestueux, aurores boréales magiques…

Ces fleuves gelés d’octobre à juin sont pourtant des voies de communication primordiales lorsque la débâcle fait fondre les glaces et libère les bateaux prisonniers des séracs et congères.

De grandes villes jalonnent leur parcours, Novossibirsk, un million cinq cent mille habitants, Tomsk ville coquette aux maisons de bois ouvragé, Krasnoïarsk, un million d’habitants, Igarka avec son aéroport, Norilsk ville la plus polluée au monde, Baïkalsk et son usine de papier.

Éleveurs de rennes ou agriculteurs, employés dans les mines d’or, d’étain ou de diamants, la population garde ses traditions et sa gaieté, malgré la pollution et les conditions de vie extrêmes. Image insolite : un hélicoptère transporte à l’école les élèves des campagnes.

La faune est elle aussi adaptée au climat, tigre de Sibérie, loup arctique, lièvre et renard blancs, morses, narval, oiseaux à profusion…

Le mammouth est toujours présent, en inclusion glaciaire, et le commerce d’ivoire est toujours d’actualité…Gustave Cauwet a captivé son auditoire et répondu aux questions suscitées par les splendides images du diaporama.

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