14/12/2016

Le Judo Club du Vallespir à Reynés

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« Hadjime ! Mate ! 1 ! 2 ! 3 ! » Durant l’échauffement les élèves obéissent aux injonctions lancées par Florian, leur professeur, travaillant ainsi la réactivité, la mémoire et la souplesse avant de passer aux choses sérieuses. Le premier cours est réservé aux plus jeunes qui apprennent à tomber, chute avant, chute arrière, sur le côté. La gestuelle est très structurée, les positions des membres et du corps bien spécifiques, le mouvement doit se dérouler en douceur pour éviter toute blessure. Les réflexes sont alors intégrés et deviennent automatiques.

Le second cours accueille des plus grands pour un apprentissage de combats en duo. Là aussi on ne fait pas n’importe quoi. Tous les gestes sont codés pour être efficaces mais pas dangereux.

Antoine-Gilbert Ramos, le président de l’association, participe également, sa grande stature renversée et maintenue au sol par un jeune en kimono blanc et ceinture blanche à liseré jaune, (intermédiaire entre ceinture jaune et ceinture orange).

Les élèves progressent au fil des ans et changent de couleur jusqu’à devenir ceinture noire après avoir subi l’épreuve technique du « Kata », ensemble d’arbitrage, de neuf prises à droite, neuf prises à gauche et de cinq combats.

Le judo est un sport noble qui permet l’épanouissement physique et moral des pratiquants. Le salut est de rigueur, avant et après l’entrée sur le tatami, avant et après le combat, comme marque de respect envers l’adversaire, le professeur, mais aussi le matériel.

Le Judo Club du Vallespir, affilié à la FFJDA (Fédération Française de Judo et Disciplines Associées), intervient sur cinq communes, Amélie les Bains, Arles sur Tech, Saint-Laurent de Cerdans, Prats de Mollo et Reynés avec cent soixante deux adhérents de quatre à soixante ans et plus, encadrés par six bénévoles dont deux professeurs salariés possédant un diplôme d’état.

La licence ouvre droit à un passeport sportif contenant les renseignements et le niveau de chaque élève, lui permettant de se rendre dans d’autres clubs.

L’association recherche actuellement des sponsors qui figureront sur le calendrier annuel départemental.

Renseignements et inscriptions au 06 19 58 46 21, 06 05 08 06 95 ou 06 18 60 63 86.

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24/11/2016

Nouvelle association à Reynés : « Eclats de Danse 66»

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 « Baissez les épaules ! Redressez le dos »… « Inspirez, soufflez ! » Anaïs Borralho montre l’exercice avant de se déplacer dans la salle pour corriger une posture ou donner un conseil.

Quelques soupirs, sourires et échanges de sensations entre élèves ponctuent chaque fin de série. Les mouvements paraissent simples mais sont parfois ardus à réaliser correctement, l’amplitude et la souplesse n’étant pas toujours évidentes.

Mais les adeptes de la méthode de renforcement musculaire, inventée par Joseph Pilates pour développer le corps en harmonie, sont conscientes du bienfait de ce travail en profondeur pour raffermir muscles et articulations.

Aujourd’hui elles utilisent le « magic circle », un anneau destiné à être pressé entre mains, bras ou jambes, renforçant ainsi l’impact de l’effort.

La musique lancinante de « Classic Hang Yoga » distille une atmosphère propice à la concentration.

Pour s’inscrire au cours du mercredi  de 19H à 20H, téléphoner au 07 77 75 73 71 ou envoyer un mail à « anais.dansepilates@hotmail.com ».

18:50 Publié dans Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

12/11/2016

Les Mérens sont de retour !

 

Emile charge son mulet.jpgfête des mulets.JPGMarie-Jeanne se souvient.JPG

Ces chevaux de Cerdagne si caractéristiques redescendent dans la plaine après une saison passée en estive à se gorger d’herbe tendre et de bon air de la montagne.

Ils vont retrouver leurs pâturages de bord de mer, les bottes de foin et les granulés qui feront leur ordinaire durant ces mois d’hiver où ils seront à l’abri des rigueurs et où les poulains prendront des forces pour remonter au printemps prochain.

Durant les beaux jours, ils n’ont pas fait que se prélasser ! Bâtés par Nathalie, leur propriétaire, ils ont effectué divers travaux de débardage, tirant les billes de bois sur les pentes escarpées, ou de portage de matériel pour EDF, relayant ainsi le coûteux hélicoptère sur des terrains malaisés.

Ils ont également promené des touristes avec des balades attelées pour découvrir des paysages grandioses.

 

Des Mérens à Reynés.

Ces Mérens, robustes et endurants, étaient utilisés dans les campagnes au siècle dernier pour labourer les propriétés ou débarder le bois.

Ils étaient choisis également pour leur petite taille car ils devaient passer à l’aise sous les branches des cerisiers.

A Reynés chaque ferme possédait une ou plusieurs bêtes de trait ou de bât pour les travaux des champs, en général des « maxos », mulets, au pied sûr ou des mules plus obéissantes. Certains, moins fortunés, les louaient à la journée pour le labourage ou le transport de marchandises.

 Devic, Villaroge, Julia, Cal Oliu, Can Madern, Can Bacou et bien d’autres… utilisaient un animal qu’ils soignaient de leur mieux et auquel ils s’attachaient pour une quinzaine d’années environ, le travail harassant ne leur permettant pas une très longue vie.

 

Témoignages

Marie-Jeanne se souvient : « Mon grand-père Jean Danyach, ayant abandonné son métier de typographe pour devenir « traginer », muletier, possédait trois mulets. Deux pour l’attelage et le troisième en remplaçant. Il coupait le bois de chêne avec une scie circulaire et le vendait à Céret. Il le transportait avec la charrette jusqu’à la Crouette devant l’église où un camion prenait le relais. On avait aussi un âne du Poitou qui labourait le jardin et les champs. »

Durant la deuxième guerre mondiale, le cheval du mas Casals fut exempté de réquisition grâce à son mauvais caractère. Michel Planes en garde un souvenir ému: « Bijou était entier et plein de fougue, il s’est cabré devant officier qui voulait s’en emparer, ce qui lui valut d’être réformé pour conduite indocile ! »

Josette de Can Borreill raconte: « Au mas Villacèque, la fermière allait de bon matin vendre les produits du jardin au marché d’Amélie avec son âne attelé à la charrette. Au retour, vers quatorze heures, elle s’endormait tandis que l’animal continuait sa route, sachant qu’à l’arrivée il aurait droit à sa pitance. »

Prosper explique: « Au 19° siècle, mon arrière grand père Laurent Madern avait construit une forge près de l’actuelle boulangerie du Pont de Reynés. Les anneaux d’attache des animaux à ferrer sont encore fixés sur la façade portant la date 1865. Son fils Pierre continua l’activité jusqu’en 1900. Les clients payaient parfois en pain, haricots, paille, blé… ce qui convenait parfaitement au maréchal ferrant de l’époque. »

 

Les chevaux de nos jours

Actuellement les chevaux de Reynés sont surtout destinés aux balades, comme Soledad, trente trois ans, ou Milord, palomino de vingt neuf ans, qui arpentent les chemins des montagnes de Reynés et dont l’espérance de vie est plus longue.

Quelques ânes débroussailleurs font la joie des enfants qui leur offrent pain ou pommes.  

Mais pour les amoureux des chevaux, la transhumance est toujours un magnifique spectacle  attendu avec enthousiasme.