09/04/2018

Une Reynésienne remporte la sélection au Radio-crochet du canton du Canigó.

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Samedi, 21H, comme chaque année à la même époque, la salle Jean Trescases à Amélie les Bains a accueilli les épreuves du radio crochet. Treize candidats sont en lice pour cette sélection sur le Canton Canigó.

Deux Reynésiens y participent, Carine Blanch à la 5ème place et Nicolas Thadée en 13ème position. Notre candidate chante « Rue de la paix » de Zazie et reçoit de nombreux applaudissements de la part du public.

Vient le moment tant attendu de la proclamation des résultats. Carine Blanch décroche la première place sous les applaudissements et les félicitations. Elle participera donc à la grande finale départementale où elle représentera avec fierté le canton Canigó.

Fille de Marie et Jean-Jacques Blanch, maman d’une petite Anaïs, Carine, trente quatre ans, est une ancienne élève de l’école du Pont de Reynés. Après le podium à la Ronde de Reynés en Vallespir (3° au scratch sur la grande course) dimanche dernier, la professeure d’Education physique aux collèges d’Arles sur Tech et Saint-André prouve qu’elle a plusieurs cordes à son arc. Sportive, cavalière émérite, chanteuse et guitariste, son palmarès s’étoffe avec cette nouvelle promotion.

Nous souhaitons bonne chance à Carine, ambassadrice de notre commune. Elle invite les Reynésiens et toutes les personnes du canton à venir nombreux l’encourager lors de cette finale qui aura lieu le samedi 30 juin à 21h au Palais des Rois de Majorque de Perpignan

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04/04/2018

Conférence sur les Mines en Pyrénées

Louis Auclair 17 mars 2018 (mines) (4).jpg

La dernière conférence de Reynés Patrimoine Culturel a été magistralement soutenue par Louis-Dominique Auclair, passionné d’histoire et en particulier celle des forges depuis la Protohistoire jusqu’au XIX° siècle.

Du cuivre du Néolithique aux ferrières romaines au col de la Cirere, une grande diversité de minéraux ont été exploités dans les Pyrénées, outre les hématites, le plomb souvent argentifère ou aurifère, le zinc, l’antimoine, ainsi que des pierres précieuses…

Les vestiges trouvés à Saint-Marsal, Vernet les Bains ou Ballestavy aident à comprendre  le fonctionnement des mines. La métallurgie antique serait née dans les Balkans avant de se diffuser grâce au commerce et au transport par mer.

Depuis l’utilisation de la poudre noire au XIV° siècle qui laisse les mineurs réticents, par crainte du danger,  face aux patrons en quête de rentabilité, de croissance  et de productivité, l’évolution des techniques d’exploitation s’est accélérée avec l’apparition du chemin de fer et les gisements de fer du Canigó ont perduré en déclinant jusqu’au XX° siècle (1987 pour Batère).

Louis Dominique Auclair dévoile tout un vocabulaire spécifique concernant les gisements, roches encaissantes, tailles, pendages (inclinaison du filon), pointerolle (petit pic de mineur), exhaure (technique d’évacuation des eaux)…

Il cite en exemple la mine de fer de Rancié à Vicdessos en Ariège, la plus importante exploitation de fer des Pyrénées françaises, et son système d’administration. D’abord propriété collective et indivise des habitants depuis des millénaires et régie par les Chartes des Comtes de Foix, ce sont ensuite les consuls, riches bourgeois de la vallée qui désignent des « jurats » assermentés dirigeant l’exploitation, déterminant les travaux à effectuer et fixant les prix de vente du minerai.

Les mines évoluent au fil des temps, passant de l’extraction de surface au travail en profondeur. Des réflexions sont menées sur les méthodes d’évacuation des eaux, de l’air vicié, du transport du minerai sur un chariot spécial, le « chien de mine ».

Louis Dominique Auclair cite les « mines de l’impossible » comme celle de la Mail de Bulard, à 2450 m d’altitude, qui exploitait le zinc et la galène (plomb et argent), et employait 150 mineurs en 1910, les mieux payés des Pyrénées.

 Les conditions de vie des mineurs étaient épouvantables avec dix heures de travail par jour sans eau courante, nourriture infecte, couchage sur des planches couvertes de paille, exposés à des chutes mortelles sur les falaises et dans les galeries de plus en plus profondes qui ne dégèlent pas à cette altitude et malgré tout obligation de sortir 500 kg de minerai par jour et par homme.

La conférence s’est prolongée par une discussion animée entre Louis Dominique Auclair et le public sur les mines du pays catalan.     

01/04/2018

Consultation publique en vue d’un redécoupage de la commune de Reynés

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 Une séance exceptionnelle du conseil municipal est prévue le mercredi 4 avril 2018 à 18 H à la mairie de Reynés afin d’informer les habitants de Reynés d’un projet en cours de discussion porté par les instances préfectorales des Pyrénées Orientales.                                                                                  

Dans le grand débat engagé nationalement au sujet des réductions budgétaires, un rapprochement de communes fait l’objet d’expériences pour la plupart concluantes. La singularité de la commune de Reynés et par là même la cause de nombreuses difficultés de gestion étant l’étendue du territoire, le débat a porté sur la scission de la commune et le rapprochement des deux parties ainsi constituées avec les communes voisines de Céret et Amélie les Bains.

Ce projet ne date pas d’hier. En février 1973 déjà, un extrait du « Journal National des Collectivités Locales » cite la lettre du maire de Reynés adressée au Préfet à la suite du Conseil Municipal réuni le 11 novembre 1972 pour s’élever de façon énergique contre ce jugement de Salomon :

« J'ai été surpris de constater que l'on propose (chose unique dans le département) de démanteler notre commune en deux parties, dont l'une, plus équipée, serait rattachée à Amélie-Les-Bains, et l'autre à Céret. Le Conseil Municipal, à l'unanimité, m'a chargé de vous informer qu'en aucun cas il n'accepterait ce partage entre voisins. Il me paraît donc que si des études étaient en cours dans ce sens, elles s'avèrent d'ores et déjà inutiles." 

A l'heure où le pays s'engage à marche forcée dans une réforme territoriale de grande ampleur, la commune est, elle aussi, invitée à se transformer. L'Etat offre d'importants avantages financiers aux mairies qui acceptent de se rassembler en « commune nouvelle ». Partisans et adversaires s’affrontent sur les « coûts » engendrés ou les « économies » générées par ces fusions.

En deux ans, 517 communes nouvelles ont été créées. Par exemple, Saint-Alvère-Saint-Laurent les Bâtons a fusionné avec une autre commune au 1er janvier 2017 pour créer Val de Louyre et Caudreau.

 Le Havre ou Annecy ont elles aussi connu de tels rapprochements et les expériences concluantes se multiplient.

Une information et une consultation sont donc nécessaires auprès de la population des villages concernés afin d’étudier tous les aspects de la problématique et surtout de rassurer les habitants de Reynés quant à l’avenir de leur commune.