30/03/2018

Le Castell de « La Belle au Bois Dormant »

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avec l'architecte et Etienne Roudier (7).JPG

Mission accomplie ! Le matériel transporté au sommet du Castell par l’hélicoptère le 12 février dernier (échafaudage, bétonnière, citerne…) a été redescendu « a coll ! » (à dos d’homme) à l’aide de cordes et de bras musclés.

Chevaliers des temps modernes, Olivier Pérals et son équipe, Khaled Mimouni, Nathanaël Raynal, Alexandre Deloue et Jean-François Régis ont réalisé un travail fantastique.

Les arbres fragilisant la muraille ont été dessouchés, le mur reconstitué, rehaussé et consolidé, badigeonné d’un produit hydrofuge pour éviter la dégradation par infiltration d’eau et les pierres époussetées au pinceau-brosse ! Le chemin d’accès tracé à travers bois, un garde-corps installé sur l’angle NE, une plate-forme aménagée au pied du rempart en « chemin de ronde », l’emplacement de la première chapelle Saint-Vincent dégagé, le château renaît de ses cendres…

Passionné de vieilles pierres et d’histoire locale, Olivier est intarissable sur le Moyen-âge et connaît tous les châteaux de la région, sur nombre desquels il a œuvré pour leur redonner une deuxième jeunesse, retrouver la configuration d’origine, découvrir leurs mystères, bref, faire revivre le patrimoine.

C’est ainsi que le Castell de Reynés, sondé en profondeur par les archéologues Etienne Roudier et Ghislain Lauvernier, visualisé en perspective par un drone, se révèle bien plus important que les premières estimations ne le laissaient supposer.

Le projet, acté par la société de David Maso, Axes et Sites, et cofinancé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) dans le cadre du Programme Interreg (POCTEFA 2014-2020) à travers le dispositif Patrimc@t du Pays d’Art et d’Histoire Transfrontalier les Vallées Catalanes du Tech et du Ter, le Conseil Départemental et la Région, voit sa première tranche de restauration bouclée. Les archéologues continueront leurs prospections, des panneaux informatifs seront placés, le sentier finalisé.

Beatriu de Serrallonga, Dame de Cabrenç, Vicomtesse de Rocaberti peut être fière. Après onze siècles d’hibernation, son château sort de l’ombre où la végétation et l’oubli l’avaient plongé. Une présentation des travaux avec conférence d’Etienne Roudier et visite du site est prévue dans le courant de l’année.

28/03/2018

De Reynés à Séville….

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Cette borne kilométrique incongrue au détour des collines du Ventous interpelle les promeneurs. Elle matérialise le rêve un peu fou d’un passionné de tauromachie, de corridas et de ces toros de Miura à la réputation inaltérable. Une borne en granit, siglée du fer de l’élevage, est également présente au bord de la route près du portail d’entrée de la Finca « Zahariche » à Lora del Rio. Gravée par le marbrier de Reynés, la pierre intemporelle bravera le temps, gardant la mémoire de ce fervent aficionado qui n’aura plus l’opportunité de parcourir les 1137 Km le séparant de la ganaderia d’Eduardo et Antonio Miura Martinez, à la devise vert et rouge, symbole de légende, de tradition, de gloire mais aussi de tragédie depuis plus de cent cinquante ans.  

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26/03/2018

Petit retour sur la course de Reynés

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La participation importante de coureurs reynésiens à la Ronde de Reynés en Vallespir mérite qu’on s’y attarde. Pas moins de vingt six habitants de ce joli petit village se sont inscrits à l’un ou l’autre des deux parcours, la Ronde 14 km 200 ou « La Cinglantane » 5 km 500. Certains sont venus courir en solo, comme Marie Armentier sur la grande course (1° V 3), Corinne Brotons, Véronique Gruel, ou Michel Jouyaux et sur le petit parcours Catherine Chenel, (2° Senior), Régis Valentini, Julien Soler et moi-même (1° V4). De nombreux coureurs étaient venus en famille. Audrey Morato et Frédéric Hébrard, les Borreil avec Marcel à la Cinglantane, sa fille Mélissa (1° Espoir aux 14 km) et son frère Jean. Les Rone, Florence, Guillem sur la grande et leur fils Mathias (2° Cadet de la petite). Les Gineste, Sylvie aux 14 km et Bastien (3° Cadet à la Cinglantane). Les Mainfroid, Nelly et Christophe sur la Ronde. Les Blanch, Carine (2° Senior du 14 km), Laetitia et Marie leur maman (1° V3) pour la petite course. La palme revient à la famille Arnaudiès, tous dans le grand circuit, Florence, Camille et Etienne, encouragés au ravitaillement du mas Santol par les applaudissements enthousiastes de leurs supporters familiaux au grand complet, des plus petits descendants Myla, Laïa, Paul et Jules, jusqu’aux arrière-grands-parents Angèle et Marcel.

A noter que de nombreux jeunes coureurs ont été élèves à l’école du Pont de Reynés où les méthodes pédagogiques font la part belle à la pratique sportive dans la nature et l’environnement proche sur les sentiers de l’Escarapic. Les écoliers participent chaque année aux courses organisées par le Comité de Jumelage Reynés-Maçanet de Cabrenys pour la Saint-Paul et la Saint-Jean. La directrice actuelle, Danièle Bauer a d’ailleurs couru elle aussi sur le grand parcours. L’air vivifiant de Reynés et la convivialité de cette manifestation qui devient un vrai bonheur au fil des kilomètres, sont sûrement les raisons de cet engouement pour une des plus belles courses du département.

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