05/05/2018

Le son puissant du gong rythme la Fête Laotienne au village

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Manisone Gourmelon, française de fraîche date, et sa famille, ont souhaité célébrer à la fois sa naturalisation et le nouvel an Laotien, 2561, l’année du Chien.

Ils ont ainsi organisé une journée festive, invitant la communauté laotienne du département avec Phone Lovan, Présidente de l’Association des Laotiens de Perpignan, mais également les voisins et amis.

La matinée a débuté par la cérémonie du Baci autour de l’autel pour présenter les vœux de bonheur et de santé à tous.

C’est un « ancien » qui officiait, transmettant ainsi aux jeunes générations une culture de l’esprit profondément enracinée, loin de tout folklore mais vécue au quotidien.

Le repas qui suivait a permis également de faire connaître la cuisine laotienne aux invités, avec un « lap » au bœuf et au poulet, le traditionnel riz collant, une salade de papaye piquante, des tartes aux fruits… Mais aussi les bunyettes catalanes de Marie, que les laotiens ont vraiment appréciées.

Musique, chants et danses ont rythmé la fête. Telle la sardane, le « lamvong », danse d’accueil, est une ronde permettant à tous de participer. En costume traditionnel très coloré, Manisone a interprété un « molam », improvisation poétique et musicale chantée, très populaire au Laos. Accompagnés par des maracas, les nombreux convives présents sont rentrés dans la danse, séduits par la joie de vivre des Lao, faisant connaissance avec une culture méconnue où la spiritualité tient une place importante pour un peuple généreux, doux et tolérant. A l’heure du départ chacun se saluait en joignant les mains devant le visage en signe de sympathie et de respect, heureux de ce moment partagé, des liens interculturels créés à cette occasion grâce à Manisone, Xavier et leur famille.

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27/02/2018

Les « Derniers virages » de Jean-Paul Salini

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De sa maison du Vilar où il réside depuis vingt ans, le Général Salini peut admirer les sommets qui séparent la France de l’Espagne et de ces pays de Sud qu’il a connus durant sa carrière, Algérie, Indochine, Afrique…

Jean-Paul Salini a été pilote de chasse et navigateur à la voile. Il a dirigé le premier Commandement Aérien Tactique et l’opération interarmées « Lamantin » en Mauritanie.

Il a été également directeur de l’Ecole Supérieure de Guerre Aérienne et directeur du Renseignement et des Etudes Générales au Secrétariat Général de la Défense Nationale.

Ce parcours aussi intense, vocation née dès l’âge de quatorze ans lorsqu’il rejoint la Résistance en Corse, a donné naissance à un ouvrage sorti en 2016 et primé exceptionnellement le  quinze juin 2017 par l’Académie de l’Air et de l’Espace qui décerne pour la première fois sa médaille à une œuvre littéraire.

« Derniers virages » est un livre d’aviation, magnifique témoignage sur les pilotes de l’Armée de l’air au combat.

Les aventures de Jean-Paul Salini lui ont inspiré des réflexions sur la guerre, la mort, le sacrifice, qu’il a analysées dans ce manuel, cernant de près les motivations, les sentiments, les doutes, les enthousiasmes, grandeurs et servitudes des soldats de profession.

« C’est pour les compagnons que j’ai laissés sur la route que j’ai écrit ce livre, pour que perdure un peu la mémoire de mes copains. »

Un long cheminement a été nécessaire pour le réaliser car « il dormait dans mes cartons depuis des années.»

Objet d’une séance de signature à la Médiathèque de Céret, le livre « Derniers virages » aux éditions Jérôme Do Bentzinger est disponible sur commande dans les librairies. Jean-Paul Salini se dit prêt à proposer à Reynés une conférence sur « L’aviation de chasse de grand-papa »

Les droits d’auteur sont reversés directement à l’Association des Ailes Brisées qui vient en aide aux orphelins et veuves de guerre.

A l’heure du repos et de la sérénité, Jean-Paul Salini suit d’un œil attentif l’actualité mondiale. Cet homme de guerre n’aime pas la guerre. Contrairement à ce que disait Clausewitz, il pense que « la guerre n’est pas la politique continuée par d’autres moyens. Toute déclaration de guerre est un constat de faillite. La guerre c’est lorsque les pauvres troupiers et les civils innocents paient de leurs vies et de leurs souffrances les erreurs des politiques et des diplomates. Mais la guerre, hélas, est toujours possible. Car elle est le propre de l’homme. » 

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22/02/2018

La catalanité au cœur du Centre Cultural Catala del Vallespir

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La salle de la véranda aux Echoppes avait bien du mal à contenir les nombreux participants à l’Assemblée Générale du CCCV. Des représentants des différentes  entités culturelles adhérentes étaient présents ainsi que Josep Puigbert, directeur de la Casa de la Generalitat de Perpignan. « C’est la première association de valorisation de la culture catalane que j’ai connue et je salue sa force et son dynamisme. Le Vallespir est le territoire de Catalogne Nord où la langue catalane est la plus présente. Et la revue « Vallespir » est un excellent outil d’ouverture à un espace transfrontalier. »

Après la présentation du bilan d’activités de 2017 par le président Michel Arnaudiès et de la situation financière par la trésorière Yvette Buscato, les projets pour 2018 sont évoqués.

La revue n° 14 est en cours de finalisation et devrait paraître au mois d’avril. Gentil Puig Moreno, secrétaire, qui assurait magistralement la distribution en Catalogne Sud ainsi que la collecte de l’argent est en convalescence en Bretagne, et la relève doit être assurée. Des solutions sont suggérées afin de continuer la diffusion et la livraison dans les différents points de vente avec un partage géographique et un  réseau de volontaires. Gentil continue cependant, avec Joan-Pau et Montse Escudero, respectivement vice trésorier et secrétaire adjointe, à gérer la revue ainsi que le portail informatique www.vallespir.cat où les associations peuvent disposer d’un espace d’information.

 Après le succès de la dernière Fête Catalane, organisée pour et avec les associations du CCCV, la huitième CAT’FESTA se tiendra le dimanche 14 octobre 2018 à Arles sur Tech, épicentre du territoire Roussillon-Emporda. Le programme se dessine avec ballets, musique, poésie, stands… et une participation transfrontalière exceptionnelle des groupes de théâtre El Galliner et Sant-Llorenç de la Muga qui préparent une pièce conjointe.

Les cours de catalan se poursuivent à Reynés avec le professeur Joan-Pau Escudero dans la salle des Echoppes, en alternance avec une séance où les élèves en autonomie sont aidés par Janine Sicre.

A noter la participation du CCCV au Comité de Pilotage de l’Office Public de la Langue Catalane qui soutient une politique linguistique publique en faveur du catalan, en particulier auprès des plus jeunes.

Josep Puigbert évoque les Rencontres Culturelles Pyrénéennes, action menée depuis deux ans avec la Société Andorrane de Sciences qui édite la publication « Art i Historia al Pirineu ».

Consciente du rôle important de vulgarisation de la langue catalane par le CCCV, l’assemblée s’est terminée par des « xerades » (discussions) autour d’un apéritif sympathique.