01/02/2017

La fête de la Saint Vincent

Bénédiction des berenes..jpgPetit diable sardaniste, la relève est assurée..JPG

Malgré la pluie, c’est dans une église comble qu’Etienne Lafaye, curé nouvellement nommé à la paroisse, a célébré la messe de la Saint Vincent, patron des vignerons, accompagnée par les accents de la cobla Mil.lenaria.

Les « berenes » bénites (petits pains) ont été distribuées à l’intérieur par le Comité d’Animation replié sous la galerie.

Les sardanes du matin et de l’après midi ont été magistralement interprétées dans la salle multiculturelle par les musiciens pour des danseurs fidèles que le mauvais temps n’a pas découragés.

De nombreux commerçants ayant renoncé à se déplacer, le marché artisanal a dû être annulé, et la recherche des « pedretes » (cristaux de quartz) n’est que partie remise.

Les convives ont apprécié la chaude ambiance et la bonne chère du restaurant can Dagoust où le « llevant de taule » a perpétué la tradition de la « festa major » d’antan. A l’époque, les jeunes organisateurs de la fête patronale sillonnaient à l’heure du repas les rues du village, allant de porte en porte pour distribuer des fleurs et récupérer des dons au bon cœur de chacun tandis que les musiciens, en remerciement, jouaient les airs demandés par les habitants.

Ce temps-là n’est plus, mais durant le repas la cobla a exécuté un paso doble, une sardane, l’Estaca et Els Segadors, l’hymne catalan, que l’assemblée enthousiaste, se levant, a repris en chœur, et l’association organisatrice a recueilli les dons, offrant une rose à chaque dame.

11:08 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2017

Bientôt la Saint-Paul !

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L’Assemblée Générale du Comité de Jumelage Reynés-Maçanet de Cabrenys s’est tenue en présence de nombreux adhérents passés entre les mailles des différents virus.

Quelques questions ont été débattues avec le maire Jean-François Dunyach qui a remercié l’association pour son implication dans le village, permettant ainsi la cohésion des habitants.

Après acceptation des bilans positifs, tant moral que financier pour 2016, les projets pour 2017 ont été évoqués : la fête traditionnelle de la Saint-Paul, un voyage à la destination encore à décider, la célébration de la Saint-Jean et une exposition de peinture transfrontalière, comme en 2014 à Maçanet et 2015 à Reynés où elles avaient connu un beau succès.

Cette fois-ci la manifestation se déroulera la première quinzaine de juillet à Maçanet et à la fin de l’été à Reynés. Peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs… à vos outils.

En ce qui concerne la Saint-Paul, elle aura lieu le dimanche 29 janvier.

10 H 30 : MESSE à la chapelle, (chauffée). Distribution de mimosa bénit.

12 H : REPAS CATALAN avec les incontournables boles de picolat (à l’intérieur en cas de mauvais temps).

14 H : course des enfants de Reynés

15 H : SARDANES GRATUITES avec la cobla « PRINCIPAL del ROSSELLO » (dans la chapelle si mauvais temps).

Incontournables aussi, les bunyetes, la tombola, vannerie et produits locaux.

Les réservations pour le repas se font avant le mercredi 25 janvier (16 € pour les adultes et 8 € pour les enfants de moins de dix ans) en téléphonant à Marie au 04 68 87 29 60 ou à Magali au 04 68 87 30 14.

L’AG s’est poursuivie avec la préparation de la Saint-Paul, et terminée, comme le veut la tradition, par la dégustation de la galette des rois.  

20/01/2017

Les « pedretes de Sant Vicens »

      Marcel et Daniel devant leur vitrine..JPGpedretes de Sant Vicens.jpg

Une des traditions de la fête patronale de la Saint-Vincent consistait à prospecter aux abords du village pour découvrir ces cristaux magiques brillant de mille feux, les « pedretes de Sant Vicens ».

