10/10/2017

Balade Botanique sur le thème de la biodiversité

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 Dans le cadre de l’Eco-festival organisé à Céret par « Vallespir Terres Vivantes », le botaniste reynésien Marcel Juanchich a organisé une rando botanique très appréciée par une trentaine de visiteurs. D’un talus à « l’aspre » proche du cimetière au milieu humide en bordure du Correc de Nogarède, une grande diversité de plantes a pu être observée. Marcel fait remarquer que la végétation locale reprend ses droits et prospère malgré les plantations nouvelles. Entre le grand mélia, « arbre à chapelet » de l’Himalaya, le mimosa venu du sud, le platane anthropophile et le cyprès de l’Arizona, s’étagent chênes, micocouliers, tilleul ou aulnes. Le châtaignier ayant remplacé le chêne vert au XIX° siècle, pour son exploitation dans l’agriculture, est malheureusement victime d’une maladie qui le décime après avoir connu un déclin dû au phylloxera. De jeunes chênes rouges d’Amérique ont sûrement fait le voyage au fil de l’eau avant de s’enraciner sur la berge. Un sous-bois dense offre laurier-tin, garance accrocheuse, séneçon du Cap envahissant, buddleia aux racines abritant des poissons, recherchées par les pêcheurs, fougère grand aigle et fragon aux jeunes pousses comestibles, genêt à tiges de jonc dont les fibres peuvent se tisser ainsi que la salsepareille odorante, régal des Schtroumpfs… Quelques participants étant férus de botanique et de nourriture bio, les échanges fructueux et teintés d’humour ont jalonné cette balade d’automne instructive.

Un Parasol Chinois à Reynés

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Il était une fois… Ainsi pourrait commencer un conte de fées intitulé « Karl Joseph Von Firmian et le Parasol de Chine ». Mais voilà, l’histoire vraie se déroule à Reynés, à la Forge exactement où un jardinier découvre la naissance d’une plante inconnue. De repiquage en transplantation, c’est maintenant un arbre magnifique qui se dresse dans son jardin. Baguette magique, tramontane ou malice d’un copain voyageur, Michel ne comprend toujours pas comment cette graine a atterri chez lui. Seul l’arboretum d’Amélie et le Jardin des Plantes de Montpellier recèlent un exemplaire de cette espèce venue d’Asie. C’est la Sterculia Platanifolia ou Firmiana Simplex, du nom de son découvreur, directeur du jardin Botanique  de Padoue où il l’installe au XVIII° siècle. Les poètes et lettrés chinois l’ont planté dans leur pays et en ont fait leur emblème.

 Le bois dur mais léger de cet arbre de quinze mètres de haut, à l’écorce lisse d’un vert grisâtre, est utilisé pour la confection d’instruments de musique. Les feuilles caduques palmées dispensent un bel ombrage, mais ont une odeur légèrement fétide. Son nom est dérivé de Sterculius, le dieu romain des toilettes, et en latin, stercus désigne les excréments. Rien n’est parfait… Au contraire, les petites fleurs en clochettes crème sont parfumées et abondantes au printemps, donnant des fruits assez spectaculaires car ils sont foliacés papyracés, un peu comme de gros physalis fins comme du papier. Ces carpelles s’ouvrent et disséminent les graines qui se développent à l’air libre, prenant une teinte turquoise.

La reproduction se fait par semis de graines fraîches ou par bouturage. Bien arrosée et à l’abri du grand gel l’espèce reynésienne a prospéré pour donner cette merveille qui fait l’admiration de tous. Un conte de fées qui se termine en beauté…   

Pour de plus amples renseignements sur le « Parasol Chinois », consulter le site Internet : « Fleurs du Roussillon » de Jean Tosti.  

21:53 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

15/08/2017

Jean-Jacques et la cuisine solaire

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Reynésien d’adoption, Jean-Jacques Serra est un spécialiste de l’énergie solaire puisque sa carrière s’est déroulée à Odeillo où il était directeur du four solaire militaire.

Il a présenté de nombreuses conférences sur ce sujet, comme à Reynés en 2014, à Canet, Sorède, Arles sur Tech, à Béziers, Grenoble, à Porto ou à Faro, au Portugal, dans le cadre du Congrés Consolfood  sur la cuisine solaire en janvier dernier. Il retournera au Portugal en 2018 pour présenter une communication sur le Padre Himalaya et au printemps 2018, il tiendra à Collioure une conférence sur l’histoire des fours solaires.

C’est donc avec passion qu’il a participé en tant que membre de la commission scientifique à la reconstruction du four solaire de Sorède avec l’Association « Les Amis du Padre Himalaya ». Cette réalisation fantastique, fruit d’un travail et d’une expérience de longue haleine, est opérationnelle depuis  un an avec un nombre important de visiteurs.

Parmi les projets envisagés a été programmé le dimanche 27 août un événement remarquable dont Jean-Jacques est l’instigateur : l’organisation sur le site du Mas del Ca à Sorède d’une journée de démonstration de cuisine solaire et d’emploi de procédés solaires pour le traitement de la nourriture.

L’objectif de cette journée est de favoriser la rencontre entre inventeurs et fournisseurs de cuiseurs solaires, spécialistes reconnus, utilisateurs de ce type de matériel, et le grand public.

Jean-Jacques a contacté plusieurs personnalités et associations qui ont répondu favorablement à son invitation. Des professeurs portugais, espagnols et français se succèderont donc tout au long de la journée et des stands de présentation de matériel par des fabricants, distributeurs ou pratiquants seront ouverts.

Il faut juste espérer que le soleil sera au rendez-vous…

Pour contact et réservation : 06 42 45 29 19 ou contact@foursolaire.org