12/11/2016

Les Mérens sont de retour !

 

Emile charge son mulet.jpgfête des mulets.JPGMarie-Jeanne se souvient.JPG

Ces chevaux de Cerdagne si caractéristiques redescendent dans la plaine après une saison passée en estive à se gorger d’herbe tendre et de bon air de la montagne.

Ils vont retrouver leurs pâturages de bord de mer, les bottes de foin et les granulés qui feront leur ordinaire durant ces mois d’hiver où ils seront à l’abri des rigueurs et où les poulains prendront des forces pour remonter au printemps prochain.

Durant les beaux jours, ils n’ont pas fait que se prélasser ! Bâtés par Nathalie, leur propriétaire, ils ont effectué divers travaux de débardage, tirant les billes de bois sur les pentes escarpées, ou de portage de matériel pour EDF, relayant ainsi le coûteux hélicoptère sur des terrains malaisés.

Ils ont également promené des touristes avec des balades attelées pour découvrir des paysages grandioses.

 

Des Mérens à Reynés.

Ces Mérens, robustes et endurants, étaient utilisés dans les campagnes au siècle dernier pour labourer les propriétés ou débarder le bois.

Ils étaient choisis également pour leur petite taille car ils devaient passer à l’aise sous les branches des cerisiers.

A Reynés chaque ferme possédait une ou plusieurs bêtes de trait ou de bât pour les travaux des champs, en général des « maxos », mulets, au pied sûr ou des mules plus obéissantes. Certains, moins fortunés, les louaient à la journée pour le labourage ou le transport de marchandises.

 Devic, Villaroge, Julia, Cal Oliu, Can Madern, Can Bacou et bien d’autres… utilisaient un animal qu’ils soignaient de leur mieux et auquel ils s’attachaient pour une quinzaine d’années environ, le travail harassant ne leur permettant pas une très longue vie.

 

Témoignages

Marie-Jeanne se souvient : « Mon grand-père Jean Danyach, ayant abandonné son métier de typographe pour devenir « traginer », muletier, possédait trois mulets. Deux pour l’attelage et le troisième en remplaçant. Il coupait le bois de chêne avec une scie circulaire et le vendait à Céret. Il le transportait avec la charrette jusqu’à la Crouette devant l’église où un camion prenait le relais. On avait aussi un âne du Poitou qui labourait le jardin et les champs. »

Durant la deuxième guerre mondiale, le cheval du mas Casals fut exempté de réquisition grâce à son mauvais caractère. Michel Planes en garde un souvenir ému: « Bijou était entier et plein de fougue, il s’est cabré devant officier qui voulait s’en emparer, ce qui lui valut d’être réformé pour conduite indocile ! »

Josette de Can Borreill raconte: « Au mas Villacèque, la fermière allait de bon matin vendre les produits du jardin au marché d’Amélie avec son âne attelé à la charrette. Au retour, vers quatorze heures, elle s’endormait tandis que l’animal continuait sa route, sachant qu’à l’arrivée il aurait droit à sa pitance. »

Prosper explique: « Au 19° siècle, mon arrière grand père Laurent Madern avait construit une forge près de l’actuelle boulangerie du Pont de Reynés. Les anneaux d’attache des animaux à ferrer sont encore fixés sur la façade portant la date 1865. Son fils Pierre continua l’activité jusqu’en 1900. Les clients payaient parfois en pain, haricots, paille, blé… ce qui convenait parfaitement au maréchal ferrant de l’époque. »

 

Les chevaux de nos jours

Actuellement les chevaux de Reynés sont surtout destinés aux balades, comme Soledad, trente trois ans, ou Milord, palomino de vingt neuf ans, qui arpentent les chemins des montagnes de Reynés et dont l’espérance de vie est plus longue.

Quelques ânes débroussailleurs font la joie des enfants qui leur offrent pain ou pommes.  

Mais pour les amoureux des chevaux, la transhumance est toujours un magnifique spectacle  attendu avec enthousiasme.

