28/06/2018

Chemin de Reynés à Maçanet

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Le projet transfrontalier du cami de Reynés à Maçanet est en phase de finalisation. Une réunion s’est tenue à la mairie de Reynés afin d’harmoniser les études concernant la nature du territoire avec les différents partenaires de Catalogne Nord et Sud et s’entendre sur la signalisation conjointe qui sera définie sur les panneaux et le livret informatif de la randonnée transfrontalière. 

Montserrat Escudero avait invité Marcel Juanchich, botaniste reynésien et Denise Serra représentant son époux Jean-Jacques, chef de file de la matérialisation de l’itinéraire. Le GOR (Groupe Ornithologique du Roussillon) était présent avec son président Joseph Hiard et sa collaboratrice Sylvie Frankeur. La Catalogne Sud était représentée par Estel Turbau responsable du Service Technique à la mairie de Maçanet de Cabrenys et Xavier Soler, technicien supérieur en gestion forestière à la Cooperativa Gisfera, initiatrice de projets de développement durable, conservation de la Biodiversité et sensibilisation à l’environnement.

Ont été recensés les différentes variétés du couvert végétal, plantes et arbres, certaines endémiques, d’autres importées, ainsi que de la faune sauvage, mammifères, oiseaux, reptiles, insectes.

Quelques jours plus tard, Denise, Jean-Jacques, Xavier et son collègue Marcel, ont procédé à une observation sur le terrain, depuis la collada del Pou de gel (col du puits à glace) jusqu’au Roc de Frausa, pour bien définir tracé et variantes possibles ainsi que les points intéressants, (puits à neige, hêtres remarquables, antennes de télécommunications…).

Le chemin définitif se précise, et la rencontre avec un vieil australien en marche depuis Les Illes vers Montalba prouve que notre montagne est fréquentée par des randonneurs de tous pays qui apprécient à sa juste valeur la beauté de la nature et de cette magnifique forêt de hêtres que Xevi n’hésite pas à comparer à une cathédrale.

27/06/2018

La flamme du Canigó de passage à Reynés avec le Comité de Jumelage

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Une cinquantaine de petits coureurs tout de blanc vêtus (dont une fillette  en fauteuil roulant poussée par son papa) ont porté la flamme sacrée du village au Pont de Reynés avant de distribuer cartes et « ramallets de Sant-Joan » aux nombreux participants à la fête.  

13/06/2018

Les « pescadores » (pêcheuses) sur les rives du Tech

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Un soleil timide qui prend de l’assurance au fil des heures avant de s’éteindre sous quelques gouttes de pluie et un Tech bouillonnant, ont accueilli la douzaine de participantes au deuxième concours de pêche organisé par l’AAPPMA (Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique) sur le parcours « Pêche et Loisirs » du Pont-de-Reynés. 

Madeleine de Céret, accompagnée de son mari veut « apprendre à pêcher ». Son amie Jeannette vient « pour se détendre ». Harmonie de Tordères « pêche depuis l’âge de cinq ans ». Elles se placent toutes trois dans le bassin calme près du confluent de la Ballera tandis que Maeva de Tautavel se perche sur la pile du pont, bravant la tumultueuse cascade. Pour sa première pêche, aidée par un ami, elle a connu bien des émotions, ligne cassée, truite enfuie au dernier moment, une autre venue en surface la narguer…Marie-Claude avec ses cuissardes entre dans l’eau. « Je suis venue en mémoire de mon père, récemment décédé, qui m’a appris à pêcher. Alors je continue.» Corinne et Montserrat ne pêchent que ce jour-là, entraînées par leurs amies. Valérie et sa fille Gwenaëlle ont plutôt l’habitude des carpes dans les étangs privés. Sandrine, garde-pêche à La Llagonne, prend des risques en dévalant le talus embroussaillé. Sa canne télescopique de six mètres lui permet d’envoyer la ligne loin dans le courant. Elle a relâché un poisson de petit gabarit  et a failli prendre des truites malines, « qui ont mangé plusieurs vers sans mordre à l’hameçon ».

Véronique est une pro. Au bout de cinq minutes un beau poisson frétille au bout de sa canne. Barbara, d’Arles, le pied dans une attelle, lance courageusement sa ligne, puis s’assied sur une chaise.

La présence d’un « pro » s’avère parfois nécessaire. Gégé aide Marie-Claude à démêler le fil enroulé autour du moulinet tout en lui expliquant quelques rudiments sur la tenue du matériel.

La montée des eaux de ces dernières semaines ont généré un courant très fort, préjudiciable à la capture. Les truites se cachent…

Pourtant toutes les concurrentes, à l’unanimité, ont apprécié ce coin magnifique : « C’est vraiment un régal de pêcher ici. »

Trois heures plus tard, la récolte est pesée pour le classement.  C’est Valérie qui remporte le concours avec une truite de neuf cent trente grammes et chaque pêcheuse repart avec un lot.

Après quelques mots de Michel Lopez, président de l’AAPPMA du Bas-Vallespir pour remercier les sponsors et les membres dévoués de son équipe, le maire Jean-François Dunyach se dit satisfait de voir les femmes à l’honneur pour cet unique concours féminin du département.  Les « pescadores » ont pu alors se remettre de leurs émotions autour d’une délicieuse paëlla.