17/11/2017

A l’ombre du cognassier de Chine

coing chinois 8 nov 2017 (6).JPG

Le village de Reynés recèle plus d’une surprise… Après le Parasol chinois ou l’Osmonde Royale, c’est une autre curiosité venue d’Asie que l’on rencontre rive gauche du Tech dans le quartier de Saint-Paul. Un arbre de dix mètres de haut, chargé de gros fruits oblongs jaune foncé très aromatiques. C’est le cognassier de Chine ou « chaenomeles sinensis » à la belle écorce brun foncé et aux feuilles simples, alternes, brillantes, qui se renouvellent totalement sous la poussée des nouveaux bourgeons et prennent de belles couleurs rouge orangé à l’automne. Les petites fleurs roses apparaissent au printemps et leur nectar est très apprécié des abeilles. Ses fruits comestibles demandent à être cuits avant d’être consommés en confiture car ils sont ligneux et astringents. Ses aromes le rendent propre à la confection de pots-pourris et il a en outre des propriétés médicinales puisqu’au Japon il entre dans la composition de sirops contre les maux de gorge tandis qu’en Corée il sert à traiter l’asthme et la tuberculose. L’espèce est quelquefois utilisée en bonsaï afin d'en faire une œuvre d’art esthétique ressemblant à l'arbre dans la nature. De la même famille que le buisson ardent aux « pommes » dont même les chevaux ne veulent pas, ce cognassier de Chine n’est pas très courant mais il en existe plusieurs exemplaires à Reynés et ses environs. Il suffit parfois d’ouvrir l’œil…

11/10/2017

« Cistells i Banates » à l’Eco-festival

fleur osier réalisée par Josep et Magda vanniers catalans Sud.JPG20170930_180003.jpg

Agir pour la Biodiversité, l’écologie au quotidien, tel était le thème choisi par Vallespir Terres Vivantes pour l’Eco-festival 2017 de Céret. Les panneaux d’exposition présentés par Françoise Gérardin de l’association reynésienne « Cistells i banastes » mettaient en valeur les végétaux du territoire et des objets réalisés avec ces mêmes plantes, suivant les fiches pratiques pour cueillir, préparer et tresser. Tel l’osier saule et ses diverses variétés locales présentes autour du lac de Saint-Jean et au bord du Tech (saule Marsault, saule blanc, saule à feuilles de romarin, saule du vannier). De même le tilleul dont on utilise le liber pour tresser des cordons, les ronces pour faire des liens d’assemblage de la vannerie spiralée, le châtaignier pour son écorce et son bois, la clématite, canne de Provence, jonc, iris des marais, tiges de pervenche, noisetier, cornouiller sanguin et tant d’autres, la paille de seigle, la molinie bleue, les tiges et feuilles d’asphodèle, le troène, le fragon, la lavande….. Après cet inventaire à la Prévert, il faut signaler que l’association organise des stages de vannerie tout au long de l’année pour se familiariser avec toutes ces espèces locales. On peut consulter le site « cistells i banastes » et s’inscrire à l’adresse mail : cistellsibanastes@gmail.com

10/10/2017

Balade Botanique sur le thème de la biodiversité

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 Dans le cadre de l’Eco-festival organisé à Céret par « Vallespir Terres Vivantes », le botaniste reynésien Marcel Juanchich a organisé une rando botanique très appréciée par une trentaine de visiteurs. D’un talus à « l’aspre » proche du cimetière au milieu humide en bordure du Correc de Nogarède, une grande diversité de plantes a pu être observée. Marcel fait remarquer que la végétation locale reprend ses droits et prospère malgré les plantations nouvelles. Entre le grand mélia, « arbre à chapelet » de l’Himalaya, le mimosa venu du sud, le platane anthropophile et le cyprès de l’Arizona, s’étagent chênes, micocouliers, tilleul ou aulnes. Le châtaignier ayant remplacé le chêne vert au XIX° siècle, pour son exploitation dans l’agriculture, est malheureusement victime d’une maladie qui le décime après avoir connu un déclin dû au phylloxera. De jeunes chênes rouges d’Amérique ont sûrement fait le voyage au fil de l’eau avant de s’enraciner sur la berge. Un sous-bois dense offre laurier-tin, garance accrocheuse, séneçon du Cap envahissant, buddleia aux racines abritant des poissons, recherchées par les pêcheurs, fougère grand aigle et fragon aux jeunes pousses comestibles, genêt à tiges de jonc dont les fibres peuvent se tisser ainsi que la salsepareille odorante, régal des Schtroumpfs… Quelques participants étant férus de botanique et de nourriture bio, les échanges fructueux et teintés d’humour ont jalonné cette balade d’automne instructive.