28/03/2018

De Reynés à Séville….

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Cette borne kilométrique incongrue au détour des collines du Ventous interpelle les promeneurs. Elle matérialise le rêve un peu fou d’un passionné de tauromachie, de corridas et de ces toros de Miura à la réputation inaltérable. Une borne en granit, siglée du fer de l’élevage, est également présente au bord de la route près du portail d’entrée de la Finca « Zahariche » à Lora del Rio. Gravée par le marbrier de Reynés, la pierre intemporelle bravera le temps, gardant la mémoire de ce fervent aficionado qui n’aura plus l’opportunité de parcourir les 1137 Km le séparant de la ganaderia d’Eduardo et Antonio Miura Martinez, à la devise vert et rouge, symbole de légende, de tradition, de gloire mais aussi de tragédie depuis plus de cent cinquante ans.  

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24/09/2017

Les Anciens combattants Reynésiens en vilégiature

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C'est par une belle journée ensoleillée que les anciens combattants se sont rendus en car dans la partie biterroise du canal du midi. Les trente et une personnes présentes ont embarqué sur une péniche pour une balade qui les a conduits du Port de Béziers jusqu'au tunnel du Malpas, en empruntant le pont canal et diverses écluses dont les neuf fameuses de Fonsérane. Après une halte au port de colombier et le passage du tunnel, le temps que la péniche fasse demi-tour, tout le monde à rejoint la salle climatisée pour y déguster un très bon repas servi par le personnel de bord qui a également magistralement commenté la balade, retraçant l'histoire de sa construction avec précision, permettant à chacun de remonter le cours de l'histoire de quelques siècles. Une journée fort réussie qui en appelle d’autres… 

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11/05/2017

Les descendants de Thérèse Alcouffe de l’Amourer à la découverte de leurs racines.

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Leur aïeule Thérèse Alcouffe, née le 15 décembre 1887 à Reynés au mas de l’Amourer, épousa en 1903 Pierre Payrot né en 1875 à Fussimanya, un mas de Maçanet de Cabrenys. C’était déjà un jumelage familial. Parmi leurs descendants, ils étaient nombreux à vouloir se rendre sur les lieux pour fouler la terre où la famille avait vécu, au cœur de la forêt, sous le regard du Roc de Fraussa.

Cousins et cousines à différents degrés, de Francine, soixante dix sept ans à Nyssa, six ans, ils ont gravi le chemin, accompagnés par Jean-Paul Escudero, chercheur en toponymie catalane et guidés par Pere Roura i Saba, historien de Maçanet dont les recherches font l’objet de nombreuses publications.

A travers la montagne, parmi les chênes, les frênes, les campanules bleues, les mufliers charnus et l’absinthe parfumée, ils ont découvert une bâtisse majestueuse, aux murs imposants autour d’un escalier de pierre menant à la terrasse, rénovée en partie par la Generalitat de Catalunya. Tout près, la fontaine d’eau claire, le grand bassin, le chêne rouvre remarquable plusieurs fois centenaire… et les souvenirs évoqués par Pere, la mine de « sabonet » (talc), la levée du liège, la recherche des truffes, la dîme consistant pour les habitants de ce mas en deux fromages et quatre fourches de bois, les cultures, les pâturages qui au début du vingtième siècle donnaient au territoire un aspect bien différent.

C’est avec émotion que le décor de la vie de leurs ancêtres prenait consistance, une vie dure mais saine, faite de labeur et de solidarité.

Le temps a passé… Si leurs aïeux n’avaient pas été obligés de fuir l’Espagne pour que les deux jeunes soldats Pierre et Joseph échappent à la guerre de Cuba, les descendants seraient peut-être établis à Maçanet, comme ce fut le cas pour Maria qui épousa Emmanuel Noguer le 11 novembre 1895. Depuis la châtelaine Beatriu de Rocaberti, le jumelage entre Reynés et Maçanet est vraiment une vieille histoire…