11/05/2017

Les descendants de Thérèse Alcouffe de l’Amourer à la découverte de leurs racines.

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Leur aïeule Thérèse Alcouffe, née le 15 décembre 1887 à Reynés au mas de l’Amourer, épousa en 1903 Pierre Payrot né en 1875 à Fussimanya, un mas de Maçanet de Cabrenys. C’était déjà un jumelage familial. Parmi leurs descendants, ils étaient nombreux à vouloir se rendre sur les lieux pour fouler la terre où la famille avait vécu, au cœur de la forêt, sous le regard du Roc de Fraussa.

Cousins et cousines à différents degrés, de Francine, soixante dix sept ans à Nyssa, six ans, ils ont gravi le chemin, accompagnés par Jean-Paul Escudero, chercheur en toponymie catalane et guidés par Pere Roura i Saba, historien de Maçanet dont les recherches font l’objet de nombreuses publications.

A travers la montagne, parmi les chênes, les frênes, les campanules bleues, les mufliers charnus et l’absinthe parfumée, ils ont découvert une bâtisse majestueuse, aux murs imposants autour d’un escalier de pierre menant à la terrasse, rénovée en partie par la Generalitat de Catalunya. Tout près, la fontaine d’eau claire, le grand bassin, le chêne rouvre remarquable plusieurs fois centenaire… et les souvenirs évoqués par Pere, la mine de « sabonet » (talc), la levée du liège, la recherche des truffes, la dîme consistant pour les habitants de ce mas en deux fromages et quatre fourches de bois, les cultures, les pâturages qui au début du vingtième siècle donnaient au territoire un aspect bien différent.

C’est avec émotion que le décor de la vie de leurs ancêtres prenait consistance, une vie dure mais saine, faite de labeur et de solidarité.

Le temps a passé… Si leurs aïeux n’avaient pas été obligés de fuir l’Espagne pour que les deux jeunes soldats Pierre et Joseph échappent à la guerre de Cuba, les descendants seraient peut-être établis à Maçanet, comme ce fut le cas pour Maria qui épousa Emmanuel Noguer le 11 novembre 1895. Depuis la châtelaine Beatriu de Rocaberti, le jumelage entre Reynés et Maçanet est vraiment une vieille histoire… 

30/04/2017

Beau succès pour la sortie de R P C

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Une sortie mémorable, près du site de Castellnou, pour l'association Reynés Patrimoine Culturel. Le botaniste Marcel Juanchich a guidé l’ascension depuis le Coll de la Creu jusqu'au sommet du Roc de Mallorca. Il a présenté des espèces caractéristiques de l'Aspre calcaire, le poirier à feuilles d'amandier, les fleurs mauves de l'érodium fétide et celles bleu violet de l'aphyilante de Montpellier. Christian Sola a expliqué la structure géologique complexe du lieu, allant des schistes ordoviciens parsemés de filons de quartz, aux calcaires dévoniens aux couleurs variés, bruns, gris, noirs, de l'autre coté d'une belle faille.

Au sommet on découvrait les restes d'une grande tour de guet rectangulaire appartenant au système défensif du château, et un magnifique point de vue sur les Corbières, le Canigó, le Roc de Fraussa et la mer tout en surplombant le village de Castellnou.

Un pique-nique convivial pour certains randonneurs a terminé l’excursion. 

09:20 Publié dans Culture, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2016

Mauricette et le car de ramassage

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« Elle est où Mauricette ? »

« Pourquoi elle n’est pas là ? Elle est malade ? »

« Mauricette ne vous conduira plus, elle est en retraite. »

« Ah bon, elle n’est pas vieille ! »

« Comment on fera pour revenir de la vigne ? »

« Et bien il faudra partir plus tôt et marcher plus longtemps… »

« C’est pas juste ! »

Mauricette et son car, c’était une institution.

L’entreprise de transports scolaires Arnaudiès-Dunyach fonctionnait depuis 1992 lorsque Jean Arnaudiès, ayant succédé à Mr Coste dès la rentrée 1989-90, s’était associé à Mauricette Dunyach.

Gérées tout d’abord par l’UDSIST (Union Départementale du Syndicat Intercommunal Scolaire et Transports), les lignes scolaires ont été reprises par le Conseil Général.

Jeannot, ancien conseiller municipal, avait souhaité que tous les enfants de Reynés, où qu’ils habitent, soient pris en charge par un autocar pour se rendre en classe et il avait donc mis en place le ramassage scolaire.

Le nombre d’enfants augmentant, la flotte de véhicules a évolué, passant d’un minibus de dix sept places et une voiture de sept à deux bus de vingt deux places, en 1996, différenciés par un liseré bleu ou vert,  pour arriver à deux autobus de grande capacité.

Au départ de Jeannot, en 2011, Mauricette a poursuivi son travail, sillonnant avec Claude les nombreux hameaux éparpillés pour transporter à bon port les élèves de l’école du Pont-de-Reynés, du collège et du lycée.

Les horaires d’ouverture de l’école primaire sont d’ailleurs adaptés à ce système de fonctionnement particulier.

A la rentrée 2016, le couperet tombe.

 Lors du renouvellement des appels d’offre, la société de transport Asperi a repris les marchés des sous-traitants et les lignes de l’entreprise Arnaudiès-Dunyach changent de main.

Mauricette se retrouve donc brutalement en préretraite.

Dire que cette nouvelle l’a surprise est loin du compte. La conduite du bus scolaire était pour elle un mode de vie qui lui convenait très bien.

Elle connaissait tous les enfants, était aux petits soins pour eux, toujours souriante, même lorsqu’elle exigeait un comportement exemplaire, sécurité oblige, toujours prête à rendre service, à attendre parfois quelques minutes un retardataire occasionnel, qu’elle sermonnait gentiment, la ponctualité étant indispensable sur les trajets longs et tortueux de la commune de Reynés.

Très coquette, les enfants étaient sensibles aux accessoires souvent originaux de sa tenue vestimentaire : « C’est joli ce que tu portes. »

Un détail qui vaut son pesant de douceur : la veille de Noël les voyait arriver, Jeannot et elle,  dans chaque classe, porteurs d’une immense boîte de chocolats dont le couvercle était tellement beau que la maîtresse hésitait à l’ouvrir, cédant bien vite cependant à la gourmandise des enfants.

C’était une autre époque… celle des services rendus spontanément par ces chauffeurs qui n’hésitaient pas à faciliter un déplacement de proximité, à participer à une fête nécessitant un transport sur de courtes distances, à venir quelquefois après leur tournée récupérer une classe en randonnée à la montagne. Ils faisaient partie de la grande famille de l’école du Pont-de-Reynés.

Une page se tourne… Merci Mauricette, nous te souhaitons un agréable tournant de vie et des jours heureux sur les collines du Col de Baucells.