28/08/2017

La légende de Notre-Dame del Roure

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Il était une bergère qui gardait son troupeau… Intriguée par l’attitude de son bœuf scrutant les branches d’un chêne, elle découvrit une image de la vierge nichée dans le feuillage. C’est la belle légende de l’église Notre-Dame del Roure, chantée par les Goigs en l’honneur de la Vierge. Des fragments de l’arbre sacré étaient conservés dans une armoire et quelques fibres distribuées aux pèlerins favorisaient la suite de leur voyage.

Perché sur son promontoire le petit édifice roman domine la plaine depuis le XII° siècle, avec sa nef unique rehaussée d’une voûte en berceau brisé, son abside semi-circulaire couverte d’un cul-de-four et son clocher-mur à deux baies. Restaurée en 2000 la chapelle a été classée monument historique en 2006.

Avec son retable baroque du XVII° siècle, très coloré, où figurent en bonne place Sant Galdric et Sant Isidro, protecteurs des récoltes, ses deux Vierges du XVIII° siècle « habillées », selon la tradition de la Catalogne, et surtout, ses fresques médiévales d’une beauté remarquable représentant des scènes narratives, la chapelle recèle de véritables trésors. C’est donc un magnifique bijou que Julie Schlumberger du Pays d’Art et d’Histoire Transfrontalier a fait découvrir à la poignée de visiteurs, certains munis de la carte Pass permettant de visiter à prix réduits différents sites dans les Vallées Catalanes du Tech et du Ter.

Les prochaines visites sont programmées le mercredi 6 septembre à 11 H à N-D del Roure (hameau de Taillet) et le vendredi 22 septembre à 11 H à l’église Saint-Vincent de Reynés.  

Jean-Louis et le chant des cigales

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Savez-vous attraper les cigales ? Pouvez-vous prévoir le temps qu’il fera demain ? Voulez-vous un conseil pour la culture de votre potager ? Demandez à Jean-Louis, il vous expliquera tout cela volontiers.

Personnage notoire de la vie du village, démarche alerte et sourire chaleureux, toujours prêt à rendre service, n’oubliant aucun anniversaire des voisins et amis, à qui il offre un paquet de gâteaux, c’est Jean-Louis Rubias, du veïnat (hameau) de can Borreil.

Né en 1945 als Andreuics au foyer de Marie-Louise et Ramon Rubias, il était le cadet de deux sœurs aujourd’hui décédées.

Après sa scolarité au Pont de Reynés il entre dans le monde du travail en effectuant la coupe des arbres pour Michel Torrent à Céret puis en s’initiant à la boulange.

Sa silhouette penchée sur le vélo se reconnaissait de loin et chacun le saluait. Les années passant, il a raccroché sa bicyclette et c’est à pied dorénavant qu’il s’en va au pain ou aux commissions jusqu’au super marché, toujours décidé et souriant.

Il relate avec émotion les souvenirs qui ont marqué sa vie.

« Avec mes parents et mes sœurs Raymonde et Janine on allait au cinéma par le col de Baucells.  Mon père travaillait à la mine de talc. Il est décédé le 1° mai 1955. Plus tard je me suis occupé de ma sœur Janine, handicapée. »

Il parle de la vague de froid de 1956 et de l’huile gelée par une température de moins dix huit. « Même le Tech était gelé. Deux ans auparavant, il était tombé un mètre de neige ! »

La réputation de Jean-Louis pour attraper les cigales à la main est bien connue à Reynés. « Je les prenais sur les hâtives de Bâle du mas Santol et je les donnais aux enfants ou aux touristes.»

Il offrait aussi des pedretes de Sant-Vicenç, suscitant ainsi la passion des minéraux chez les frères Borreil.

Mais Jean-Louis a d’autres capacités. Il est doté d’une très belle voix, ce qui lui vaut de chanter dans la chorale paroissiale et au cours des cérémonies patriotiques où il entonne la Marseillaise dont il connaît parfaitement les paroles. Nul doute qu’il sera présent, lors de la prochaine cérémonie du 14 juillet à Reynés pour déposer au pied de la stèle son incontournable bouquet de fleurs

Il cultive son potager en suivant les phases de la lune pour les semis et les plantations.

La pratique des calendres pour prévoir le temps n’a pas de secret pour lui. « Je vérifie et ça marche. »

Aimant la compagnie, il participe aux activités et sorties du Club de l’Amitié et rejoint les randonneurs du mercredi pour des balades dans ce territoire qu’il connaît comme sa poche.

Le reste du temps, il lit et il écrit, sans faute d’orthographe, sur son petit agenda.

Le voyant toujours de bonne humeur, je lui demande s’il se met quelquefois en colère. « Si, si, si, des fois, à l’intérieur… », répond-il en portant la main à son cœur.  

17/08/2017

Reynés-plage

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43° au soleil sous abri dans le Vallespir !

La mer est un peu loin, les routes sont encombrées…

Qu’à cela ne tienne ! Il existe à Reynés des coins idylliques permettant de résister aux températures extrêmes. La Ribera Ample, la rivière Calçan offrent quelques unes de ces oasis de fraîcheur, comme la Ballera avec ses cascades, ses gouffres et ses bassins d’eau claire.

Lire, faire trempette, jouer avec le sable, nager, ou simplement s’endormir et rêver sous l’ombrage des aulnes frissonnant, chacun peut à loisir profiter d’un moment de bonheur paisible qui n’a pas de prix.