07/05/2017

Les Mérens en route pour l’estive de passage à Reynés

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Comme chaque année au printemps, Nathalie Komaroff et ses cavaliers mènent les magnifiques Mérens à travers la chaîne pyrénéenne, en grande partie dans le Parc Naturel des Pyrénées Catalanes, jusqu’à leur résidence d’été à Porté-Puymorens.

Treize chevaux montés et trente cinq poulains sont du voyage, au départ d’Argelés via Amélie les bains, Formentera, Baillestavy, Vernet, Evol, Dores et enfin Porté.

Un périple parsemé d’émotions fortes, d’aventure et de splendides paysages.

Des habitués de longue date mais aussi des nouveaux venus, tous ont en commun la passion des chevaux. Robin, le parisien, vient depuis cinq ans. Laetitia, parisienne elle aussi, alterne monte et intendance. « La Denrée » arrive des Alpes et parle avec enthousiasme « de l’ambiance, la relation avec les chevaux, qui s’affine de jour en jour, l’entraide indispensable, les rapports humains qui se prolongent bien au-delà de l’expérience. »

Philippe, intermittent du spectacle, randonne habituellement avec Véronique qui possède Chiquita, une jument du troupeau. Les belges Pascale et Charles ont « vu un reportage à la télé et ont réalisé leur rêve de cow-boy ». Déjà cavaliers, la monte de travail leur révèle « des objectifs différents » et ils ressentent très fort « l’énergie de la chevauchée en troupeau ».

Evelyne, après dix ans de monte, est dans les coulisses de la transhumance. « Je m’occupe des clôtures, de l’intendance, je prends des photos. Les paysages changent, des fleurs de cerisiers aux genêts d’or, des lacs magiques aux sommets enneigés. »

Bernard vient pour le plaisir mais aussi pour se rendre utile « On a tant d’émotions avec le troupeau ! William du Kentucky nous a fait traverser aujourd’hui cinq fois le Tech qu’il connaît bien. Il sait où passer sans problème.»

Florence relate un accident de parcours : « De Planes à Vall Ter, la tempête faisait rage, il avait neigé et à 2700 mètres il y avait un vent de fou. Mimi et sa voisine hollandaise ont été éjectées du cheval par une violente bourrasque. »

Mimi la marseillaise, qui vient depuis dix ans, petit gabarit sur Praline à la détente rapide, est rabatteuse. Derrière le troupeau, elle poursuit les fugitifs. Elle apprécie la convivialité de l’équipe et organise des jeux à la veillée.

Audrey, la fille de Nathalie, monte depuis…sa naissance. Pour elle, « les amis, les chevaux, les paysages, c’est ça la transhumance. »

Nathalie transhume depuis trente ans, en Ariège puis dans les Pyrénées Orientales. Mais elle a plus d’un…crin à son arc. A Porté elle organise des promenades et des randonnées à cheval, et tient un gîte d’étapes, un gîte à la ferme « La Ferme d’en Garcie » et des chambres d’hôtes.

Elle prépare les repas avec des produits locaux pour faire travailler les agriculteurs du territoire. Pendant que les Princes Noirs goûteront l’herbe des alpages avant de redescendre dans la plaine l’automne prochain.

30/04/2017

L’alzina de la Creueta

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Le chêne liège du mas Santol est célèbre puisqu’en 2012 il a été lauréat pour la région Languedoc-Roussillon au concours de « L’arbre de l’année ».

Avec ses vingt cinq mètres de hauteur pour six mètres de circonférence, ses quatre cents ans lui confèrent une notoriété certaine.

Mais il est un autre arbre remarquable à Reynés. C’est « l’alzina » (chêne vert) de la Creueta. Au pied de l’église Saint Vincent il déploie son feuillage ombreux, témoin privilégié de l’histoire du village. Il n’est pas l’arbre de la liberté, ni celui de la justice, ni l’arbre « mentider » (des mensonges). Pourtant combien de confidences, de discussions, de nouvelles tristes ou gaies ont été échangées là, sur les bancs de bois. Pause bienvenue pour les randonneurs ou les personnes âgées en promenade, rendez-vous pour des voisins parfois éloignés qui parlent de la famille, des évènements, s’inquiètent des malades, évoquent le passé, se projettent dans l’avenir…

Cette alzina vieille d’au moins trois cents ans, fut classée et portée sur un acte de succession de la famille Borrat, avec interdiction de l’abattre, de même que le peuplier situé de l’autre côté de l’allée et qui fut malheureusement victime de la foudre.

Le chêne est actuellement propriété de la mairie.

Son histoire est émaillée de nombreuses anecdotes dont les plus anciens se souviennent.

Ainsi lors d’un déchargement de gravier, la pelle fit tomber une branche qui blessa le chef de l’équipement… Une malheureuse femme fut retrouvée pendue à l’arbre par son meurtrier de mari…

Sa situation stratégique, entre l’église et la mairie, lui donne une neutralité de bon aloi.

Que l’on attende l’heure de la messe ou l’ouverture de la mairie, les rencontres sont toujours les bienvenues sous son ombrage majestueux dont la densité protège aussi bien du soleil que de la pluie.

Souhaitons longue vie à l’alzine de la Creueta. 

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Beau succès pour la sortie de R P C

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Une sortie mémorable, près du site de Castellnou, pour l'association Reynés Patrimoine Culturel. Le botaniste Marcel Juanchich a guidé l’ascension depuis le Coll de la Creu jusqu'au sommet du Roc de Mallorca. Il a présenté des espèces caractéristiques de l'Aspre calcaire, le poirier à feuilles d'amandier, les fleurs mauves de l'érodium fétide et celles bleu violet de l'aphyilante de Montpellier. Christian Sola a expliqué la structure géologique complexe du lieu, allant des schistes ordoviciens parsemés de filons de quartz, aux calcaires dévoniens aux couleurs variés, bruns, gris, noirs, de l'autre coté d'une belle faille.

Au sommet on découvrait les restes d'une grande tour de guet rectangulaire appartenant au système défensif du château, et un magnifique point de vue sur les Corbières, le Canigó, le Roc de Fraussa et la mer tout en surplombant le village de Castellnou.

Un pique-nique convivial pour certains randonneurs a terminé l’excursion. 

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