 

10/11/2016

Arceaux de stationnement pour vélos

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Dans le cadre du schéma de mobilité durable, la Communauté de Communes du Vallespir a procédé sur la commune de Reynés à l’installation de treize arceaux de stationnement pour vélos. La vogue croissante de cette pratique favorisée par la Véloroute-Voie Verte permet le développement des déplacements doux. Cet itinéraire sécurisé entre Argelès sur Mer et Prats de Mollo offre en Vallespir près de trente trois kilomètres de voies idéales pour faire des balades à la journée, roller, trottinette ou se rendre au travail sans voiture

Les arceaux ont été disposés à différents endroits stratégiques, au village, devant l’école, la boulangerie, la pharmacie, au Vilar et à la Forge.

C’est la Serrurerie du Vallespir qui a réalisé ce matériel, deux cent trente au total, portant le logo de la CC.

Cet aménagement est très apprécié des cyclistes qui peuvent ainsi faire halte et quitter leur vélo pour un moment en toute sécurité.

11/10/2016

Réunion des associations

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Une réunion préparatoire au forum des associations du dimanche 23 octobre a eu lieu dans la salle des Echoppes du Pont de Reynés.

Après quelques mots de Jean-François Dunyach, maire de Reynés pour remercier et encourager les associations qui font vivre le village, la parole était donnée aux différents présidents et délégués présents.

Chacun a pu ainsi exposer sa mission et ses projets.

Outre la Gymnastique Volontaire, l’Amitié Reynésienne, Bailando, Eclats de Danse et le Judo Club du Vallespir déjà présentés, Reynés Patrimoine Culturel offre depuis douze ans conférences, expositions de photos, sorties botaniques et géologiques et Cistells i banastes ses stages de tressage et sa fête des paniers. Les Anciens Combattants accueillent des sympathisants  ayant participé à des opérations extérieures partout dans le monde, assurent les cérémonies patriotiques et organisent voyages, lotos et repas dansants.

L’Association de Pêche gère le Tech et ses affluents et organise chaque année un concours pour les jeunes à Céret et l’an prochain un concours réservé aux femmes à Reynés.

Les concours d’été de la Pétanque ont obtenu un franc succès et les adhésions progressent. En hiver les concours se dérouleront les mardis après-midi.

La Ronde de Reynés après vingt six ans d’existence a vu quatre cent vingt coureurs et cent quatre vingt marcheurs s’inscrire cette année. La course et la grillade, la soirée bénévole et la rando-restau sont les points forts préparés au cours de douze réunions annuelles.

La Récré organise vide-greniers, rifles et bal costumé au profit des écoles. La présidente souhaite passer la main et cherche de nouveaux membres du bureau.

Le Centre Culturel Catalan du Vallespir édite la revue « Vallespir » en catalan et organise une fête catalane transfrontalière le 9 octobre à Arles sur Tech. Il assure en outre des cours de catalan gratuits dans la salle des Echoppes le jeudi à 18 H.

Canviem, avec ses quarante adhérents œuvre pour défendre les habitants de Reynés face aux décisions concernant les zones rouges.

Le Comité d’Animation, comme son nom l’indique, organise les fêtes traditionnelles du village et recherche activement de nouveaux bénévoles.

Le Comité de Jumelage Reynés-Maçanet de Cabrenys fait vivre les relations avec la Catalogne Sud à travers fêtes et manifestations diverses.

Trenca Cames est un groupe d’amateurs de football qui se réunissent régulièrement pour pratiquer leur sport préféré.

Hélène Billes-Bouf présente une nouvelle association Pedres i Pedretes créée pour récolter des fonds affectés à la restauration du patrimoine, grâce à des concerts ou autres activités. Gérard Fons expose les travaux en projet dans la salle des Echoppes, Montserrat Escudero précise les modalités d’utilisation de la salle, qu’elle soit régulière ou occasionnelle et Alexandre Raymond suggère de mettre au point un agenda mensuel pour récapituler les diverses activités des associations.

Le forum se déroulera le dimanche 23 octobre à partir de 14 H au village, le jour du vide-grenier de la Récré. Il sera suivi de la réception des nouveaux arrivants à 16 H 30 avec projection du film sur Reynés et castanyada-vi nou à laquelle tous les reynesencs sont invités