07/03/2018

De Fenollar à Reynés, « lladoners, verneda amb consolda » (micocouliers, aulnée avec consoude)

Marcel J DORONICUM pardalianches, P1050408 - copie.JPG

Marcel Juanchich et Jeanine Rodriguez, botanistes bien connus de Reynés Patrimoine Culturel, ont participé à l’élaboration du n° 26 des Cahiers de la Rome publiés par l’Association pour le Patrimoine de la Vallée de la Rome.

Leurs recherches les ont conduits aux abords de la chapelle aux fresques de Saint-Martin de Fenollar, à Maureillas-Les Illes. Après quelques mois d’herborisation ils ont inventorié pas moins de cent vingt cinq espèces végétales dans le bois de micocouliers et la ripisylve, bande en bordure du ruisseau arpentée sur cinq cents mètres environ le long de la Rome. « C’est une rivière fabuleuse, changeante, s’enthousiasme Jeanine, et des variétés botaniques d’une richesse incroyable ont pu être relevées. Chaque fois qu’on passe on découvre de nouvelles espèces, comme le tapis d’ail de Naples,  une merveille. »

Le micocoulier, Celtis Australis, arbre typique de notre région, à feuillage caduc, a été introduit  à des époques préhistoriques, mais il existe cependant des peuplements naturels. Il est présent sur tous les bords de rivières accessibles, comme dans la basse vallée de la rivière de Reynés avant son confluent avec le Tech et tout le long de l’ancienne voie ferrée où la fabrique de fouets de Sorède s’approvisionne régulièrement en matière première. Son feuillage est encore utilisé de nos jours pour les ovins, caprins ou lapins. En médecine, Joan Valles l’ethnobotaniste de Figueres signale l’élaboration de « ratafies » et infusions pour épurer le sang, abaisser la tension artérielle et le taux de cholestérol.

Parmi les plantes remarquables sur ce site, Marcel note le Symphytum tuberosum ou consoude, présente dans l’association du Lamio-Alnetum glutinosae qui la contient, l’aulne, en catalan « verneda amb consolda. « Je connais une petite population de consoude à la Forge de Reynés, au sud de ce hameau en exposition nord. Il y vit une vingtaine de pieds sur un talus de micaschistes, humide et plutôt frais toute l’année. Elle fleurit aux alentours du 9 avril ».

Pour acquérir les « Cahiers de la Rome » les contacts sont les suivants : au siège d’AsPaVaRom, 1 rue des Ecoles, 66160 Le Boulou,  aspavarom@gmail.com et 06 16 53 35 63   Dans le cadre de la Sant-Jordi au Boulou, Jeanine Rodriguez et Marcel Juanchich mèneront le samedi 14 avril une balade botanique à la découverte des plantes utiles, médicinales et comestibles, organisée par AsPavaRom. 

02/03/2018

Derniers préparatifs pour la Ronde de Reynés en Vallespir

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Le jour J approche… La Ronde de Reynés en Vallespir se prépare. Au détour d’une route on peut croiser le trésorier Alain Bocabarteille, téléphone vissé à l’oreille, répondant aux nombreux appels, la secrétaire adjointe Marie Bournet collant des affiches, Chantal Lanoy distribuant le courrier aux bénévoles ou le président Bernard Marco et ses acolytes donnant les derniers coups de pinceau qui matérialisent les deux circuits, 14 Km ou 5,5 Km. Après une partie commune par la Font Calda, le Collet, le Serrat Cantaïre jusqu’au mas Villacèque, les coureurs se sépareront à la jonction avec la route de Reynés. Les randonneurs auront leur propre parcours de 10 Km, au départ du lotissement du mas Trilles, par l’Escarapic, le Collet, Cal Guillé, la Creu et le mas Santol. Malgré le froid piquant du petit matin, c’est avec énergie et dans la bonne humeur que les bénévoles peaufinent cette course magnifique prisée par tous les participants. Rendez-vous dimanche 11 mars, 9 H 30 à la mairie pour les courses et 9 H au Pont de Reynés pour la randonnée.

27/02/2018

Les « Derniers virages » de Jean-Paul Salini

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De sa maison du Vilar où il réside depuis vingt ans, le Général Salini peut admirer les sommets qui séparent la France de l’Espagne et de ces pays de Sud qu’il a connus durant sa carrière, Algérie, Indochine, Afrique…

Jean-Paul Salini a été pilote de chasse et navigateur à la voile. Il a dirigé le premier Commandement Aérien Tactique et l’opération interarmées « Lamantin » en Mauritanie.

Il a été également directeur de l’Ecole Supérieure de Guerre Aérienne et directeur du Renseignement et des Etudes Générales au Secrétariat Général de la Défense Nationale.

Ce parcours aussi intense, vocation née dès l’âge de quatorze ans lorsqu’il rejoint la Résistance en Corse, a donné naissance à un ouvrage sorti en 2016 et primé exceptionnellement le  quinze juin 2017 par l’Académie de l’Air et de l’Espace qui décerne pour la première fois sa médaille à une œuvre littéraire.

« Derniers virages » est un livre d’aviation, magnifique témoignage sur les pilotes de l’Armée de l’air au combat.

Les aventures de Jean-Paul Salini lui ont inspiré des réflexions sur la guerre, la mort, le sacrifice, qu’il a analysées dans ce manuel, cernant de près les motivations, les sentiments, les doutes, les enthousiasmes, grandeurs et servitudes des soldats de profession.

« C’est pour les compagnons que j’ai laissés sur la route que j’ai écrit ce livre, pour que perdure un peu la mémoire de mes copains. »

Un long cheminement a été nécessaire pour le réaliser car « il dormait dans mes cartons depuis des années.»

Objet d’une séance de signature à la Médiathèque de Céret, le livre « Derniers virages » aux éditions Jérôme Do Bentzinger est disponible sur commande dans les librairies. Jean-Paul Salini se dit prêt à proposer à Reynés une conférence sur « L’aviation de chasse de grand-papa »

Les droits d’auteur sont reversés directement à l’Association des Ailes Brisées qui vient en aide aux orphelins et veuves de guerre.

A l’heure du repos et de la sérénité, Jean-Paul Salini suit d’un œil attentif l’actualité mondiale. Cet homme de guerre n’aime pas la guerre. Contrairement à ce que disait Clausewitz, il pense que « la guerre n’est pas la politique continuée par d’autres moyens. Toute déclaration de guerre est un constat de faillite. La guerre c’est lorsque les pauvres troupiers et les civils innocents paient de leurs vies et de leurs souffrances les erreurs des politiques et des diplomates. Mais la guerre, hélas, est toujours possible. Car elle est le propre de l’homme. » 

19:16 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)