11/06/2018

Une MAM (Maison d’Assistantes Maternelles) à Reynés

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Une conjonction d’opportunités, l’association Les Reynettes  en quête d’un local et la mairie  possédant deux appartements municipaux disponibles, il n’en fallait pas plus pour que le projet voie le jour.

Après deux ans de démarches auprès de la Préfecture, du Conseil Départemental et l’obtention de l’agrément de la PMI (Protection Maternelle et Infantile), Brigitte de Félice et Christelle Chillon, assistantes maternelles agréées, peuvent accueillir quatre enfants chacune, jusqu’à l’âge de quatre ans.

Des travaux ont été effectués par la mairie, les deux logements réunis créant un vaste espace, confortable et lumineux et le conjoint de Brigitte, Boris Terreaux, a réalisé intégralement l’aménagement  intérieur et extérieur.

Le dossier comportant un projet pédagogique et le règlement intérieur a été accepté. Brigitte ayant suivi l’école Montessori à Paris, elle se dit sensibilisée à la recherche du développement personnel et de l’autonomie de l’enfant, démarche rendue possible avec un petit groupe d’enfants dans un environnement familial.

La structure fonctionne avec pour l’instant quatre enfants inscrits. Mobilier à hauteur d’enfant, nombreux jeux d’éveil, coins de repos, baies vitrées agrémentées  de décorations florales, le cadre est plaisant et chaleureux, « accueillant et fonctionnel » de l’avis des parents.

L’inauguration s’est déroulée en présence de Jean-François Dunyach, maire de Reynés, qui se félicite de cette ouverture et affirme que « l’école Montessori, c’est l’avenir ». Brigitte et Christelle sont soulagées, « après bien des émotions et des frayeurs », de voir l’aboutissement du projet, préparé « en bonne osmose avec tous ceux qui nous ont soutenus, même indirectement,  grâce surtout à monsieur Dunyach qui s’est fortement impliqué en allant frapper aux bonnes portes. »

Des membres du Conseil municipal étaient présents, entre autres Hélène Billes, adjointe du maire et cheville ouvrière du projet, Odile Sudriès, puéricultrice à la PMI, qui a également joué un rôle essentiel pour l’avancement du projet.

Parmi les invités, Brigitte Baranof, médecin responsable du pôle PMI, Liliane Garcès, directrice du RAM (Réseau d’Assistantes Maternelles), Marie-Claude Pujolar assistante sociale, Anne Jaboulay, puéricultrice, parents et enfants.

L’inauguration s’est terminée de façon fort sympathique par un apéritif offert par la mairie et la MAM.

Les inscriptions sont encore possibles pour les parents qui le souhaitent en téléphonant au 04 48 89 22 96.

Les tarifs de la MAM seront fixés par l’assistante maternelle et en fonction des revenus de la famille la CAF pourra participer au financement de la dépense. 

01/06/2018

Un berger Peul de passage à Reynés

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Dans la cuisine de can Perot, où Daroussa Albade est pour quelques jours l’hôte de Michèle Cardonne, le thé vert jaillit de la théière en cascade odorante pour bouillonner dans les verres étroits sans qu’une goutte ne se perde. Ce geste ancestral des bergers Peuls du Saharra nigérien, Daroussa, coiffé du chèche blanc et noir et drapé dans une tunique colorée, le reproduit six fois de suite d’une main sûre, afin de permettre aux molécules de développer leurs arômes.

Daroussa est un éleveur de chameaux, chèvres et buffles, venu de son lointain village du Niger, pour mener en France une mission de solidarité afin d’aider la population et œuvrer à améliorer ses conditions de vie précaire.

Il est l’initiateur et le responsable de l’association solidaire « Tabarkat » (petite oasis), créée par les habitants de Tadist, qui récolte des fonds en sillonnant les pays d’Afrique et d’Europe.

Cette belle aventure débute en 2008 à Rennes, siège de l’association « Gorom Gorom » qui a initié une action de solidarité envers la région de Tchinta-Baraden, à l’ouest du Niger, et des relations étroites se sont forgées entre les deux associations.

