11/10/2017

« Cistells i Banates » à l’Eco-festival

fleur osier réalisée par Josep et Magda vanniers catalans Sud.JPG20170930_180003.jpg

Agir pour la Biodiversité, l’écologie au quotidien, tel était le thème choisi par Vallespir Terres Vivantes pour l’Eco-festival 2017 de Céret. Les panneaux d’exposition présentés par Françoise Gérardin de l’association reynésienne « Cistells i banastes » mettaient en valeur les végétaux du territoire et des objets réalisés avec ces mêmes plantes, suivant les fiches pratiques pour cueillir, préparer et tresser. Tel l’osier saule et ses diverses variétés locales présentes autour du lac de Saint-Jean et au bord du Tech (saule Marsault, saule blanc, saule à feuilles de romarin, saule du vannier). De même le tilleul dont on utilise le liber pour tresser des cordons, les ronces pour faire des liens d’assemblage de la vannerie spiralée, le châtaignier pour son écorce et son bois, la clématite, canne de Provence, jonc, iris des marais, tiges de pervenche, noisetier, cornouiller sanguin et tant d’autres, la paille de seigle, la molinie bleue, les tiges et feuilles d’asphodèle, le troène, le fragon, la lavande….. Après cet inventaire à la Prévert, il faut signaler que l’association organise des stages de vannerie tout au long de l’année pour se familiariser avec toutes ces espèces locales. On peut consulter le site « cistells i banastes » et s’inscrire à l’adresse mail : cistellsibanastes@gmail.com

10/10/2017

Balade Botanique sur le thème de la biodiversité

rando botanique 30 sept 2017 (20).JPG

 Dans le cadre de l’Eco-festival organisé à Céret par « Vallespir Terres Vivantes », le botaniste reynésien Marcel Juanchich a organisé une rando botanique très appréciée par une trentaine de visiteurs. D’un talus à « l’aspre » proche du cimetière au milieu humide en bordure du Correc de Nogarède, une grande diversité de plantes a pu être observée. Marcel fait remarquer que la végétation locale reprend ses droits et prospère malgré les plantations nouvelles. Entre le grand mélia, « arbre à chapelet » de l’Himalaya, le mimosa venu du sud, le platane anthropophile et le cyprès de l’Arizona, s’étagent chênes, micocouliers, tilleul ou aulnes. Le châtaignier ayant remplacé le chêne vert au XIX° siècle, pour son exploitation dans l’agriculture, est malheureusement victime d’une maladie qui le décime après avoir connu un déclin dû au phylloxera. De jeunes chênes rouges d’Amérique ont sûrement fait le voyage au fil de l’eau avant de s’enraciner sur la berge. Un sous-bois dense offre laurier-tin, garance accrocheuse, séneçon du Cap envahissant, buddleia aux racines abritant des poissons, recherchées par les pêcheurs, fougère grand aigle et fragon aux jeunes pousses comestibles, genêt à tiges de jonc dont les fibres peuvent se tisser ainsi que la salsepareille odorante, régal des Schtroumpfs… Quelques participants étant férus de botanique et de nourriture bio, les échanges fructueux et teintés d’humour ont jalonné cette balade d’automne instructive.

Un Parasol Chinois à Reynés

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Il était une fois… Ainsi pourrait commencer un conte de fées intitulé « Karl Joseph Von Firmian et le Parasol de Chine ». Mais voilà, l’histoire vraie se déroule à Reynés, à la Forge exactement où un jardinier découvre la naissance d’une plante inconnue. De repiquage en transplantation, c’est maintenant un arbre magnifique qui se dresse dans son jardin. Baguette magique, tramontane ou malice d’un copain voyageur, Michel ne comprend toujours pas comment cette graine a atterri chez lui. Seul l’arboretum d’Amélie et le Jardin des Plantes de Montpellier recèlent un exemplaire de cette espèce venue d’Asie. C’est la Sterculia Platanifolia ou Firmiana Simplex, du nom de son découvreur, directeur du jardin Botanique  de Padoue où il l’installe au XVIII° siècle. Les poètes et lettrés chinois l’ont planté dans leur pays et en ont fait leur emblème.

 Le bois dur mais léger de cet arbre de quinze mètres de haut, à l’écorce lisse d’un vert grisâtre, est utilisé pour la confection d’instruments de musique. Les feuilles caduques palmées dispensent un bel ombrage, mais ont une odeur légèrement fétide. Son nom est dérivé de Sterculius, le dieu romain des toilettes, et en latin, stercus désigne les excréments. Rien n’est parfait… Au contraire, les petites fleurs en clochettes crème sont parfumées et abondantes au printemps, donnant des fruits assez spectaculaires car ils sont foliacés papyracés, un peu comme de gros physalis fins comme du papier. Ces carpelles s’ouvrent et disséminent les graines qui se développent à l’air libre, prenant une teinte turquoise.

La reproduction se fait par semis de graines fraîches ou par bouturage. Bien arrosée et à l’abri du grand gel l’espèce reynésienne a prospéré pour donner cette merveille qui fait l’admiration de tous. Un conte de fées qui se termine en beauté…   

Pour de plus amples renseignements sur le « Parasol Chinois », consulter le site Internet : « Fleurs du Roussillon » de Jean Tosti.  

21:53 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)