14/06/2017

Les dames de Reynés à la Maison de Retraite de Céret.

Rosette et Louisette 26 av 2017 (4) - Copie.JPGMarie Dartus avril 2017.JPG

Résidente depuis quelque temps de la « Casa Assolellada », (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), c’est d’abord Louisette Devic, reynésienne de souche, née en 1923 à Can Borreil, fille unique de la famille Arnaudiès. « J’allais à l’école qui se trouvait alors chez Gilberte Vergès au Pont de Reynés. » Les souvenirs défilent dans sa mémoire, sans faille : « J’aimais bien sauter à la corde. Je jouais avec Paulin et Jacquot Borreil. Ensuite j’ai été pensionnaire à Céret jusqu’au Brevet. J’ai quitté l’école pour travailler la terre avec mon père Joseph et ma maman Françoise qui était une personne très charitable. On élevait deux cochons et elle donnait de quoi manger à l’ouvrier agricole, un de la famille Palagri.

J’étais jeune fille pendant la guerre. Les hommes étaient prisonniers. Mais je n’ai manqué de rien. Je participais à la cueillette des cerises avec ta maman, ma grande amie, et on chantait « Les Roses Blanches », de Berthe Sylva, notre chanson préférée. »

Adepte de jeux télévisés et de débats politiques, elle suivait chez elle les émissions jusque tard dans la nuit.

Rosette Delmas, quand à elle, est née en 1927 à Céret place Henri Guitard, a vécu ensuite place du Castell, puis ses parents ont acheté une maison à Reynés Village. Elle aussi se souvient de son enfance :

« J’allais à l’école tenue par Madame Ortis dont le mari travaillait à Port-Vendres. Je jouais avec Marie-Jeanne Danyach, Josette Krich, Josette Villacèque et Thérèse Bachès de la Casa Nova.

Mon papa, Michel Mestres travaillait à l’usine de bouchons Trescases. Marie, ma maman s’occupait des propriétés et de la maison. Mes grands-parents vivaient à l’Abella. Mon papa est mort quand j’avais treize ans. Il était musicien et jouait dans la cobla « Cortie Mattes ». Il nous a appris la musique. Moi, c’était la guitare, mon frère Pierrot la trompette et Paulin la clarinette. Ils jouaient « L’Ave Maria » avec les cloches de l’église Saint-Vincent. Leurs instruments ont été légués au musée “Music” de Céret. Je me suis mariée à André-Albert Delmas, grutier chez Sitja Frères. Ils sont tous décédés. »

Marie Dartus est reynésienne d’adoption, lorraine par sa naissance, en 1926. Elle a vécu au Vilar avec son époux et son fils, tandis que sa fille restait dans l’est de la France. Coquette, souriante, elle se prête volontiers à l’interrogatoire même si les souvenirs sont parfois capricieux : « Bénévole à la Croix-Rouge, je dessinais des animaux pour les enfants pauvres. Mon mari était gardien de puits à la mine de charbon. Il est décédé l’année dernière. »

Le temps passé revit à travers leurs propos. Elles sont la mémoire vive d’une époque « que les moins de vingt ans » ont du mal à imaginer. Et pourtant elles sont là, tranquilles, leur vie au ralenti mais disponibles pour égrener avec beaucoup de plaisir à ceux qui les écoutent les mille anecdotes de leur jeunesse. 

04/06/2017

Fête de la vannerie

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La Nature était omniprésente à la fête des « Cistells i Banastes », de l’association éponyme,

avec le végétal dans tous ses états.

Paniers et corbeilles de toutes formes et de toutes couleurs s’étalaient dans le décor verdoyant sous un soleil printanier.

Des vanniers de Catalogne Nord et Sud, de Vernet les Bains, Céret, Saint-Laurent de Cerdans, de Torroella de Montgri, Castelló d’Empùries, de l’Aude ou du Béarn … présentaient leurs créations et certains tressaient sur place. « La fabrication de ce panier en osier brut, à 130 brins, nécessite près de quatre heures de travail. » explique un artisan du Tarn. Francisco, rempailleur de chaises, métier en voie de disparition, proposait ses bons offices.

D’autres ateliers sympathiques agrémentaient la fête. L’association « Lire et faire Lire » attirait les enfants avec un grand choix de livres tandis que Lunifa aidait les jeunes à confectionner cadres et couronnes en végétaux. A l’aide de trois outils rudimentaires, Paul creusait des cuillères dans un morceau de buis et près du rémouleur à bicyclette Simon forgeait serpettes et poinçons utilisés en vannerie. Un peu à l’écart les dentellières de Céret tissaient leurs broderies arachnéennes.

Les amateurs pouvaient s’adonner au tressage d’un poisson avec une grande variété de végétaux naturels, osier, genêts… ou confectionner des bracelets en noisetier, à l’image des Amérindiens qui attribuent à cet arbre des vertus apaisantes.

Alortujou proposait des jeux d’extérieur, tel le Molky aux quilles numérotées et aux règles originales.

Le clou de la journée était bien le « Tournicotons », ce manège en bois de châtaignier « mort sur pied » des cérétans Pascal et Denis, d’une conception respectueuse de l’environnement, mû à la main, les parents (ou les enfants) poussant le plancher et la chansonnette en même temps. Assailli par les enfants qui en faisaient leur domaine, il procurait rêve et liberté tout en douceur. Tombola, restauration rapide, pâtisseries et buvette ont permis aux visiteurs de profiter pleinement de cette belle journée.  

31/05/2017

Balade musicale à Saint-Paul

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La Balade Musicale à la chapelle Saint-Paul fut un « concert merveilleux avec un public fantastique » d’après Marie-Pierre Michel, la flûtiste, en parfaite harmonie avec Roseline Chenu au piano. Ce moment musical dans un cadre exceptionnel a débuté tout en douceur et rêverie dans l’univers de  Debussy, Poulenc, Schubert, pour se terminer par le vif mouvement d’un petit Scherzino.

Après ce « moment magique dans une belle ambiance », Marie-Pierre nous donne rendez-vous pour célébrer l’été et la fête de la musique le 21 juin à Saint-Jean Pla de Corts.