22/02/2017

Des « Zinzolins » à la Cobla Mil-lenaria, portrait d’un ancien élève de Reynés

 

David Puntunet et son trombonne à Cabestany.JPG

Huit ans, Cours Elémentaire deuxième année, et déjà la passion de la musique se fait jour dans le cœur et l’esprit de David. Il apporte parfois son djembé en classe pour accompagner une fête, une pièce de théâtre ou un anniversaire et il a d’instinct le sens du rythme.

Avec Claude son papa, trompettiste autodidacte célèbre qu’il regarde jouer avec admiration, il tape sur les cymbales tandis que Michèle sa maman est à la grosse caisse et son frère Rémi à la caisse claire, formant ainsi le groupe familial des « Zinzolins ». Devenu plus tard « Els Exerits », étoffé par d’autres instrumentistes,  la formation se déplace à l’occasion de fêtes de villages, de manifestations sportives. Ce fut le cas en juin 2000 lors de la mémorable sortie scolaire à Maçanet de Cabrenys, village jumelé avec Reynés.

Elève sage et appliqué, il entre à neuf ans à l’école de musique de Céret où il apprend le trombone à piston avec Luc Leriche. Bénéficiant de leçons de solfège à domicile grâce à  un copain de son père, Claude Bousquet, saxophoniste de Saint-Marsal,  il intègre deux ans plus tard le Conservatoire de Musique de Perpignan et se tourne vers le trombone à coulisse, son instrument privilégié.

Il gravit alors les différents échelons pour acquérir les rudiments de l’art musical qui deviendra son art de vivre.

A dix neuf ans il devient Médaille d’Or en obtenant le Premier Prix de Trombone et le DEM, Diplôme d’Enseignement Musical qui lui permet d’enseigner la musique dans les écoles primaires, comme à Saint-Laurent de Cerdans, Arles sur Tech ou Prats de Mollo où il est professeur de trombone et de formation musicale, dans le cadre de l’Intercommunalité.

Tout en continuant à se perfectionner au Conservatoire en musique classique et jazz, il consacre une bonne partie de son temps à jouer dans différentes formations.

Dès l’âge de quatorze ans il fait partie de la banda « Els Tirons », de Saint-Laurent et à dix neuf ans il rejoint la célèbre cobla « Mil-lenaria ».

Son éclectisme l’amène à intégrer un groupe de Rumba Catalane de Figueras, « Els Delai », qui anime soirées et bals en Catalogne Sud et Nord. Un nouvel album va sortir avec quelques arrangements et compositions de David et la présentation du CD en avant-première est prévue dans les prochains mois en Vallespir.

Il joue aussi avec « Soly Rock », groupe spécialisé, comme son nom l’indique, dans les rythmes rock and roll, et rock d’ambiance festive, se produisant surtout en été.

En duo « Gadjololo »  avec le guitariste Laurent Mahé de Maureillas, il propose également de la musique de variétés, des années 1980 à nos jours.

Pour toucher un public plus jeune, il prépare enfin avec un DJ un projet de musique électronique retravaillée où il intervient en trombone solo.

Son objectif actuel est de passer  dès que possible le concours qui lui permettra d’obtenir la titularisation. La date n’étant pas encore fixée, il attend patiemment  pour monter le projet pédagogique indispensable. Son expérience foisonnante dans tous les domaines se précisant de jour en jour, nul doute que le Trombone d’Or de Reynés saura convaincre les jurés de sacrer « Professeur » ce talentueux musicien à l’avenir prometteur.  

18/02/2017

Soleil, mimosa et fraternité à la chapelle Saint-Paul.

20170129_154026 (1).jpgSaintPaul 2017 (5).JPGOrganisée par le Comité de Jumelage Reynés-Maçanet de Cabrenys, ce fut une Saint-Paul ensoleillée aux accents internationaux particulièrement réussie cette année.

Une délégation de Maçanet de Cabrenys, le village jumelé avec Reynés, avaient fait le déplacement, les bras chargés de cadeaux pour la tombola.

Hiriko Kageyama, la nouvelle gérante de la Terrasse au Soleil est venue déguster les « boles de picolat » de Michèle, accompagnée de ses amis Tagashi et Itaru Oki, trompettiste japonais mondialement connu, qui a joué pour lancer la course des enfants de Reynés.

Hiroko souhaitait rencontrer les musiciens de la cobla Principal del Rossello, en particulier Pierre Jorda, unique facteur de flaviols en France, pour discuter avec eux de son futur laboratoire des instruments à vent.

Avec Louis le Québécois de passage à Reynés, c’était un échantillon de la planète sous les oliviers pluri centenaires de la jolie chapelle.

La messe célébrée par Etienne Lafaye et la bénédiction du mimosa, symbole de soleil et d’amitié au cœur de l’hiver ont été suivies du repas traditionnel que la douceur du temps a permis à la plupart des convives de partager à l’extérieur.

De nombreux enfants de Reynés encadrés par les modérateurs ont couru, récompensés par cadeaux et médailles, faisant preuve d’une belle énergie, pépinière de coureurs pour la Ronde de Reynés en Vallespir du mois de mars.

Les délicieuses « bunyetes » confectionnées par les membres du Comité avec la pâte du boulanger de Reynés se sont vendues mieux que « des petits pains ».

Paquito, artisan de Reynés, présentait ses œuvres, cœurs catalans et miroirs gravés de toute beauté.

La cobla Principal del Rossello a régalé les danseurs enthousiastes évoluant sur l’espace herbeux de la chapelle et la journée s’est terminée sous les derniers rayons du soleil couchant avec « La Santa Espina », « Germanor » dansée en ronde unique de fraternité par tous les participants.

03/08/2016

Concert de guitare classique

 

Philippe Mouratoglou (6) - Copie.JPG

Un concert de guitare classique de haut niveau a été organisé par l’association « Pedres i Pedretes » dans l’église Saint-Vincent, au profit de la restauration des églises de Reynés.

Présenté par Paul Estienne, président de la Fondation du Patrimoine, Philippe Mouratoglou a captivé les auditeurs par sa virtuosité et son charisme. Après une pièce de sa composition, il a offert un répertoire varié, avec la musique des compositeurs Ferran Sor, catalan du XIX° siècle, l’italien Giulio Regondi, l’allemand Sylvius Leopold Weiss ou le cubain Leo Brouwer et le franco-argentin Fernando Ackerman, du XX°, évoluant ainsi du romantisme au contemporain.

Entre force et délicatesse, le guitariste vit sa musique, il fait corps avec son instrument. Les multiples expressions de son visage épousent les crescendos des accords et les harmonies élégantes et gracieuses.

« Oiseau rare au pays des six cordes », d’après Thierry Quénum, ses doigts voltigent sur les cordes, font vibrer les notes qui deviennent gouttelettes légères puis cascade rafraîchissante ou torrent impétueux.

Cet artiste de Strasbourg  a joué dernièrement à la Sagrada Familia après une tournée en Thaïlande. Il se produit avec sa compagne la Soprano Ariane Wohlhuter et avec l’orchestre Mozart Toulouse Midi Pyrénées. Il a également créé un dialogue avec la guitare flamenca de Pedro Soler autour de l’œuvre « Rumores de la Caleta » d’Isaac Albeniz. En association avec le clarinettiste Jean-Marc Foltz et le producteur Philippe Ghielmetti, Il a fondé  « Vision Fugitive » nouveau label discographique.

Les prochaines prestations de son programme international le conduiront à New-York, Berlin, en Grèce et en Russie, avant de revenir certainement à Reynés  pour un second concert, toujours au profit de la restauration de l’église du Vilar