Jean Borreil explique : « La saison hivernale où la végétation est en sommeil facilitait les recherches. C’était pour certains une compensation récréative au sacerdoce religieux et un symbole porte-bonheur. Et puis on était là, plein sud, « al rapatell del sol » alors on cherchait, ça faisait partie de la fête, comme les « berenes », les petits pains bénits. »

Marie-Thérèse « en cherchait sur le chemin de l’école, » et d’après René Borrat, « on en trouve de trois couleurs à Reynés, blancs, roses et parfois noirs comme celui que j’ai sorti au  camp de la palanca  sur la berge de la rivière de Canadells. »

Jacqueline se souvient : « Dans les années 70, les enfants de l’école du village connaissaient parfaitement les coins à pedretes. Ils les cherchaient surtout quand il y avait du soleil, ça brillait. Ils en ramenaient tellement que nous faisions des collages avec ces petites pierres. »

Les enfants, agiles, escaladaient les talus sous le cimetière de Reynés, heureux de dénicher ces trésors issus  du gypse, minéral sédimentaire qui s’est déposé à l’époque du Trias, ici le Trias des Corbières, il y a plus de deux cent vingt millions d’années et que l’on trouve en linéaire le long de la grande faille du piedmont des Pyrénées qui traverse la commune d’Ouest en Est.

Le filon étant « boudiné », la présence du quartz n’est pas régulière, mais il se trouve un peu partout, sous le Collet, à can Cliquettes, au mas Santol, dans la grotte du mas Casals, à Roca Gelera, sous le village de Palalda, à Céret puisque Jean en a déniché un au pic de Garces…

A la Guixera de La Colomina était exploitée une carrière de gypse, dont la cuisson donnait du plâtre très utilisé à l’époque. Les excavations sont maintenant comblées, le lieu devenu un parking, et les pedretes sont les derniers témoins de ce  passé laborieux.

Le quartz, pierre fine à l’indice de dureté assez élevé, s’est formé lors de la compression géologique par cristallisation de la silice.

Celui que l’on trouve à Reynés, avec ses dix huit facettes cristallines naturelles donnant l’aspect d’un prisme hexagonal terminé par deux pointes, provient d’une agglomération d’atomes de silicium et d’oxygène, véritable construction chimique au niveau moléculaire.

Ces pierres ne sont jamais transparentes, elles ont un aspect trouble, opaque, car elles contiennent de l’anhydrite (sel) dû à  leur origine marine, ainsi que des impuretés. La couleur de la pierre est déterminée par le terrain. L’oxyde de fer donne du quartz hématoïde de couleur rouge, le quartz fumé noir dit « morion » révèle la présence de carbone dans le sol.

Les propriétés physiques de cette pierre en piézoélectricité en font un composant de choix de nos technologies les plus modernes. Certains leur prêtent même des vertus thérapeutiques et des pouvoirs de guérison, d’harmonisation et de fortification, utilisés depuis l’Antiquité.

Pour la famille Borreil  de Reynés, les pierres sont devenues une passion. Daniel est l’un des fondateurs de l’Association Minéralogique d’Amélie les Bains, tandis que Marcel est membre du bureau et Jean, sympathisant, œuvre activement lors des expositions annuelles.

Ils sont aussi explorateurs et sillonnent de nombreux pays outre la France, l’Autriche, le Maroc, l’Espagne où ils découvrent quartz, pyrites et autres aragonites, trésors d’une beauté souvent remarquable. Leur plus grande trouvaille est une géode de quartz de belle taille en Ariège.

D’après Daniel, « La minéralogie est un lien entre les hommes qui se retrouvent pour la prospection, se contactent, échangent les informations, se renseignent sur les sites auprès des autochtones qui savent comment se rendre sur les bons terrains. »

Profitez donc de la fête de la Saint-Vincent dimanche prochain pour vous pencher sur la terre de Reynés et découvrir les trésors cachés, les « pedretes de Sant-Vicens ».