20/06/2018

Un air d’Andalousie à Reynés avec Bailando

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Sur un rythme de castagnettes et de claquements de talons évoquant les battements du cœur, l’association Bailando a offert lors de ses « Portes Ouvertes »  une prestation de toute beauté. Spectacle haut en couleurs  dans le bruissement des robes virevoltantes et l’ondoiement des éventails, avec des notes fortes ou douloureuses tout comme sont les saisons de la vie. Les jeux de mains, la souplesse des doigts et des poignets, la tête haute et le menton volontaire, bras et jambes exprimant l’ardeur des sentiments, le corps à l’unisson raconte l’histoire toujours renouvelée de la rencontre, la passion, la dispute et la réconciliation.

Avec « Amores de niňos Sevillana », « Allegria El Trini », le « Fandango de Huelva »… les solos de la jeune Marie et de Sandrine, la professeure, les danses s’enchaînaient, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Choisie par Dickie la présidente, une Sevillana mâtinée de sardane, à l’origine floue, évoquait le rapprochement avec le patrimoine catalan.

Les danseuses invitaient ensuite les spectateurs à se joindre à elles pour une Sevillana festive, avant le tirage de la tombola et l’apéritif dînatoire.

Par quelques mots, Marie la trésorière manifestait son « plaisir de se retrouver dans la joie, de danser et de s’amuser en apportant avec elles un peu d’Andalousie. Bailando con todos, bailando sempre. (Danser ensemble, danser toujours) » .

« Une heure de Sevillanes équivalant à deux heures de gym, 300 m de nage libre ou une séance chez le psy, pour une petite cotisation à l’association, payez-vous « une santé d’enfer ».

Contacts : 06 34 68 93 88/ 06 71 37 87 52/ contactbailando@gmail.com  

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06/06/2018

La véritable histoire de « La Sardane de la Paix »

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Sur la proposition de Roland Enard, les jeunes cinéastes de l’association EoDianoïa (EOD Production) de Reynés, Mathias Lang président, Alexandre Escudero trésorier, Enzo Gomez secrétaire et leurs  amis, ont rencontré trois témoins de cet événement afin de rétablir la vérité sur certains points sujets à polémique concernant la genèse de l’œuvre de Picasso.

20 septembre 1953. Après la course de taureaux organisée pour la fête de la Saint-Ferréol et présidée cette année-là par Pablo Picasso, la section locale du Parti Communiste Français invite le peintre à un vin d’honneur au Grand Café. A l’étage, dans la salle du Cercle, siège du Céret Sportif, ils sont une vingtaine, Picasso, Edouard Pignon, personnalités et amis, installés autour des guéridons en marbre. Pierre Mau, professeur de dessin et membre du PC, demande alors à Picasso de laisser une trace de son passage à Céret.

Dans ce café tenu par Emile Erre et son épouse, André Bosch, fils de la propriétaire, possède un plumier et un encrier car il « aime écrire en ronde ».

On apporte aussitôt le matériel nécessaire. L’artiste commence par mâchouiller le manche d’un porte-plume en bambou et trempe le pinceau improvisé dans l’encre avant d’ébaucher un premier dessin qu’il déchirera car il ne lui convient pas. Il prend une autre feuille de papier Canson, et « en quelques coups de traits » dessine la célèbre sardane, symbole de fraternité, et la colombe de la paix. A la demande de Pierre Mau, il appose sa signature.

La « Sardane de la Paix » vient de naître.

 Le maître offre le dessin à ses camarades qui conserveront l’œuvre quelques années avant d’en faire don au Musée de Céret.

Cette année-là, André Bosch, récemment décédé, avait vingt ans, Edgar Bardagué quatorze ans et Serge Guisset dix sept ans.

Edgar déplore certaine rubrique journalistique donnant de fausses informations sur le déroulement de cet événement et regrette que soit effacée sur certaines reproductions l’inscription: « Don de la section du Parti Communiste Français ». Il souhaite « que la mémoire reste, car un jour on ne sera plus là… »

Pour Serge, « Ce don des copains du PC est une démarche culturelle qui les honore…Supprimer l’inscription est une tromperie. »

André était un inconditionnel de Picasso. « J’ai admiré son talent le jour où il a dessiné à l’envers, sur une table du Grand Café, le visage d’une femme pour que Manolo, assis en face de lui comprenne de qui il parlait ».

Si quelques détails divergent, comme l’encre de Chine ou Waterman, la sardane dessinée avant la colombe ou l’inverse..., tous ces témoignages recueillis par l’équipe de cinéastes constituent un relevé des mémoires d’un événement culturel qu'il convient, d’après Maxime Escriba, historien, de trier pour se rapprocher le plus possible de la vérité. Après huit mois de travail, mission accomplie pour les jeunes bénévoles de l’association reynésienne dont les projets audiovisuels ont pour objectif de diffuser la culture locale spécialement de Reynés et Céret.

05/06/2018

Festa Major de Tapis

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L’église Sant Briç de Tapis, édifice préroman du X° siècle a résonné des accents de la Moreneta, Muntanyes del Canigó, Muntanyes Regalades et le Virolai magistralement interprétées par la cobla Principal del Rosselló dont la musique selon le Père Pierre qui officiait, « allège nos âmes et éclaire la voie du ciel ».

La Festa Major de ce hameau de Maçanet de Cabrenys est fréquentée par nombre de vallespiriens de Coustouges, Saint-Laurent de Cerdans Arles ou Reynés, village jumelé.

La liaison entre les deux Catalognes, scellée par le pont du Riu Major en 1985, a favorisé les passages et permis le développement de Tapis, avec l’hôtel restaurant can Mach de renommée internationale.

Jeunes et vieux se sont donné la main pour les sardanes sous les guirlandes multicolores bruissant entre les frênes de la petite place. Une tombola a permis de gagner des lots conséquents. Le tirage au sort est insolite pour les catalans du Nord : des tickets en ribambelles comportant dix numéros à quatre chiffres (tires) sont vendus aux participants. Une « main innocente » choisit au hasard une carte d’un jeu de « truc ». Le premier numéro tiré désigne le chiffre des unités, le second les dizaines, et ainsi de suite… Le suspens reste entier jusqu’au chiffre des mille…

Mercè Bosch, la mairesse de Maçanet, a ensuite révélé les lauréats du concours de photos par Instagram. Trois thèmes étaient proposés : « A vista d’Ocell » (photo prise en hauteur), « Ocell a la Vista » (photo d’oiseau) ou « Gastronomia » (photo de préparation culinaire). A 586 m d’altitude, l’air fraîchissait tandis que la « Santa Espina » unissait tous les danseurs pour une dernière ronde autour des musiciens et que le soir tombait sur le massif du roc de Fraussa, la montagne d’el Fau et la baie de Roses. 

19:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)