11/01/2018

Première conférence de l’année de Reynés Patrimoine Culturel

OURS 4111.jpg

Les ours de nos montagnes n’auront plus de secrets pour vous. L’association invite Oriol Lluis Gual à relater l’histoire passionnante des fêtes de l’Ours chères aux vallespiriens. A cette occasion il présentera son dernier livre « Les derniers ours : une histoire des Fêtes de l’Ours ». Rendez-vous samedi 13 janvier 2018 à 18 H dans la salle des Echoppes du Pont de Reynés. Entrée libre.  http://reynes.patrimoine.free.fr

05/01/2018

Du Laos à la France, l’histoire de Manisone

DSCF9763.jpg

Manisone Gourmelon a récemment obtenu sa naturalisation lors d’une cérémonie à la Sous Préfecture de Céret.

Aujourd’hui, au-delà de la fierté de ce parcours pour devenir française, elle ressent l’envie de partager son histoire et sa culture afin de faire découvrir un peu le Laos. Comme elle le précise fièrement : « Je ne suis pas chinoise, je suis laotienne ! »

Contexte géopolitique

« Le Laos, ce petit pays d’environ sept millions d’habitants, partage ses frontières avec le Vietnam, la Chine, la Birmanie, la Thaïlande et le Cambodge.

Autrefois appelé royaume du Lane Xang (royaume du million d’éléphants), le Laos est souvent oublié et la presse occidentale n’en parle que rarement. Devenu une république populaire depuis le 2 décembre 1975, il se relève lentement des différentes guerres coloniales et civiles et surtout de la guerre du Vietnam durant laquelle il fut le pays le plus bombardé au monde. »

Une vie difficile

Originaire de la région de Savannakhet, située à quatre cent soixante kilomètres au sud de Vientiane la capitale, c’est dans le petit village de Nonsithan que Manisone a grandi. Elle évoque les conditions de vie difficiles dans les villages, sans eau courante ni électricité, les deux heures de marche qu’elle doit effectuer pour rejoindre le collège, le travail dans les rizières pour aider ses parents, la vente des légumes au marché le week-end pour payer les fournitures scolaires.

Sa vie bascule au décès de sa maman  à l’âge de dix ans. Deux ans après elle quitte son village seule pour rejoindre la capitale et travailler. Elle trouve de l’embauche dans la restauration, le commerce ou chez des familles aisées, travaillant quinze heures par jour.

Le destin veillait  En 2003, elle rencontre Xavier, un photographe voyageur de Reynés travaillant à Ventiane, avec qui elle se marie. Le couple décide de rentrer en France en 2005.

Manisone, habituée aux travaux physiques et douée d’une belle énergie forgée de longue date, est embauchée dans un premier temps au mas Santol où elle cueille les fruits pour la famille Arnaudiés avant de faire des ménages à la Terrasse au Soleil, chez des particuliers, à la Coopérative de Céret, et enfin au Lycée de Céret en 2015.

Aujourd’hui sa naturalisation lui ouvre la possibilité d’une titularisation de son poste d’agent territorial, ce qui lui assurera à coup sûr un avenir plus radieux et une belle revanche sur la vie.

« Je suis très contente et fière d’être française. J’ai de la chance de vivre à Reynés dans un environnement privilégié où j’ai été très bien accueillie. J’ai eu également un grand soutien de la part des collègues et des responsables du Lycée. »

Manisone a toujours des contacts avec sa famille laotienne mais regrette que leur dispersion rende les rencontres difficiles.

Un conte de fées ? Non, juste une histoire de vie dans cette belle vallée d’Als Andreuics.

03/01/2018

Rifle de Noël à l’école de catalan

rifle de fin d'année 2017 (2).JPG

Pour clore en beauté la saison des cours de catalan assurés par Joan-Pau Escudero, une rifle en catalan a été organisée dans la salle des Echoppes. Les élèves au grand complet ont pu ainsi pratiquer leur savoir-faire et tester leur maîtrise de la langue. Il s’agissait de bien comprendre les numéros annoncés pour gagner…sans tricher!  Attentifs à l’énoncé des nombres sur les boules sortant du jeu de « Bingo Loto » que Joan-Pau avait emprunté pour l’occasion à ses enfants, les joueurs devaient se concentrer pour suivre entre « noranta, l’avi » (90, le vieux pépé),  « quaranta quatre, les cames de Pepeta » (44, les jambes de Pépita),  « setanta-set, les dues picasses » (77, les deux cognées), « trenta-tres, la meitat d’un català » (33, la moitié d’un catalan) et autres commentaires cocasses de nos rifles…

Le jeu consistait en « quina, double quina et cartó ple » dans la foulée, ce qui le rendait amusant et parfois perturbant…

Tout le monde a pu gagner un des lots apportés par les joueurs, puisés dans leurs stocks personnels, livres en catalan, panier tressé, friandises…

Et pour finir, un buffet copieusement garni par les élèves était partagé dans la joie et la bonne humeur…et la satisfaction de réaliser que chacun avait bien progressé dans la langue catalane.

Rendez-vous est pris pour la rentrée 2018 puisque les cours continueront dès le mois de janvier, sous l’égide du CCCV (Centre Cultural Català del Vallespir).