06/06/2018

Carnet rose (Lise Bachès)

 

Agathe, deux ans, est très fière de présenter sa petite sœur Lise, née le premier mai 2018. Une petite sœur avec qui partager les jeux, les rires, les bonbons… enfin, pas tout de suite. Pour l’instant, elle observe avec curiosité ce bébé qui sourit et gazouille en lui tendant les bras. En grande sœur responsable, elle adore prendre soin de lui, donner parfois le biberon sous le regard ravi de leurs parents, Virginie et Christophe Bachès, la maman laborantine au Laboratoire d’Analyses Médicales de Céret et le papa employé à la Jardinerie du Tech. Les deux fillettes font également la joie de leurs grands-parents, Aline et Noël Aymerich et Jacqueline et Pierre Bachès. Nous souhaitons à la petite Lise, à sa sœur Agathe et à leur famille les meilleurs vœux de bonheur et de prospérité. 

La véritable histoire de « La Sardane de la Paix »

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Sur la proposition de Roland Enard, les jeunes cinéastes de l’association EoDianoïa (EOD Production) de Reynés, Mathias Lang président, Alexandre Escudero trésorier, Enzo Gomez secrétaire et leurs  amis, ont rencontré trois témoins de cet événement afin de rétablir la vérité sur certains points sujets à polémique concernant la genèse de l’œuvre de Picasso.

20 septembre 1953. Après la course de taureaux organisée pour la fête de la Saint-Ferréol et présidée cette année-là par Pablo Picasso, la section locale du Parti Communiste Français invite le peintre à un vin d’honneur au Grand Café. A l’étage, dans la salle du Cercle, siège du Céret Sportif, ils sont une vingtaine, Picasso, Edouard Pignon, personnalités et amis, installés autour des guéridons en marbre. Pierre Mau, professeur de dessin et membre du PC, demande alors à Picasso de laisser une trace de son passage à Céret.

Dans ce café tenu par Emile Erre et son épouse, André Bosch, fils de la propriétaire, possède un plumier et un encrier car il « aime écrire en ronde ».

On apporte aussitôt le matériel nécessaire. L’artiste commence par mâchouiller le manche d’un porte-plume en bambou et trempe le pinceau improvisé dans l’encre avant d’ébaucher un premier dessin qu’il déchirera car il ne lui convient pas. Il prend une autre feuille de papier Canson, et « en quelques coups de traits » dessine la célèbre sardane, symbole de fraternité, et la colombe de la paix. A la demande de Pierre Mau, il appose sa signature.

La « Sardane de la Paix » vient de naître.

 Le maître offre le dessin à ses camarades qui conserveront l’œuvre quelques années avant d’en faire don au Musée de Céret.

Cette année-là, André Bosch, récemment décédé, avait vingt ans, Edgar Bardagué quatorze ans et Serge Guisset dix sept ans.

Edgar déplore certaine rubrique journalistique donnant de fausses informations sur le déroulement de cet événement et regrette que soit effacée sur certaines reproductions l’inscription: « Don de la section du Parti Communiste Français ». Il souhaite « que la mémoire reste, car un jour on ne sera plus là… »

Pour Serge, « Ce don des copains du PC est une démarche culturelle qui les honore…Supprimer l’inscription est une tromperie. »

André était un inconditionnel de Picasso. « J’ai admiré son talent le jour où il a dessiné à l’envers, sur une table du Grand Café, le visage d’une femme pour que Manolo, assis en face de lui comprenne de qui il parlait ».

Si quelques détails divergent, comme l’encre de Chine ou Waterman, la sardane dessinée avant la colombe ou l’inverse..., tous ces témoignages recueillis par l’équipe de cinéastes constituent un relevé des mémoires d’un événement culturel qu'il convient, d’après Maxime Escriba, historien, de trier pour se rapprocher le plus possible de la vérité. Après huit mois de travail, mission accomplie pour les jeunes bénévoles de l’association reynésienne dont les projets audiovisuels ont pour objectif de diffuser la culture locale spécialement de Reynés et Céret.

05/06/2018

Claire Fontaine sous les eaux

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Les pluies de mercredi dernier ont causé bien des frayeurs à certains riverains du quartier de Claire Fontaine au Vilar. Un engorgement du ruisseau en amont a dévié les eaux qui ont dévalé la pente, transformant  leur ruelle en torrent boueux se déversant devant la porte. La chaussée a subi quelques sérieux dégâts, pierres arrachées, trous creusés, mur de jardin écroulé…Un petit « aiguat » qui rappelle que l’eau se fraie toujours un chemin et qu’il convient de ne pas encombrer les  ruisseaux, canaux ou rigoles pour lui permettre de circuler librement à sa place.