18/04/2018

Le stage de vannerie prend de l’ampleur

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Cette fois-ci les stagiaires voyaient grand ! Sous la houlette (d’osier) d’Aleix Grifoll Bravo vannier de Riudellots de la Creu, province de Girona, ils ont entrepris la confection de l’habillage d’une bonbonne (garrafa) en verre. Si certains ont choisi un modèle de dimension moyenne, d’autres n’ont pas hésité à adopter la grande taille. Le départ est toujours un peu laborieux, le placement de la base étant délicat et capricieux avant que l’ensemble se solidarise et offre plus de stabilité.

Et dessus-dessous, de brin d’osier en brin d’osier, la paroi monte, monte…

« Placez la bonbonne pour ajuster le tressage ! » conseille Aleix « mig catala mig frances » (moitié catalan moitié français). Heureusement, Jacques le traducteur veille au brin…au grain !

Parmi les stagiaires, certains sont des habitués. Mireille, de Caixas, vient pour la sixième fois. Elle s’applaudit, le guide lui a dit : « C’est parfait ! » Danièle, d’Arles sur Tech, fait preuve d’une grande habitude, même si « la technique est toujours différente. » Hélène de Saleilles et Séverine de l’Aude travaillent pieds nus. « On est plus ancré dans le sol. »  Jalna et sa sœur Cyrille sont allées cueillir l’osier sur les berges du Tech. Stéphane de Saint-Jean, un débutant, commet une erreur de stratégie, vite corrigée par Aleix. Alexandre a bien avancé, aidé par Maya, onze ans, de Serralongue, qui « adore tresser » et participe à des ateliers de travaux manuels.

Jacques utilise un drôle d’outil, creusé en canal pour faciliter le passage des brins.

Aleix, après avoir épluché des roseaux, « canyes » de Canadeils, entame une variation d’un beau vert pistache pour agrémenter la vannerie, avec une dextérité confondante. Le changement de couleur est du plus bel effet. Adopté ! « Il faut tester la bonbonne, la « canya » a tendance à resserrer le tressage ».

A la fin de la première journée, dans la salle multiculturelle imprégnée du parfum des matériaux naturels, les bonbonnes sont déjà bien habillées. Il ne reste bientôt plus que la réalisation des anses et du « chapeau » en spart pour finaliser l’ouvrage, à la grande satisfaction des stagiaires.

Christine de l’association Cistells i Banastes informe que la veille de la Fête de la Vannerie du dimanche 3 juin, un stage proposera trois ateliers: une corbeille spiralée, des miniatures catalanes en rotin et un panier ajouré (pour tresseurs confirmés), animés par Laurent, Pepi de Barcelone et Didier des Pyrénées Atlantiques.

Il reste encore quelques places disponibles. Pour s’inscrire, téléphoner au 04 68 87 16 15 ou consulter le site : cistellsibanastes.weebly.com     

12/04/2018

Stage de l’association « Les Voies du Son » au coeur de la nature

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L’association reynésienne explore au cours de séances hebdomadaires la puissance vibratoire des sons sur notre être tout entier pour rétablir l’harmonie entre le corps et l’esprit à travers les mantras, supports de méditation, les chants polyphoniques et l’éveil du corps, sources de bien-être et de développement personnel.

Un stage avec Valérie Malet et Marc Riera, se proposant de faire connaître les trois volets de cette démarche, sera organisé le samedi 2 et le dimanche 3 juin 2018, à Can Bacou, un mas de pleine nature dans la vallée de la Ribera Ample, où vous pourrez être  hébergés en gîte ou au camping près du ruisseau. Il vous sera demandé d’apporter un petit matériel nécessaire au bon déroulement de ce week-end et surtout « sourire et bonne humeur ».

Le tarif du stage est de 100 €, l’adhésion à l’association obligatoire étant de 10 € par personne et 13 € par couple.

 Pour  l’hébergement, compter 15 € pour les chambres à partager et camping 1 personne, ou 27 € pour camping 1 tente 2 personnes.   

​Plus de renseignements et bulletins d'inscription (avant le 20 avril) par téléphone au 06.13.64.34.13, par courriel: voiesduson@laposte.net ou sur le site : https://valerie-malet.wixsite.com/yogaduson 

08:08 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)

12/03/2018

Pont de Reynés : Ouverture au fil du Tech

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Dès poltron minet, carte de pêche en poche, les premiers pêcheurs tendaient leurs lignes et pinçaient leurs appâts pour courir après les truites déversées récemment dans la rivière au courant regonflé par les dernières pluies et la fonte des neiges. Il s’agissait de poissons surdensitaires de 25 à 30 cm, fournis par la Fédération Départementale de Pêche, variété de truites « portion », destinée spécialement à ce jour d’ouverture. La pêche sportive viendra plus tard quand les alevins déversés voici quelques mois auront grandi en taille et en esquive.

Le confluent de la Ballera et du Tech est l’endroit propice à la capture des truites le long du parcours classé « Pêche et Loisirs ».

De hautes cuissardes permettent à Ahmed de Saint-Laurent de la Salanque de s’installer dans le lit de la rivière pour lancer sa cuillère au loin d’un geste large du bras qui dénote l’expérience et la sûreté du coup de main. Son frère Chlihi explique : «  Je viens depuis mon enfance, à Reynés, en Fenouillèdes, dans le lac de Vinça. Toute la famille pêche, ma femme, ma fille. Elles ont déjà participé à des concours. »

Mathias du Vilar et Mathieu de Céret, en short et baskets, quinze ans, sont venus à vélo. « On utilise des teignes comme appâts ». Mathieu a bien essayé d’en élever, « mais ce n’était pas concluant, je préfère les acheter. »

Un gars de Paris vient de repartir, il a perdu cinq cuillères en cinq minutes… « Il s’est même retrouvé le c… dans l’eau » raconte Jean-Marie de Reynés, fier de ses deux belles prises de 35 centimètres. La troisième lui a échappé. Il faut dire que cet habitué n’hésite pas à traverser précautionneusement le Tech malgré le courant très fort, le lit assez profond et les cailloux glissants. L’an dernier il a assisté au concours féminin et s’est bien amusé. « Les organisateurs étaient débordés, j’ai dû aider à libérer des lignes, accrocher des asticots qui dégoutaient un peu les femmes. »

Un pêcheur intrépide a grimpé sur un promontoire rocheux près du barrage. De sa situation dominante il a réussi à attraper une truite qu’il n’arrivait pas à remonter dans les tourbillons de la cascade. Mathias et Mathieu l’ont aidé avec une épuisette.

9 H 15. Thierry d’Elne et ses deux fils Nicolas et Thibaut  reviennent bredouilles de la plage des aviateurs à Céret. Pas déçus le moins du monde, ils vont tenter une touche à Reynés. « On aime la nature, marcher,  se balader au bord des rivières… »

13 H. Mathieu est revenu chez lui, la gibecière vide. « L’an dernier ça mordait bien, cette année moins. L’eau est peut-être trop froide. »  Géraldine sa maman explique : « Il va repartir cet après midi avec le copain, il adore ça. Nous l’emmenons partout, en montagne, dans les lacs, les rivières, vers La Preste ou Montalba… C’est une passion que mon père lui a transmise et qui apporte beaucoup de satisfactions. » Première matinée de pêche en demie teinte mais la saison ne fait que commencer. Les amateurs auront encore de belles occasions de taquiner la truite et les femmes de s’entraîner avant le concours féminin à Reynés du dimanche 10 juin 2018.