09/04/2017

Les fleuves sibériens

Gustave Cauwet et son auditoire attentif..jpg

La conférence de Gustave Cauwet, Docteur ès Sciences et ingénieur de Recherche au CNRS, s’ouvrait sur la fiche d’identité du Tech, avec ses 84 Km de long et son débit maximum de 1.600 m3/seconde. Juste une introduction clin d’œil pour nous permettre la comparaison avec l’Ob, l’Ienisseï et la Lena, fleuves sibériens respectivement d’une longueur de 3.650, 4.093 et 4.400 km pour un débit compris entre 12.600 et 19.800 m3/s.

Le dépaysement était complet. Dans ces terres de contrastes et de démesure que traverse le Transsibérien, le voyageur peut s’émerveiller des paysages fantastiques, immensité de territoires gelés durant des mois, permafrost de plusieurs centaines de mètres d’épaisseur,  toundra sans arbres aux multiples « cellules » aquatiques ou taïga couverte de résineux et bouleaux, sommets glaciaires aux paysages majestueux, aurores boréales magiques…

Ces fleuves gelés d’octobre à juin sont pourtant des voies de communication primordiales lorsque la débâcle fait fondre les glaces et libère les bateaux prisonniers des séracs et congères.

De grandes villes jalonnent leur parcours, Novossibirsk, un million cinq cent mille habitants, Tomsk ville coquette aux maisons de bois ouvragé, Krasnoïarsk, un million d’habitants, Igarka avec son aéroport, Norilsk ville la plus polluée au monde, Baïkalsk et son usine de papier.

Éleveurs de rennes ou agriculteurs, employés dans les mines d’or, d’étain ou de diamants, la population garde ses traditions et sa gaieté, malgré la pollution et les conditions de vie extrêmes. Image insolite : un hélicoptère transporte à l’école les élèves des campagnes.

La faune est elle aussi adaptée au climat, tigre de Sibérie, loup arctique, lièvre et renard blancs, morses, narval, oiseaux à profusion…

Le mammouth est toujours présent, en inclusion glaciaire, et le commerce d’ivoire est toujours d’actualité…Gustave Cauwet a captivé son auditoire et répondu aux questions suscitées par les splendides images du diaporama.

21:19 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Paquito, le graveur poète.

Paquito 11 mars 2017 (2) - Copie.JPG

Les coureurs de la Ronde de Reynés en Vallespir ont pu voir danser de malicieuses petites figurines rouges et jaunes aux branches des arbres. C’est le clin d’œil amical de François Grande, artiste au grand cœur.

Nouvellement arrivé dans la commune de Reynés, Paquito a adopté ce village où il peut  exprimer sa ferveur artistique, son amour de la nature et la bienveillance envers son prochain.

Après avoir pratiqué la restauration et la couture durant quinze ans dans l’île de la Réunion, à Saint-Paul et à La Saline les Bains, près de la plage de l’Hermitage, est-ce un hasard si ses pas le ramenèrent tout près d’un autre site de Saint-Paul et à quelques foulées de notre ermitage de Les Salines ?

Là-bas, il taillait la pierre de lave, ici il a adapté sa technique aux matériaux différents. Il exécute gravure et tatouage sur pierre, bois, verre, miroir avec un résultat du plus bel effet.

Des petits cœurs en Siporex aux couleurs catalanes offerts à des personnes en difficultés pour « leur faire du bien » aux magnifiques oiseaux finement gravés, c’est tout un art et un talent qui se révèlent sous le geste précis de Paquito.

Sa passion de la vie lui inspire également des textes spontanés qu’il écrit « dans l’instant », intimistes et légers, que l’on peut retrouver sur face book

Après avoir exposé à la chapelle Saint-Paul lors de la fête de janvier, il installera au mois de mai ses œuvres à la Médiathèque de Céret, haut lieu de promotion culturelle et artistique. 

01/04/2017

Premier sourire du printemps

 

Charme du Vallespir.JPG

Prépare en secret le printemps. »

Théophile Gautier connaissait-il le Ventous lorsqu’il écrivait ce poème ?

En contrepoint des neiges immaculées du Canigou, les fleurs de cerisiers rivalisent de blancheur, bruissant de mille abeilles qui s’en donnent à cœur joie.

C’est un temps magique, très court, qu’il faut savoir saisir car il ne dure pas. Que la tramontane se lève et les pétales seront dispersés aux quatre vents.

Peintres et photographes ont encore quelques jours pour profiter de ce bonheur éphémère.