05/06/2018

Festa Major de Tapis

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L’église Sant Briç de Tapis, édifice préroman du X° siècle a résonné des accents de la Moreneta, Muntanyes del Canigó, Muntanyes Regalades et le Virolai magistralement interprétées par la cobla Principal del Rosselló dont la musique selon le Père Pierre qui officiait, « allège nos âmes et éclaire la voie du ciel ».

La Festa Major de ce hameau de Maçanet de Cabrenys est fréquentée par nombre de vallespiriens de Coustouges, Saint-Laurent de Cerdans Arles ou Reynés, village jumelé.

La liaison entre les deux Catalognes, scellée par le pont du Riu Major en 1985, a favorisé les passages et permis le développement de Tapis, avec l’hôtel restaurant can Mach de renommée internationale.

Jeunes et vieux se sont donné la main pour les sardanes sous les guirlandes multicolores bruissant entre les frênes de la petite place. Une tombola a permis de gagner des lots conséquents. Le tirage au sort est insolite pour les catalans du Nord : des tickets en ribambelles comportant dix numéros à quatre chiffres (tires) sont vendus aux participants. Une « main innocente » choisit au hasard une carte d’un jeu de « truc ». Le premier numéro tiré désigne le chiffre des unités, le second les dizaines, et ainsi de suite… Le suspens reste entier jusqu’au chiffre des mille…

Mercè Bosch, la mairesse de Maçanet, a ensuite révélé les lauréats du concours de photos par Instagram. Trois thèmes étaient proposés : « A vista d’Ocell » (photo prise en hauteur), « Ocell a la Vista » (photo d’oiseau) ou « Gastronomia » (photo de préparation culinaire). A 586 m d’altitude, l’air fraîchissait tandis que la « Santa Espina » unissait tous les danseurs pour une dernière ronde autour des musiciens et que le soir tombait sur le massif du roc de Fraussa, la montagne d’el Fau et la baie de Roses. 

19:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

02/06/2018

L’association reynésienne « Eodianoïa » prend de l’ampleur

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Devenue EOD Production, l’association des jeunes reynésiens interviendra samedi 2 juin 2018 à 11 H à la Médiathèque de Céret avec la projection du film « La véritable histoire de la sardane de la Paix ».

Le but de l’association est de porter des projets audiovisuels en rapport avec la culture, le patrimoine local et la langue catalane. Ils ont ainsi réalisé entre autres le superbe film « Reynés au cœur du Vallespir » et ont à leur actif nombre de courts et longs métrages pour Aravia,  la Festa Catalana d’Arles sur Tech, l’inauguration de la fontaine Fils, une vidéo publicitaire sur Ens Barbershop à Reynés, avec plus de sept mille vues dans les réseaux sociaux… Ils projettent pour cet été un film documentaire sur l’histoire de la Côte Vermeille, avec le support d’un drone et un nouveau documentaire sur « les secrets cachés de notre commune ».

Ils sont à la disposition des associations pour sonoriser différentes manifestations ou des artisans locaux dont ils peuvent mettre en valeur le travail, faire la promotion de leur savoir-faire et de leur production, ils utilisent ensuite le support informatique pour produire des DVD disponibles à la vente.

Ce sont pour la plupart d’anciens élèves de l’école du Pont de Reynés qui forment le bureau de l’association, Mathias Lang président, Alexandre Escudero trésorier, Enzo Gomez secrétaire…, tous fort motivés et enthousiastes, compétents aussi puisque la réussite est au rendez-vous avec des réalisations de toute beauté.

La vérité sur le tableau de Picasso sera donc révélée samedi matin à la Médiathèque de Céret. Pour plus d’informations, s’adresser à contacteodprod@gmail.com. Ou consulter leur page facebook: /eodianoia.

01/06/2018

Un berger Peul de passage à Reynés

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Dans la cuisine de can Perot, où Daroussa Albade est pour quelques jours l’hôte de Michèle Cardonne, le thé vert jaillit de la théière en cascade odorante pour bouillonner dans les verres étroits sans qu’une goutte ne se perde. Ce geste ancestral des bergers Peuls du Saharra nigérien, Daroussa, coiffé du chèche blanc et noir et drapé dans une tunique colorée, le reproduit six fois de suite d’une main sûre, afin de permettre aux molécules de développer leurs arômes.

Daroussa est un éleveur de chameaux, chèvres et buffles, venu de son lointain village du Niger, pour mener en France une mission de solidarité afin d’aider la population et œuvrer à améliorer ses conditions de vie précaire.

Il est l’initiateur et le responsable de l’association solidaire « Tabarkat » (petite oasis), créée par les habitants de Tadist, qui récolte des fonds en sillonnant les pays d’Afrique et d’Europe.

Cette belle aventure débute en 2008 à Rennes, siège de l’association « Gorom Gorom » qui a initié une action de solidarité envers la région de Tchinta-Baraden, à l’ouest du Niger, et des relations étroites se sont forgées entre les deux associations.

Dans cette région sahélienne, la scolarisation des enfants constitue un enjeu majeur de développement. Des réalisations multiples ont pu être menées à bien, construction d’un bâtiment d’école en dur, d’un internat pour les élèves, latrines, puits, maison d’accueil…

Trente neuf élèves ont ainsi pu être scolarisés et un instituteur nommé par le gouvernement nigérien est logé dans une maison en torchis.

Daroussa ne sait pas écrire. Dans un milieu où la culture orale est prépondérante, il a appris le français pour pouvoir s’exprimer et communiquer, tenir des entretiens, débats et causeries et faire connaître la situation de son pays et les projets possibles grâce à l’octroi de fonds et de dotations des divers partenaires.

Daroussa présente à Michèle et à ses ami(e)s et invité(e)s venus le rencontrer quelques objets d’art réalisés par ce peuple d’éleveurs forgerons, qui travaillent le cuir de chèvre ou fabriquent des bijoux en argent.

Après un périple de deux mois, Daroussa retrouvera sa femme et ses quatre enfants pour poursuivre son action sur le terrain et conduire le projet de permettre à un maximum d’enfants d’accéder à la scolarisation dans les meilleures conditions possibles.

Pour en savoir plus, consulter le site : « Une maison d’Accueil au Niger ».