Dans cette région sahélienne, la scolarisation des enfants constitue un enjeu majeur de développement. Des réalisations multiples ont pu être menées à bien, construction d’un bâtiment d’école en dur, d’un internat pour les élèves, latrines, puits, maison d’accueil…

Trente neuf élèves ont ainsi pu être scolarisés et un instituteur nommé par le gouvernement nigérien est logé dans une maison en torchis.

Daroussa ne sait pas écrire. Dans un milieu où la culture orale est prépondérante, il a appris le français pour pouvoir s’exprimer et communiquer, tenir des entretiens, débats et causeries et faire connaître la situation de son pays et les projets possibles grâce à l’octroi de fonds et de dotations des divers partenaires.

Daroussa présente à Michèle et à ses ami(e)s et invité(e)s venus le rencontrer quelques objets d’art réalisés par ce peuple d’éleveurs forgerons, qui travaillent le cuir de chèvre ou fabriquent des bijoux en argent.

Après un périple de deux mois, Daroussa retrouvera sa femme et ses quatre enfants pour poursuivre son action sur le terrain et conduire le projet de permettre à un maximum d’enfants d’accéder à la scolarisation dans les meilleures conditions possibles.

Pour en savoir plus, consulter le site : « Une maison d’Accueil au Niger ». 

25/04/2018

L’école de Reynés dans le creuset des énergies renouvelables

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  Le magnifique projet pédagogique de l’année dernière avait mené les écoliers reynésiens de la haute vallée du Tech jusqu’à l’embouchure du fleuve qui n’a plus de secret pour eux. Observations et recherches avaient abouti à une superbe exposition interactive représentant le massif montagneux et la vallée du Tech en 3D. Ce travail collectif guidé par des enseignantes motivées, voit son prolongement cette année avec la découverte de l’environnement du massif du Canigó, faune, flore, activités minières et pastorales… et leur évolution au fil du temps.

C’est ainsi que l’école au grand complet, bénéficiant des transports gratuits du Conseil Départemental pour les visites de sites répertoriés, s’est rendue à Sorède au pied des Albères.

Dans un décor de rêve, Canigó enneigé et mer bleu d’azur en toile de fond, la journée ensoleillée a été riche de connaissances recueillies qui seront exploitées pédagogiquement en classe.

Le temps fort était le Four Solaire que le Padre Himalaya avait installé en 1900 au col del Buc, reconstitué à l’identique au mas del Ca par une équipe de bénévoles. Les spectaculaires démonstrations de canettes désintégrées en quelques secondes, de bois igné fumant, de plomb fondu dans le creuset du grand four orientable, d’eau bouillie dans une marmite sur un cuiseur solaire ont captivé les écoliers munis de lunettes de protection, qui ont spontanément applaudi. Jean-Jacques Serra, maître d’œuvre de l’ouvrage, était intervenu dans un premier temps à l’école pour des explications sur l’énergie solaire à l’aide de quelques instruments témoins. Cette approche de notions scientifiques par des expériences vécues et concrètes est irremplaçable et chaque élève en retire des acquis à sa portée.

La seconde visite était pour la forge catalane du Martinet de 1784, au cœur de la Vallée Heureuse. Là encore les écoliers ont été sensibles aux explications de René Le Gall sur les installations et les fonctions de l’air et de l’eau nécessaires pour actionner roue à aubes et marteau afin de modeler le fer chauffé au charbon de bois, techniques recelant bien des mystères qui devront être approfondis. Les superbes maquettes de Bernard Margail permettaient d’en mieux comprendre le fonctionnement.

Les tout petits de la maternelle ont pu admirer les tortues de la Vallée, suricates, alpagas, ouistitis, chèvres et même un petit veau adorable que chacun aurait bien pris dans ses bras.

Cette première sortie de l’école, étape importante du grand projet élaboré en étroite collaboration, est partie prenante des méthodes pédagogiques adoptées par les enseignants de Reynés, qui permettent aux élèves de développer leurs compétences et d’acquérir l’autonomie nécessaire à la construction du savoir.  

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